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PETITION OBLIGE...

CENTER-PARC en ISERE VA-T-IL FAIRE PLOUF ? Le dossier

Pour les Chambaran SANS Center Parcs (PCSCP) :

vendredi 26 décembre 2014, par C3V Maison Citoyenne

La justice administrative a suspendu l’exécution d’un des arrêtés qui autorisaient la construction du village de vacances contesté.

LA, ON S’FAIT CHIER...C’est clair !

Mais à Center Parc, ON S’AMUSE...et ça se voit !!!

N’OUBLIEZ PAS LA PÉTITION « DANS TOUS SES ÉTATS » EN BAS DE PAGE...

Le groupe Pierre et Vacances a annoncé, mercredi 24 décembre, son intention de se pourvoir en cassation auprès du Conseil d’Etat à la suite de la décision de justice de suspendre les travaux de construction d’un parc de vacances à Roybon.

Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble avait suspendu l’exécution de l’arrêté du 3 octobre 2014 qui permettait les travaux de défrichement préalables au chantier contesté. Le juge avait estimé que l’arrêté en question contrevenait à la « loi sur l’eau » et qu’il ne donnait pas suffisamment de garanties « pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation ».

Pierre et Vacances estime que « l’interprétation des ordonnances (...) a prêté à confusion quant à la légitimité de la poursuite des travaux »/ Le groupe juge que cette décision est provisoire, dans l’attente d’un jugement sur le fond, et prévoit de « se rapprocher des services de l’Etat sur les modalités de reprise du chantier ».

PROJET « PRÉHISTORIQUE »

Le projet de Center Parcs prévoit mille cottages avec bulle tropicale sur deux cents hectares au cœur de la forêt de Chambaran. Il fait l’objet d’une vive contestation, y compris de la part du parti EELV.

Depuis la fin de novembre, des centaines de personnes occupent cette « ZAD » (zone à défendre), dénonçant les impacts néfastes que le futur complexe touristique aurait sur les zones humides et la biodiversité. Face à eux, des élus locaux manifestent pour défendre les emplois que créerait ce projet.

Lire notre portrait : Moi, Martin, 20 ans, zadiste à visage découvert plus bas.

Eric Piolle, maire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Grenoble, a indiqué dans la matinée que les travaux de ce projet « préhistorique » allaient bel et bien s’arrêter, sur France Inter.

« Ce que dit la justice aujourd’hui, c’est qu’il faut revenir vers un débat, la commission nationale du débat public. Ce qui est important, c’est de porter des projets qui sont à la fois bons pour tout de suite et bons pour l’avenir. »

Moi, Martin, 20 ans, zadiste à visage découvert

Un jeune opposant au projet de Center Parcs en Isère explique les raisons de sa présence sur la « zone à défendre » alors que de nombreux riverains, eux, sont favorables au projet.

Par Camille Bordenet (Envoyée spéciale à Roybon, Isère) Journaliste au Monde

Mains enfouies dans les poches de sa large laine polaire élimée, Martin Faverjon, 20 ans, fait le guet devant l’entrée de la « MaquiZad », la maison forestière occupée illégalement depuis le 30 novembre pour bloquer le chantier du Center Parcs dans la forêt de Chambaran, à Roybon (Isère). Ses traits tirés par la fatigue due au manque de sommeil tranchent avec son visage juvénile. « Chaque jour de nouveaux camarades arrivent », dit-il dans un sourire en relevant la barrière en bois taguée « ZAD [zone à défendre] partout » pour laisser entrer un van brinquebalant immatriculé dans le Nord.

« Ici, ça va ça vient, certains ont fait toutes les ZAD, d’autres viennent pour la première fois. On est loin de tous se connaître », explique le jeune Stéphanois. L’étendue boueuse du site est mouchetée de tentes de camping. Dreadlocks et cheveux grisonnants palabrent çà et là.

