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LES CIMETIERES SANS PESTICIDE - NAMUR, NIORT, POITIER...

mardi 9 décembre 2014, par C3V Maison Citoyenne

La Ville de Niort propose une alternative aux modèles de nécropoles actuels en créant un cimetière dit "naturel", au cœur du quartier de Souché, dans un cadre champêtre et arboré. Ouvert en février 2014, ce lieu de mémoire et de recueillement est pensé pour réduire au maximum son empreinte écologique et relier le plus possible le visiteur à la nature.

A Niort, un cimetière naturel propose à ses occupants de réduire leur empreinte environnementale. Oui, c’est possible.

En ce vendredi d’Halloween, et donc veille de la Toussaint, il convenait d’alimenter la fameuse rubrique de notre site : "la mort écologique". Pour l’occasion, nous vous emmenons dans les Deux-Sèvres où, pour la première fois en France, la ville de Niort a inauguré en début d’année 2014 un cimetière dit "naturel", destiné à limiter au maximum l’impact écologique de ses activités.
Pour être inhumé au cimetière de Souché, les autorités demandent ainsi à renoncer à quelques grands classiques des cérémonies d’enterrement, sans toutefois tirer un trait sur la dignité et la solennité de l’instant. La thanatopraxie, soit les différentes techniques qui permettent de conserver au mieux le corps du défunt, doit être limitée au maximum, et pratiquée uniquement avec des produits biodégradables. Quant au corps de la personne mise en terre, s’il est habillé, il devra l’être avec des vêtements en fibres naturelles, eux aussi facilement biodégradables. La tombe ne sera pas matérialisée par un caveau souterrain, mais sera simplement "en pleine terre". Dans le cas d’une crémation, l’urne sera, elle aussi, mise en pleine terre. Le cercueil lui ne pourra être en bois traité, pour une décomposition future facilitée. Enfin, les pierres tombales devront être créées à partir de pierres calcaires locales, le cimetière favorisant clairement ici les circuits courts pour ses approvisionnements. Autant de prises de position assumées qui, à termes, réduiront à la portion congrue l’empreinte environnementale du cimetière de Souché.

En plus de ces mesures, la municipalité encourage la plantation d’arbres et de fleurs par les familles, voulant rompre avec la tradition du cimetière triste et froid, pour créer un espace bucolique où le souvenir des disparus est un peu moins difficile à vivre. Enfin, notons que si toutes les mesures précédemment citées relèvent d’une volonté "verte", elles permettent aussi de réduire de façon conséquente les coûts d’un enterrement, et autorisent ainsi les familles aux revenus les plus modestes à accéder à une cérémonie traditionnelle et digne.
Et si la recette prenait à Niort, pour s’étendre au reste du territoire ?
http://www.vivre-a-niort.com/fileadmin/fichiers/Docpdf/cimetiere/cimetiere_ecologique.pdf


Namur : lutter contre les mauvaises herbes dans les cimetières... sans pesticide

Les cimetières seront bientôt plus verts à Namur. D’ici cinq ans, l’Europe interdira complétement l’utilisation de pesticides dans l’espace public y compris dans les cimetières. Pour qu’ils restent quand même propres, Namur innove et décide d’enlever le gravier où poussent beaucoup de mauvais herbes. A la place, des herbes et plantes spéciales sont plantées.

Entres les tombes, sur le sentiers, le long des murs, partout où il y a des graviers, il y a des mauvaises herbes. Et sans pesticide, difficile de lutter contre ces envahisseuses. L’échevin namurois de l’environnement Alain Detry a donc décidé d’enlever le gravier et d’y mettre de l’herbe à la place. "Au lieu de désherber le gravier comme on le fait maintenant, on va enherber. On va semer des plantes, des graminées, des plantes basses, on va les tondre réguliérement et le cimetière sera ainsi beaucoup plus vert".

Ces plantes ont été sélectionnées pour leur croissance lente. Il ne faudra tondre ces sentiers végétalisés que trois ou quatre fois par an au lieu de désherber le gravier tous les mois. Pour Marc, ouvrier communal, aussi ça va changer. "On ne devra plus utiliser tous les produits qu’on utilisait avant, ce sera meilleur pour l’environnement. Maintenant on va devoir tondre à la place, mais c’est plus facile ! Et puis c’est mieux pour notre dos. C’est une bonne solution je trouve. C’est plus beau, ça fait penser aux cimetières américains où tout est bien vert partout."

Pour le moment la commune a végétalisé deux de ses 28 cimetières (Gelbressée et Marche-les-Dames). Deux autres autres le seront au printemps prochain (Wierde et Lives-sur-Meuse). Pour le moment les résultats sont encourageants. D’autres communes visiteront d’ailleurs bientôt

les cimetières namurois pour s’inspirer et se conformer aux règles européennes d’ici 2019.

RTBF


La gestion écologique des espaces publics de la ville de Poitiers - Cimetières

1- Enherbement d’une allée d’un cimetière de la ville de Poitiers

2- Paillage des entre tombes avec du broyat de branches élaguées

VOIR NOTRE ARTICLE SUR L’USAGE DU VINAIGRE BLANC COMME DESHERBANT

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