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CRISE CLIMATIQUE : l’appel de 11 000 scientifiques pour éviter des « souffrances indescriptibles »

dimanche 10 novembre 2019, par C3V Maison Citoyenne

LES SCIENTIFIQUES N’ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI INQUIETS

DEJA EN 2017 ! Crise climatique : l’appel de 11 000 scientifiques pour éviter des « souffrances indescriptibles »

Il y a vingt-cinq ans, en 1992, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques indépendants, dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences alors en vie, signaient le « World Scientists’Warning to Humanity ». Ces scientifiques exhortaient l’humanité à freiner la destruction de l’environnement et avertissaient : « Si nous voulons éviter de grandes misères humaines, il est indispensable d’opérer un changement profond dans notre gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle. »

Ils proposent des leviers d’action, comme réduire la consommation de viande et stabiliser la population.
Les scientifiques n’ont jamais été aussi inquiets de l’état de la planète en général, et de la crise climatique en particulier.
Dans un vaste appel publié lundi 5 novembre dans la revue BioScience, plus de 11 000 climatologues mais aussi biologistes, physiciens, chimistes ou agronomes, issus de 153 pays (dont 1 500 Français), préviennent que les humains risquent des « souffrances indescriptibles » liées à l’urgence climatique. Ils appellent à des transformations mondiales de nos modes de vie afin de préserver la vie sur Terre, « notre unique maison ».

Il y a exactement quarante ans, en 1979, rappellent les auteurs, menés par le biologiste William Ripple (université de l’Oregon, Etats-Unis), des chercheurs de cinquante pays s’étaient réunis lors de la première conférence mondiale sur le climat, à Genève, et avaient alerté sur la nécessité d’agir contre le changement climatique.

Depuis, les mises en garde se sont multipliées, à l’occasion du Sommet de la Terre de Rio de 1992, de l’adoption de l’accord de Paris en 2015 ou dans les nombreux rapports du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). En 2017, la revue BioScience avait également publié un manifeste de 15 000 scientifiques, toujours à l’initiative de William Ripple, qui avertissait de la dégradation catastrophique de l’environnement et du monde vivant.

Malgré tout, les émissions de gaz à effet de serre ont poursuivi leur inexorable progression et ont entraîné avec elles toute une série de conséquences délétères pour le climat, l’environnement et la société, qu’il s’agisse de la hausse de la température, de l’élévation du niveau de la mer, de l’acidification des océans ou de la fonte des glaciers.

A lire : Jusqu’à + 7 °C en 2100 : les experts français du climat aggravent leurs projections sur le réchauffement

« Nous avons consacré un nouvel appel au changement climatique uniquement, car les dernières études scientifiques montrent que la crise climatique s’accélère davantage que nous ne l’anticipions », explique William Moomaw, professeur de politique internationale de l’environnement à l’université Tufts (Massachusetts). « Les décès, les maladies augmentent rapidement ; des industries et des économies entières sont menacées, en particulier dans les régions les plus pauvres du monde », poursuit-il.

SVT A L’AFFICHE

Le réchauffement climatique est un fait avéré : les températures moyennes de l’air et de l’océan augmentent, la fonte de la neige et de la glace est généralisée, le niveau moyen de la mer augmente…

La biodiversité ne représente pas la quantité des êtres vivants sur Terre. Elle correspond :
- à la diversité entre les individus d’une même espèce (variabilité génétique) .
- à la diversité des espèces.
- à la variété des écosystèmes.

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