Presque quinze jours que le noyau dur des zadistes — trente à quarante jeunes opposants — tient le siège. Sans relâche. Si certains ne sont de passage que pour quelques jours, d’autres entendent bien rester jusqu’à ce que le projet du groupe Pierre et Vacances soit abandonné. Depuis le début de l’occupation, chaque matin, à l’aube, des petits groupes s’enfoncent dans les bois pour bloquer les machines et empêcher les ouvriers d’abattre les arbres. Les relations avec les riverains, dont beaucoup sont favorables au complexe touristique — qui doit créer 468 emplois « équivalents temps pleins » et entraîner d’importantes retombées fiscales pour les collectivités locales —, se sont crispées.

Un "zadiste" monte la garde à l’un des points d’entrée de la "zone à défendre" en forêt de Chambaran, le 4 décembre 2014. Un "zadiste" monte la garde à l’un des points d’entrée de la "zone à défendre" en forêt de Chambaran, le 4 décembre 2014. | PHILIPPE DESMAZES / AFP

Bon gré mal gré, la conversation se noue donc là, devant l’entrée de la ZAD noyée dans un épais brouillard, les pieds enfoncés dans la boue et les doigts engourdis par le froid. De manière informelle d’abord. Puis Martin accepte de se raconter à visage découvert. De ne pas se présenter sous le pseudonyme de « Camille », en vigueur dans les ZAD — parce que le prénom est épicène et rend hommage à la première militante mise en examen à Notre-Dame-des-Landes. Rémi est désormais l’autre prénom donné quand les policiers les interpellent. « Je suis plutôt pour montrer ma gueule et expliquer pourquoi je suis là. Si on reste sur une position de défiance, on alimente les préjugés et les fantasmes », justifie-t-il. Il souligne parler « à titre individuel, pas au nom du groupe ».
« On n’est pas seulement dans une contestation du système, on recherche, on construit et on propose un mode de vie alternatif. »

Lui est arrivé ici jeudi et compte repartir dans une dizaine de jours. Pas plus. « C’est un combat à plein temps, exaltant mais aussi fatiguant. Il faut savoir se reposer. Pour mieux repartir », estime-t-il. Il n’a, pour l’heure, pas d’autre activité. Son CAP d’ébénisterie ne lui a pas encore servi. Car tant qu’il y aura des « grands projets inutiles et imposés » à combattre, il sera de toutes les ZAD, assure-t-il. Il revient de quinze jours au Testet. Il aurait bien aimé faire Notre-Dame-des-Landes (NDDL), « la ZAD-mère », mais il était encore « un peu trop jeunot ».

Qu’est-il venu chercher ? « Une expérience de vie en collectivité. Sur les ZAD, on met tout en commun, savoirs et pratiques. On n’est pas seulement dans une contestation du système, on recherche, on construit et on propose un mode de vie alternatif. Ce qui se passe est très positif. » Ce qui lui plaît, aussi, c’est que « toutes les luttes convergent », qu’elles soient environnementales ou sociales. Et que personne ne porte ses revendications politiques en étendard.
Il cite, pêle-mêle, les anarcho-libertaires, les anticapitalistes, les décroissants, les anti-G8, les utopistes, les féministes, les jeunes en rupture sociale, les diplômés, les ex-soixante-huitards, les paysans… « On se retrouve tous autour d’un combat plus grand pour sauver notre terre, qui est une grande ZAD », résume-t-il. Pas de portrait-robot du zadiste, donc. Plutôt des trajectoires mouvantes et des idéaux pluriels qui s’embrassent sur ces territoires à défendre.

