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AMNESTY INTERNATIONAL - A 15 ans, il risque la peine de mort...

mercredi 17 octobre 2018, par C3V Maison Citoyenne

Partout dans le monde, des personnes condamnées à mort sont soumises aux conditions de détention les plus cruelles qui soient. Souvent détenues à l’isolement strict, parfois sans accès aux soins dont elles ont besoin, elles vivent dans l’angoisse constante en raison de la menace de l’exécution. Certains gouvernements n’informent les détenus et leurs proches que quelques jours, voire même quelques instants, avant l’exécution.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la peine de mort, nous souhaitons mettre en lumière les souffrances psychologiques liées aux conditions de détention déplorables dans les couloirs de la mort.

Mohammad Reza Haddadi, un Iranien, a passé toute sa vie de jeune adulte dans le quartier des condamnés à mort, après avoir été déclaré coupable d’homicide à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, et condamné à mort à l’âge de 15 ans.

Faire subir un traitement aussi cruel à une personne n’a plus rien à voir avec la justice.

Ensemble, interpellons l’Ayatollah Sadegh Larijani, chef du pouvoir judiciaire iranien et demandons lui de commuer ce châtiment en une peine d’emprisonnement !

Mohammed Reza Haddadi est l’une des 84 personnes condamnées à mort en Iran pour des crimes commis alors qu’elles avaient moins de 18 ans.
Non seulement sa condamnation constitue une violation du droit international relatif aux droits humains, mais en plus, il a été soumis à la torture psychologique de voir son exécution programmée et repoussée six fois ces 14 dernières années. La dernière fois que son exécution a été programmée, le 31 mai 2016, Mohammad Reza avait bénéficié d’un sursis de dernière minute grâce au tollé général provoqué par l’annonce de son exécution imminente.

En 1977, seuls 16 pays avaient totalement aboli la peine de mort. Aujourd’hui, grâce à votre mobilisation, ce sont 106 pays, soit plus des deux tiers des pays du monde entier, qui l’ont aboli. Mais un dernier tiers reste à convaincre !

Merci de votre soutien.

Sylvie Brigot-Vilain
Directrice générale d’Amnesty International France

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