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ELEVAGE DE 1600 PRIMATES DANS LE BAS-RHIN A DES FINS MEDICALES - PETITION - SIGNEZ AVEC Mathieu RICARD

jeudi 8 octobre 2015, par C3V Maison Citoyenne

Nous refusons l’ouverture et l’extension d’un élevage de 1600 primates près de Strasbourg !

À l’attention : du Préfet du Bas-Rhin

Nous refusons l’ouverture / extension d’un élevage de 1600 primates de la SILABE

(Simian Laboratory Europe), destiné à l’expérimentation animale, qui est situé au Fort Foch de Niederhausbergen (près de Strasbourg) et demandons la fermeture du centre de primatologie déjà existant.

Voici pourquoi :

- Cette ouverture/extension est en contradiction avec la règle des 3R (Réduction, Raffinement, Remplacement) confirmée par le Directive Européenne 2010/63/EU relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques ;

- Les primates Lémuridés, ainsi que la nouvelle famille introduite, les Callithricidés, appartiennent à l’annexe I (CITES) et A (CE) et sont des espèces menacées d’extinction ;

- Les objectifs scientifiques ne sont pas fiables : aucune espèce ne peut être prise comme modèle biologique pour une autre. De ce fait le recours au modèle animal est non seulement contre productif, mais les effets secondaires des médicaments mettent en danger la vie des citoyens et ont ainsi provoqués en France en 2013 140.000 hospitalisations et 13.000 décès avérés (selon les informations données par l’Assurance Maladie) ;

- En 1997 le Ministère de la Santé avait déjà rejeté un projet d’ouverture d’une structure identique et des mêmes requérants, à Holtzheim (Bas Rhin), au motif que le primate n’est pas un modèle biomédical pour l’homme ;

- Il s’agit d’un problème éthique grave car rien ne justifie d’infliger de telles souffrances à des animaux sensibles, si intelligents et si proches de nous ;

- Toutes ces préoccupations ont fait l’objet d’une « Initiative Populaire Européenne » ;

- Beaucoup de méthodes alternatives issues des progrès de la science sont à notre disposition, et c’est dans leur développement qu’il faut mettre tous les moyens mobilisables ;

- L’élevage se situe tout près d’une zone de captage d’eau, ce qui peut entraîner un risque important de pollution de la nappe phréatique, par les traitements vétérinaires, les matières organiques, les déchets résiduaires.

- Il y a des risques pour la santé humaine, par la diffusion possible de nouveaux virus ;

- Ce centre dilapide l’argent de nos impôts.


SIGNER CETTE PETITION ICI


Arlette Grosskost (députée LR) dénonce l’extension de l’élevage de primates de Niederhausbergen et demande des méthodes alternatives à la vivisection

Voir la question officiel au Sénat en bas de page. (et la réponse)

PETITION

Plus de 50 000 signatures :

c’est ce que la pétition de l’ONG Proanima a déjà recueilli depuis novembre dernier, suite à l’autorisation donnée au centre de primatologie de l’Université de Strasbourg de doubler sa capacité d’accueil de singes, en passant de 800 individus à 1 600


REPONSE ODIEUSE DU DIRECTEUR DU CENTRE

"Il y a aussi UNE personne à plein-temps spécialement chargée de vérifier le bien-être des animaux."

"des trapèzes par exemple, pour pallier l’espace réduit..."


Mais pour le directeur du centre de primatologie (*) situé au nord-ouest de Strasbourg, sur le banc communal de Niederhausbergen, il s’agit d’une fausse polémique : « Selon les nouvelles normes, la surface du centre permettrait d’accueillir au maximum 1 600 singes. Mais leur nombre oscille entre 600 et 800 chaque année, et nous ne cherchons pas à en avoir plus car cela coûte très cher. »

Le centre de primatologie ou Silabe (pour Simian laboratory Europe ) est géré par l’Université de Strasbourg. Il n’accueille aucun grand singe (chimpanzé, orang-outan ou gorille) "SUPER !" et près de la moitié des animaux qui y sont hébergés servent à des études éthologiques et comportementales. Des chercheurs de l’Université de Strasbourg et du CNRS étudient les relations sociales dans les groupes d’animaux qui vivent en semi-liberté dans les enclos, mais aussi leurs stratégies de communication ou de transmission de l’information, les prises de décisions collectives et certains processus cognitifs. Plus d’une centaine de publications scientifiques sont issues de ces travaux.















