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Les correctrices et correcteurs, le retour ! Soutenons-les !!!

vendredi 12 janvier 2018, par C3V Maison Citoyenne

Soutenez les correctrices et correcteurs

Voici les lettres à envoyer aux ministres et députés…


Les correctrices et les correcteurs, le retour !

Vous avez signé notre pétition contre la précarité des correctrices d’édition. Nous vous y expliquions notre statut ubuesque : contrats « zéro heure », payées à la tâche, même en CDI, sans possibilité d’accéder aux allocations-chômage, auxquelles nous cotisons pourtant, lorsqu’on ne nous fournit aucun travail (et partant, aucun salaire), tarifs de misère… et fin programmée du salariat depuis l’arrivée de l’autoentrepreneuriat, statut largement imposé par les maisons d’édition à leurs correctrices.

Notre pétition a touché sans distinction idéologique, puisque nous avons réuni dans le même bouquet Le Figaro et L’Humanité qui ont tous les deux appelé à nous soutenir. Nous avons également reçu l’appui de nombreux députés et sénateurs, et de tous les membres de l’académie Goncourt, entre autres écrivains solidaires. Et de 7 000 d’entre vous.

Grâce à nos actions et au soutien des syndicats, des discussions sont engagées entre l’intersyndicale et le Syndicat national de l’édition (les employeurs) pour réviser l’Annexe IV de la convention collective de l’édition qui régit les conditions d’emploi des travailleurs à domicile (TAD). Notre revendication majeure est bien sûr la sortie de la précarité, avec un volume d’heures annuel garanti par contrat.


Est-ce trop demander ? Visiblement, oui
. Quelques miettes nous ont été proposées, rions (jaune) un peu : nous aurions enfin un contrat de travail écrit, comme tous les salariés ; le droit d’être payées pendant une formation, comme tous les salariés ; nous pourrions enfin toucher des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.. Nous partons de si loin.

Sur la fin de la précarité et des revenus irréguliers, rien ou si peu : on nous propose un volume d’heures indicatif inscrit dans un contrat de travail, révisable chaque année au gré de l’employeur (et l’on devrait accepter un tiers de baisse de salaire sans compensation autre que le droit de prendre la porte). La variabilité serait inhérente à notre métier, nous serions donc les seules dans les maisons d’édition à subir un chômage technique (non rémunéré) dans les périodes creuses. À croire que la chaîne du livre tourne à des rythmes différents selon que l’on se si

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