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L’UTILISATION DU VINAIGRE BLANC PAR LES JARDINIERS PARISIENS BLOQUE PAR L’EUROPE !

VINAIGRE ET DESHERBANT

dimanche 28 décembre 2014, par C3V Maison Citoyenne

Le vinaigre blanc est, entre autres, un antibactérien connu et apprécié depuis des dizaines d’années que cela soit à la maison ou au jardin. Or, après avoir testé l’année dernière, avec succès, cette substance pour désinfecter ses outils afin de limiter le risque de contamination d’un végétal à l’autre, Paris voudrait aujourd’hui en généraliser l’usage à l’ensemble de ses jardiniers et bûcherons.

Non toxique, non polluant, biodégradable, naturel, peu coûteux et… efficace. Tel est le vinaigre blanc dans un de ses rôles méconnus : celui d’herbicide.

LE VINAIGRE BLANC, L’ANTIBACTÉRIEN IDÉAL POUR NOS OUTILS DE JARDIN...

Mais les choses ne sont pas si simples pour une démarche qui paraît anodine et légitime. Nous en sommes arrivés à un tel degré d’encadrement qu’il est théoriquement interdit d’utiliser du vinaigre librement, dans un cadre professionnel, pour nettoyer des outils de jardinage ou pour tous autres usages phytopharmaceutiques.

A ce titre, Paris et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) souhaitent que la Commission Européenne homologue le vinaigre blanc pour de telles utilisations, afin de disposer d’une alternative efficace à des produits plus toxiques pour l’environnement et la santé.

Mais, s’il est « puissant, écologique et très bon marché » et peut réduire « l’exposition des Parisiens aux produits toxiques », comme le note Bernard Jomier, adjoint à la maire, en charge de la santé, une réponse positive à la demande n’est pas certaine. Pourtant, face à son objectif de « zéro phyto », il « essentiel que les services puissent innover et diminuer leur usage de produits phytosanitaires, avec un produit aussi commun que le vinaigre » souligne Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature.

LE VINAIGRE BLANC, HERBICIDE ECOLOGIQUE

Mai 2013 : l’allée a été traitée au vinaigre en juin et septembre 2012. Elle le sera de nouveau en juillet et septembre 2013.
Non toxique, non polluant, biodégradable, naturel, peu coûteux et… efficace. Tel est le vinaigre blanc dans un de ses rôles méconnus : celui d’herbicide.

Le vinaigre blanc  : oui, nous parlons bien de la même chose. Le liquide transparent (le fameux « cristal » en bouteille plastique) qui sert à tout : faire des cornichons, détartrer, nettoyer… C’est un mélange d’eau (92 %) et d’acide acétique (8 %). Rappelons que l’acide acétique, partie active du vinaigre, est issu de la transformation du sucre par fermentation, c’est-à-dire par un phénomène biologique naturel mettant en œuvre des bactéries. Le vinaigre est comestible, même s’il pique (on dit plutôt qu’il est irritant pour la peau et les yeux). Il vaut mieux éviter d’en avaler une bonne gorgée, d’en respirer une bouffée, ou d’en mettre au contact des yeux ou des muqueuses.

Herbicide :

ce mot désigne toute substance capable de tuer des plantes. On dit aussi « désherbant ». Parmi les herbicides les plus célèbres figure le glyphosate (alias Roundup, une des marques commerciales les plus répandues). Celui-ci a presque le monopole du désherbage « total », différent du désherbage « sélectif » en ce sens qu’il n’épargne aucune catégorie de plantes. Pourquoi parler du glyphosate dans un article sur le vinaigre ? Tout simplement parce que les deux produits cohabitent maintenant (depuis 2009, plus précisément) dans la liste officielle des herbicides « totaux » utilisables pour le désherbage chimique des allées et trottoirs, mais aussi en zone cultivée, avant une mise en culture, ou au pied d’arbres ou d’arbustes. Précisons que le vinaigre n’est pas cité en tant que tel : c’est l’acide acétique - seul composant du vinaigre blanc en dehors de l’eau - qui figure sur la liste officielle.

D’origine naturelle et biodégradable

Evidemment, avec du vinaigre comme avec du Roundup, on utilise un pulvérisateur, et on grille des mauvaises herbes. Mais avec le vinaigre on ne risque pas de s’empoisonner, ni de polluer les nappes phréatiques ou les mares voisines ! Un sacré progrès tout de même. D’origine naturelle, le vinaigre est biodégradable. Compte tenu des doses employées et de la volatilité du produit, son action sur le sol et les êtres vivants qui y vivent semble très limitée. Il ne laisse pas de résidu nocif dans le sol, ni dans les plantes. D’ailleurs, les plantes sont susceptibles de renfermer de l’acide acétique, et cela le plus naturellement du monde !
L’emploi de l’acide acétique est officiellement « autorisé dans les jardins ». Attention toutefois :

l’acide acétique (et donc le vinaigre) n’est pas (encore ?) inscrit dans la liste des produits utilisables en agriculture bio.

C’est pourquoi il ne faut pas parler d’« herbicide bio ». Et si des spécialités commerciales à base d’acide acétique sont homologuées pour toutes sortes d’usages, ce n’est pas le cas de notre bon vieux vinaigre blanc !

Pour en savoir plus :
Cherchez l’acide acétique dans la liste alphabétique des substances sur http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
Vous verrez que l’acide acétique entre dans la composition d’herbicides du commerce, avec un dosage de 10 %. Le vinaigre blanc du commerce ne dose que 8 % d’acide acétique, mais il est également efficace.

Mode d’emploi
On applique 100 ml de produit dosé à 10 % d’acide acétique par mètre carré, soit 0,1 litre par mètre carré, ou encore 1 litre pour 10 m2. En remplissant la cuve d’un pulvérisateur de 5 litres, vous avez donc de quoi traiter 50 m2, c’est-à-dire, par exemple, un rectangle de terrain de 10 mètres par 5
Avec notre vinaigre du commerce dosé à 8 %, on traite un peu moins de surface avec le même volume, c’est-à-dire 40 m2. Ce traitement aura coûté environ 2,50 € (prix en conditionnement de 10 litres), ce qui est relativement modique.
Appliquez le vinaigre pur, par temps ensoleillé, à l’aide d’un pulvérisateur. Rincez ensuite celui-ci.
L’effet est quasi immédiat. Les feuilles des herbes grillent, en commençant par les plus larges. Les très jeunes plantes sont détruites. S’il pleut ensuite, il peut y avoir une repousse, notamment des grosses plantes pourvues d’une racine profonde. Mais la végétation en place reste « déprimée » pendant plus d’un an. On peut répéter le traitement jusqu’à 6 fois par an pour améliorer l’efficacité.

VOIR NOTRE ARTICLE SUR LES CIMETIERES ET DESHERBANTS http://c3vmaisoncitoyenne.com/spip....

et tous les autres usages du vinaigre blanc, mais vraiment TOUS !

C’est ici !!!

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