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Vraiment indispensable en temps de crise...

jeudi 19 mars 2020, par C3V Maison Citoyenne

3 CONSEILS POUR GARDER LE MORAL EN PÉRIODE DE CRISE

Bonjour à toutes et à tous, j’espère que cet email vous trouvera en bonne santé bien que confiné.e chez vous.

Si vous me connaissez un petit peu, (?) vous savez que l’optimisme est l’un de mes traits de caractère et que j’aime en faire profiter les autres. Car le regard que nous jetons sur le monde façonne nos émotions et nos pensées.

En cette période de COVID-19 où le temps paraît suspendu, j’ai envie de vous partager quelques conseils pour ne pas laisser le stress et l’anxiété dominer votre quotidien. Car un bon moral et une « bonne santé émotionnelle » vous aideront à aller de l’avant.

Mes 3 conseils pour retrouver le moral ou rester positifs durant le confinement :

1/ Filtrez les informations

Méfiez-vous du stress excessif causé par la sur-information. La sur-information est le fait de vous exposer à outrance à des sources d’information tout au long de la journée, lesquelles contiennent aussi de la désinformation ou des fausses informations (je pense notamment au conseil de « boire des boissons chaudes » pour « neutraliser le virus » qui a été démenti par les autorités médiacales).

Choisissez des sources d’information scientifiques sûres et ne passez pas vos journées sur les chaînes d’informations en continu car il n’y a rien de tel pour faire monter votre niveau de stress et tout voir en noir. En écoutant les infos deux fois par jour, vous saurez tout ce qu’il est nécessaire de savoir et garderez l’espace mental nécessaire pour garder du recul face à la situation et ne pas céder à la panique.

Absorber en continu des informations angoissantes (surtout quand elles sont annoncées par les voix dramatiques au possible des journalistes télé) provoque sans aucun doute des pics de stress, de la confusion et vous donne éventuellement envie de vider les rayons alimentaires. Alors qu’il n’y a pas de pénurie annoncée et que même un confinement total permettra à tous de sortir faire des courses alimentaires. Restons raisonnables et solidaires.

En résumé, voici le schéma que provoque en nous la surexposition aux informations anxiogènes :
Un trop plein d’informations -> stress permanent -> peur de manquer -> perte de repères et de calme -> peur des autres -> réponse de l’égo : penser à soi avant de penser au groupe -> acheter en très grandes quantités quitte à ne pas en laisser pour les autres.
Savez-vous ce qui s’oppose à la peur ?
Ce n’est pas le courage, comme nous l’ont appris les romans de preux chevaliers. C’EST L’AMOUR. La peur nous ramène à notre propre fin de vie. La peur annihile l’empathie, nous empêche de voir l’excès de nos réactions. Pour retrouver le calme et la sérénité, il est primordial d’apaiser le mental avant de prendre une décision. Pour cela :

2/ Faites des pauses dans votre journée

Pour vous changer les idées, bougez votre corps, reprenez une respiration calme et lente, faites des pauses. Selon vos besoins, vous pouvez :
- sauter sur place,
- faire des étirements ou des exercices de musculation,
- danser 10 mn sur de la bonne musique,
- vous allonger 5 à 10 minutes et vous concentrer sur votre respiration pour apaiser le mental et retrouver des pensées positives,
- souriez et riez ! Que le sourire soit forcé (comme en yoga du rire) ou que vous le provoquiez en regardant des vidéos humoristiques, rire est un remède naturel pour retrouver le moral ! J’ai depuis longtemps remarqué que se forcer à sourire égaie malgré soi alors n’hésitez pas !