Il cite, pêle-mêle, les anarcho-libertaires, les anticapitalistes, les décroissants, les anti-G8, les utopistes, les féministes, les jeunes en rupture sociale, les diplômés, les ex-soixante-huitards, les paysans… « On se retrouve tous autour d’un combat plus grand pour sauver notre terre, qui est une grande ZAD », résume-t-il. Pas de portrait-robot du zadiste, donc. Plutôt des trajectoires mouvantes et des idéaux pluriels qui s’embrassent sur ces territoires à défendre.
Sous la grande bâche noire qui fait office d’accueil, certains réchauffent leurs mains autour d’un feu de fortune, talkies-walkies accrochés au treillis. Aux aguets. Ni eau courante, ni chauffage, ni réseau de télécommunications dans la vieille bâtisse occupée illégalement. Mais le soutien logistique — matériel de construction et de camping — et les réserves de nourriture apportées par des habitants du coin permettent de tenir le siège.

« Bien sûr » que Martin est conscient qu’il n’est pas là par hasard. De leur temps, ses parents — aujourd’hui cantonnier et institutrice — se sont eux aussi « fait défoncer sur les barricades », celles de plusieurs centrales nucléaires. « Alors forcément, avec une famille aussi “babos”, j’ai été un peu conditionné », plaisante-t-il. Il assure être conscient, aussi, que « c’est un luxe de pouvoir contester le système quand d’autres doivent juste y survivre ». Il vit de « la débrouille » et de « la récup », mais n’a pas de loyer à payer quand il rentre se reposer dans l’appartement familial, à Saint-Etienne. Alors, oui, il « comprend » le point de vue de certains riverains et leur colère à l’égard des zadistes. Mais il reste persuadé, jusqu’au bout, que ces projets « ne justifient pas de détruire des patrimoines naturels exceptionnels ».

Lui-même est loin d’être toujours d’accord avec les décisions prises collectivement ici. Il tient à « garder son esprit critique et du recul. C’est important ». Pour autant, il ne ressort « jamais » d’une discussion, d’un repas ou d’une assemblée générale sans avoir appris quelque chose. On y convoque Marx, les Lumières mais aussi Pierre Rabhi et le Comité invisible. « On s’engueule beaucoup, mais c’est parce qu’il y a une réelle réflexion collective et évolutive. On se nourrit des idées des uns et des autres et on aiguise notre argumentaire. »

Puis le visage de Martin s’assombrit. Il repense à Rémi Fraisse. « J’étais à cinquante mètres de lui la nuit où il est mort, raconte-t-il. Ça aurait pu être être moi, ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous, alors c’est un peu nous tous. » Sa voix s’étouffe. « Jusqu’au lendemain matin, on ne voulait toujours pas y croire, on pensait que c’était un coup des médias pour dissuader les gens de venir sur la ZAD », dit-il. La colère ? « Même pas. Ça a juste renforcé ma conviction qu’on est légitimes à être ici et qu’il faut qu’on y soit, sinon qui ? » La stratégie légale, les recours juridiques ? Il hausse les épaules. « C’est une résistance complémentaire à la désobéissance civile, mais ça ne bloque pas concrètement un projet. »
« On pensait que c’était un coup des médias pour dissuader les gens de venir sur la ZAD »

A Sivens, la confrontation était permanente, « que ce soit avec les riverains, les agriculteurs ou les flics, on était toujours à cran, dit-il dans un soupir, nos relations en pâtissaient ». Lui n’y a perdu que ses affaires et ses papiers d’identité, « cramés par les flics ». Ici, à Roybon, il y a bien eu « quelques heurts », mais l’ambiance est relativement meilleure. Et depuis que les engins de chantier ont baissé les armes, l’heure est à la victoire chez les zadistes.

Martin lève soudain la tête vers ses camarades qui finissent d’échafauder un poste d’observation dans les arbres. « Ce n’est pas encore aussi organisé qu’à la Métairie [le camp des opposants au barrage de Sivens], mais ça commence à ressembler à quelque chose », sourit-il. Les scies rugissent, les marteaux cognent. On construit, inlassablement. « On est des bâtisseurs, pas des casseurs », affirme le jeune idéaliste.
Un activiste, le 4 décembre 2014, devant un point d’accès de la "zone à défendre" (ZAD) installée dans la forêt de Chambaran pour protester contre un projet de centre de loisirs du groupe Pierre & Vacances, à proximité de Roybon dans le sud-est de la France.


