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Nouveau virus menaçant tomates et poivrons : « Le risque de dissémination en France est élevé »

lundi 10 février 2020, par C3V Maison Citoyenne

Libération.Par Coralie Schaub — 4 février 2020
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - du 03/02/2020

En parlant de virus...

Dans une expertise publiée ce mardi 9 février 2020, l’Anses alerte sur un virus émergent très dangereux pour les tomates, poivrons et piments, pour lequel il n’existe aucun traitement.
L’Anses met en garde contre un virus émergent qui affecte les plantes potagères

Seule solution contre le " Tomato Brown Rugose Fruit Virus " (ToBRFV), pour l’heure : La PREVENTION.
Alerte rouge pour les tomates, poivrons et piments. Dans une expertise publiée ce mardi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met en garde contre un nouveau virus émergent qui affecte ces plantes potagères. Baptisé du doux nom de tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV), il est particulièrement dangereux pour elles. Identifié pour la première fois au Moyen-Orient en 2014, il se propage depuis un peu partout dans le monde, y compris en Europe. S’il n’a pas encore atteint la France, l’Anses s’inquiète d’un « risque élevé d’introduction et de dissémination du virus » dans le pays, « avec un impact potentiel conséquent sur les cultures, tant pour les filières professionnelles que pour les productions familiales qui représentent des volumes significatifs ». Et recommande la mise en œuvre de mesures de prévention. Entretien avec Philippe Reignault, directeur de la santé du végétal à l’Anses.

D’où vient ce virus ?

- L’Agence Anses estime que le risque de transfert du virus des fruits importés vers les cultures est plus probable dans les productions familiales que dans le cadre du monde professionnel, en raison de la proximité entre les activités culinaires et celles de la production ainsi que de la circulation des manipulateurs sur le site de production par rapport aux exploitations professionnelles dont les activités sont plus structurées. S’ajoute à cela le risque d’entrée via le marché des semences achetées par les particuliers sur internet. Ainsi, l’Anses recommande d’informer les particuliers sur ce nouveau risque.

- En quoi ce nouveau virus est-il dangereux ?

- Comment s’attaque-t-il aux plantes ?

- Peut-on tout de même manger ces fruits ?

- QUE FAIRE ?

Pour augmenter les chances d’éradication du ToBRFV en cas d’entrée et d’établissement en France, l’Agence préconise des mesures à deux niveaux :
mise en place d’un plan national pour garantir une surveillance structurée et une détection précoce du ToBRFV, ce qui permettra d’appliquer rapidement les mesures de lutte ;

arrachage des plantes (symptomatiques et asymptomatiques) dans l’unité de production contaminée, destruction par le feu après autorisation réglementaire, couplés à des mesures de prophylaxie strictes comprenant notamment la mise en place d’un vide sanitaire adapté sur le site de production.

Seule une action rapide et déterminée impliquant des efforts de communication auprès des professionnels et des amateurs permettra d’atteindre l’objectif d’éradication. L’Agence insiste sur l’importance cruciale de signaler rapidement la présence du virus dans les aires de production. En effet, l’Agence émet des doutes sur le succès d’une stratégie d’enrayement visant seulement à limiter la dissémination du virus grâce à l’application des mesures d’hygiène et une restriction de mouvements de matériel végétal contaminé.

Retrouver ces questions et surtout les réponses sur Libération ICI

et sur l’ANSES ICI (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

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