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PAUVRETE - 117 millions de personnes menacées de pauvreté dans l’Union Européenne !

mercredi 20 juin 2018, par C3V Maison Citoyenne

- Savoir lire les chiffres...

L’effort collectif de la France, en 2016, pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion atteignait 40,5 milliards d’euros, soit 1,8 % du produit intérieur brut (PIB), dont 26,6 milliards d’euros de minima sociaux (revenu de solidarité active, allocation handicapé, minimum vieillesse), 11,9 milliards d’euros de prestations ciblées sur les ménages pauvres (prime pour l’emploi, aides des collectivités locales) et 2 milliards d’euros d’exonération de taxes d’habitation et foncière. En ajoutant la part des allocations logement et des prestations familiales distribuées aux ménages pauvres, respectivement 10 milliards et 6,4 milliards d’euros, le coût atteint 57 milliards d’euros, soit 2,6 % du PIB.

« Ces dépenses pour la lutte contre la pauvreté sont dynamiques, commente Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees. Elles ont, entre 2006 et 2016, progressé de 3 % par an, soit une hausse de 0,3 point de PIB. La France est, certes, le pays le plus dépensier d’Europe, et sans doute du monde, avec un système de protection sociale parmi les plus généreux [englobant tous les risques, santé, vieillesse…], mais qui fait reculer la pauvreté monétaire de la population de dix points, puisqu’elle passe de 24 %, avant redistribution, à 13,4 %. »
Le seuil de pauvreté monétaire concerne les personnes vivant avec moins de 60 % du niveau de vie médian, soit, en France, un peu moins de 1 000 euros par mois et par personne, 1 500 euros pour un couple. En comparaison, la part des personnes pauvres est de 15,9 % au Royaume-Uni, de 16,2 % en Suède, 16,5 % en Allemagne et 22,3 % en Espagne où elle a bondi après la crise de 2008. La France se distingue d’ailleurs en n’ayant, dans cette période, jamais réduit son soutien aux plus modestes. Elle l’a même plutôt accentué.

A la question « faut-il maintenir le niveau des prestations plutôt que le diminuer en échange d’une baisse d’impôts et de prestations ? », le maintien est plébiscité par 81 % des personnes interrogées, alors qu’ils n’étaient que 63 % en 2012. Les aides aux personnes handicapés dépendantes et les allocations logements sont, de même, approuvées par plus de 70 % des sondés. Le diagnostic d’Emmanuel Macron est donc largement contredit par l’avis des Français ainsi interrogés.

La pauvreté devient un crime...

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