« Ces études de comportement, explique le directeur, ont permis de mettre au point des jouets, comme ces boîtes remplies de graines et percées de trous que l’animal doit secouer pour que les graines tombent. Cela maintient une activité continue des animaux dans le groupe. » Autre application des études de comportement, l’enrichissement de l’espace d’évolution des animaux en captivité, par des trapèzes par exemple, pour pallier l’espace réduit par rapport au milieu naturel.
Activité commerciale indispensable






60 % des animaux du centre sont en transit. En provenance de fermes d’élevage en Asie et dans l’Île Maurice, ils sont placés en quarantaine
puis revendus à des laboratoires de recherche biomédicale. Et c’est cet aspect de l’activité du centre qui irrite les associations de défense des animaux. Mais cette activité commerciale est indispensable au centre pour pouvoir maintenir et entretenir la recherche fondamentale en éthologie.

« Il y a trois vétérinaires sur le site reprend le directeur du centre, pour qu’il y en ait toujours un de présent. Il y a aussi une personne à plein-temps spécialement chargée de vérifier le bien-être des animaux. » En tout, une vingtaine de salariés travaillent dans la structure.
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 ??? Quand à l’accusation de détenir des espèces protégées, notamment certains lémuriens, et des tamarins, le directeur souligne : « Ces singes sont arrivés il y a trente ans, quand ils n’étaient pas encore protégés par la réglementation internationale. Depuis, ils se sont reproduits. Mais nous sommes en lien avec des personnes travaillant à leur réintroduction dans leur milieu naturel. Ils viennent les observer, étudient la façon dont ces primates s’organisent entre eux et cette meilleure compréhension des animaux les aide dans leurs efforts de réadaptation…  ??? »


Arlette Grosskost dénonce l’extension de l’élevage de primates de Niederhausbergen et demande des méthodes alternatives à la vivisection

"En 1997, le ministre de la santé avait rejeté un projet d’ouverture identique des même requérants à Holtzeim (Bas-Rhin) au motif que le primate n’est pas un modèle biomédical pour l’homme. En conséquence, elle souhaiterait connaître sa position sur l’extension de la primaterie à Niederhausbergen, savoir pour quelles recherches sont destinés ces primates et pour quelles pathologies. Elle souhaite savoir également si des alternatives scientifiques ont été envisagées."
extrait de la question (réponse du Gouvernement)

Texte de la question parlementaire de Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin :

Mme Arlette Grosskost interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’extension de l’élevage de primates à Niederhausbergen, près de Strasbourg. L’autorisation d’agrandissement a été signée par le préfet de Strasbourg en juillet 2014 afin de faire passer la capacité d’accueil de 800 primates à 1 600 et ainsi servir de modèles d’expérimentation pour des pathologies humaines. Un nombre croissant de citoyens s’opposent à cette extension pour des raisons scientifiques, écologiques et éthiques. Sur le plan écologique, cette primaterie devrait recevoir des primates lemuridés et la nouvelle famille des callithricidés, appartenant à l’annexe 1/ CITES et A (CE) des espèces menacées d’extinction. Sur le plan scientifique, des questions restent en suspens. L’expérimentation sur des singes pris comme modèles des pathologies humaines est aujourd’hui contestée par un nombre croissant de scientifiques, pour la raison qu’aucune espèce ne peut être le modèle biologique fiable d’une autre espèce. De nombreux rapports scientifiques ont jeté un doute sur la pertinence de l’expérimentation sur les primates. En revanche des outils de recherche performants et fiables, issus des récents progrès scientifiques, sont désormais disponibles et utilisés par les chercheurs, rendant le modèle singe obsolète voire anachronique. Ces méthodes sont non invasives et efficaces, elles permettent d’explorer le fonctionnement et les pathologies de nos cellules (biologie moléculaire et cellulaire, recherche in silico) et de nos organes (IRM, caméra à positrons pour suivre l’activité cérébrale). De plus, cette extension est en contradiction avec la règle des « 3 R » de l’Union européenne (réduction, raffinement, remplacement de l’expérimentation animale) confirmée par la directive 2010/63/UE, imposant aux gouvernements de l’Union de réduire le nombre d’animaux employés dans les laboratoires mais également de mettre en place des alternatives à l’expérimentation animale. Enfin sur le plan éthique, les souffrances infligées aux primates, animaux sensibles, interpellent de plus en plus nos concitoyens, cela d’autant plus que de nombreuses études scientifiques et éthologiques témoignent de l’étendue des capacités sociales et cognitives des primates et des animaux en général. En 1997, le ministre de la santé avait rejeté un projet d’ouverture identique des même requérants à Holtzeim (Bas-Rhin) au motif que le primate n’est pas un modèle biomédical pour l’homme. En conséquence, elle souhaiterait connaître sa position sur l’extension de la primaterie à Niederhausbergen, savoir pour quelles recherches sont destinés ces primates et pour quelles pathologies. Elle souhaite savoir également si des alternatives scientifiques ont été envisagées.

Réponse sur le lien ci-dessous
Source : site de l’Assemblée nationale

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