Voici un exemple qui vous fera rire, c’est sur, certainement la meilleurs blague du monde puisqu’elle est de Pierre Desproge ! [1]

3/ Cultivez la gratitude

Vous avez peut-être déjà lu ce conseil sans pour autant choisir de vous lancer. Je crois que le moment est justement idéal pour vous y mettre.
Cultiver la gratitude consiste à simplement écrire chaque jour 10 gratitudes. On le fait plutôt en fin de journée, peut-être juste avant de se coucher, pour souligner les belles choses pour lesquelles vous avez de la reconnaissance aujourd’hui. Si l’idée des gratitudes quotidiennes reste floue pour vous, voici les miennes qui, je l’espère, vont vous inspirer :

Aujourd’hui j’ai de la gratitude pour / car :
je suis en bonne santé, mes amies et ma famille aussi
j’ai un toit sur ma tête
je me nourris sainement
j’ai le temps de jouer avec mon bébé et de l’entendre rire
j’ai accès à l’eau potable
le calme ambiant
tous les gentils messages que je reçois sur les réseaux sociaux
j’ai accès à internet et autant d’informations qui m’intéressent pour me former professionnellement
j’ai du temps pour travailler
je profite de mon amoureux et de notre fille
j’ai plus de temps pour être créative
merci à tout le personnel médical de France,
merci à tous les commerçants qui travaillent pour nous permettre d’acheter à manger.

Écrire quotidiennement les petites choses qui ont fait votre journée (même si vous écrivez chaque jour les mêmes) permet d’entraîner votre cerveau à penser positivement et de se reconnecter aux choses essentielles. Notre cerveau est beaucoup plus enclin à mettre en valeur (à vos yeux) et à garder en mémoire tout ce qui est négatif. Par voie de conséquence, il va très rapidement passer à la trape vos souvenirs heureux. Cet exercice de gratitudes vous aidera à en garder des souvenirs plus intenses. Je vous invite à vous saisir de cet outil gratuit et accessible à tous qu’est le journal des gratitudes pour forcer votre cerveau à devenir un capteur à bonnes ondes.

J’espère sincèrement que cet email vous aidera à retrouver le sourire et plus de sérénité.

À très bientôt,
Lucie

jedeviensecolo.fr

Notes

[1"C’était il y a longtemps, longtemps, avant que l’homme blanc ne vienne troubler le calme lourd des chauds plateaux du Sud avec ses clairons d’orgueil et son attirail à défricher les consciences. Un soleil de plomb tombait droit sur le Nil Blanc où les bêtes écrasées de chaleur venaient se tremper la tête jusqu’au garrot pour boire goulûment l’eau tiède et marécageuse. Au risque de se noyer, quelques oiseaux passereaux s’ébrouaient violemment dans la purée boueuse, à la frange glauque du fleuve. Au loin, un petit de chien sauvage égaré dans les herbes grillées de soleil hurlait, la gorge sèche, la plainte infime des agonies brûlantes.

Au beau milieu du fleuve, totalement irréfutables, deux énormes hippopotames ne laissaient paraître aux regards que les masses immobiles de leurs dos gris jaune au cuir craquelé de boues éparses et d’algues mortes. Seuls, paisibles, au milieu de toute cette faune abrutie de torpeur torride, les deux balourds faisaient des bulles. Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’hippopotame n’est pas qu’un tas de lard essoufflé. L’hippopotame pense. L’hippopotame est intelligent.

Et justement, tandis qu’un gros nuage porteur de pluies improbables venait ternir un instant l’éclat métallique de ce soleil d’enfer, l’un des deux mastodontes émergea soudain des eaux sombres son incroyable trogne mafflue de cheval bouffi. Ses immenses naseaux sans fond se mirent à frémir et à recracher des trombes d’eau dans un éternuement obscène et fracassant. Puis il se mit à bâiller. C’était un bâillement cérémonial, lent et majestueux, qui lui déchira la gueule en deux, aux limites de l’éclatement, en même temps qu’étincelait l’ivoire blanc de sa bouche béante et que montait aux nues son beuglement sauvage. Presque aussitôt, le second hippopotame, à son tour, sortit sa tête de l’eau en s’ébrouant frénétiquement. Puis les deux mastodontes se regardèrent longuement, à travers leurs longs cils nacrés.

Alors, après avoir humé prudemment de droite et de gauche l’air saturé de chaleur électrique, le premier hippopotame dit à l’autre :

C’est marrant. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on est déjà jeudi."

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