PETITION - Stoppons le massacre à la tronçonneuse de Center Parcs !Retour ligne automatique
Cher-es ami-es,

Le groupe Pierre & Vacances projette de construire un Center Parcs situé au milieu de la forêt de Chambaran, sur la commune de Roybon.

Autour d’une "bulle tropicale" aquatique chauffée à 29°C toute l’année, ce complexe touristique pharaonique prévoit de faire sortir de terre un millier de "bungalows" : soit l’équivalent d’une ville moyenne de 6000 habitants !

Alors que le drame de Sivens est encore dans toutes les mémoires, l’implantation d’un Center Parcs, en pleine forêt des Chambarans vient une nouvelle fois illustrer l’entêtement d’élus locaux, soutenus par le préfet rejouant un énième épisode du film "massacre à la tronçonneuse".

Financé en grande partie sur fonds publics (112 M€ minimum sur 387 M€), ce projet :Retour ligne manuel
- détruira plus de 250 hectares de forêt, dont 110 à 120 hectares de zones humides qui n’abritent pas moins de 35 espèces animales et végétales protégées, dont certaines sont menacées ;Retour ligne manuel
- engloutira un million de litres d’eau par jour, soit la consommation d’une ville de plus de 7000 habitants. Dans une zone où il est régulièrement demandé aux riverains d’économiser l’eau, cherchez l’erreur ;

Pire, face aux impacts qu’engendreraient ce projet "touristique" sur la faune, la flore, la ressource en eau et la consommation énergétique, les commissaires enquêteurs de l’enquête publique "loi sur l’Eau" ont émis un avis défavorable à l’unanimité et sur 12 points distincts... !

A peine l’avis défavorable émis par les commissaires enquêteurs, le préfet de l’Isère l’a aussitôt oublié et a autorisé la société Pierre & Vacances à défricher cette forêt. Alors que deux recours viennent d’être déposés, comme à Sivens, les "destructivistes" passent à l’action, tentant, dans une guerre éclair, de massacrer une forêt et ainsi empêcher tout retour en arrière.Retour ligne automatique
Notre proposition

A l’occasion de la troisième conférence environnementale, le chef de l’Etat, prenant acte des crispations engendrées par les élus locaux enfermés dans leurs certitudes, a proposé que l’on puisse mener à bien une réflexion sur la gouvernance environnementale. Dont acte ! Mais dans ce cas, il devient inacceptable de poursuivre des projets contestés :

Quand l’enquête publique conduit les commissaires enquêteurs à rejeter unanimement le projet ;Retour ligne automatique
Quand deux recours juridiques sont en cours d’instruction ;Retour ligne automatique
Quand une large part de la population s’oppose à ce projet inutile ;Retour ligne automatique
Quand une forêt, une zone humide, des espèces végétales et animales sont directement menacées,Retour ligne automatique
Il est nécessaire de remettre à plat ce dossier et l’exposer à un stress-test démocratique.

Il est indispensable qu’un véritable débat public, pluraliste, transparent, respectueux et indépendant soit organisé.

« Nous demandons que dans l’attente des résultats de ce débat public et des recours engagés, les travaux de déboisement soient stoppés immédiatement. »

http://center-parcs.agirpourlenvironnement.org/

SIGNEZ la pétition pour envoyer un mail et interpeller :

Le Ministre de l’Ecologie ;Retour ligne automatique
Le Préfet de l’Isère ;Retour ligne automatique
Le Président du Conseil général de l’Isère ;Retour ligne automatique
Le Maire de Roybon.

SIGNEZ maintenant !

http://center-parcs.agirpourlenvironnement.org/

ou http://center-parcs.agirpourlenvironnement.org/

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- Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

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