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📽 SOIREE C3V Maison citoyenne - Lors de cette dernière soirée, une personne nous a parlé de ce livre : " Nos vaches sont jolies parce qu’elles mangent des fleurs " Extrait

lundi 11 juin 2018, par C3V Maison Citoyenne

Extrait de ce livre

https://www.calameo.com/read/0019186725cdad79dc878

page n°1



le 7 JUIN 2018 nous vous invitions SALLE Agnès VARDA _ JOIGNY - 19H45.à la projection de ce magnifique film PAS COMME DES LOUPS
Film de Vincent Pouplard
L’argument : Roman et Sifredi ont à peine 20 ans.Ils sont en mouvement, comme leur identité, entre exclusion et marginalité. Dans des lieux secrets, souterrains, squats, lisières de bois, sous des ciels nuageux ou des néons à faible tension, ils inventent leur vie, leur langage et leurs codes. Ils disent qu’ils ne seront jamais « quelqu’un » mais seront toujours « libres ».

L’histoire vraie de ce docu-réalité rappelle celle, absolument fascinante, de Christopher Smith, jeune homme de vingt ans, issu du Massachusetts, qui, du jour au lendemain, sans raison et sans prévenir quiconque, a abandonné son véhicule, les clés sur le tableau de bord, pour disparaître pendant 25 ans au plus profond d’une forêt du Maine pour y vivre comme ermite. Cette énigme humaine survivait de petit délits, pour se nourrir ou se vêtir. Mais sa faim de liberté sans concession et son incapacité à s’adapter au moule sociétal ont été les plus forts.
Vincent Pouplard s’est essayé pendant 3 ans à filmer des comportements similaires chez deux jeunes frangins jumeaux, qui, sans que l’on ne sache trop pour quelles raisons, ont fugué pour s’illustrer dans des groupes de jeunes paumés, en marge du monde, avec toujours ce background de délinquant pour leur permettre de vivre cette situation raisonnée. On n’en saura pas plus au sujet des méfaits de cette jeunesse.
Bande annonce (1mn13’)

Avec une démarche passionnante qui permet de suivre l’évolution de ces ados bohèmes, à la gouaille d’une jeunesse fleurie, Pas comme des loups s’empare de toute la poésie de cadre (des squats jamais montrés comme sordides ou une richesse naturelle qui recentre la jeunesse dans un environnement où l’on n’est plus trop habitué à la voir) pour disséquer la marginalité, vécue par ses deux jeunes gens comme une philosophie absolue.
Tantôt expérimentale, tantôt lumineuse et sensuelle, la caméra s’insinue dans des joutes verbales qui démontrent l’intelligence des ces outsiders énigmatiques toujours dans le rejet du système et de l’autorité, le refus de s’assujettir aux normes qu’on leur impose.
Sans idéaliser ces tempéraments atypiques, Vincent Pouplard fait de son film la voix de radicaux hors de tous systèmes, filmant corps et visages avec cette même fascination, tendresse et parfois même une certaine tristesse pour ces parcours de galères.

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