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ALERTE ! DOSSIER OCEAN - Déclin du phytoplancton : Fin de la vie marine en 2111 ?

jeudi 6 août 2015, par C3V Maison Citoyenne

ON TROUVERA UN ARTICLE COMPLEMENTAIRE A CELUI CI-DESSOUS SUR LE DERNIER TELERAMA DU 8 AOUT 2015 SOUS LE TITRE :"Paul Watson : “Si l’océan meurt, nous mourrons



Une photo qui montre assez bien la bêtise humaine. Des pêcheurs de l’Alaska tout fier de contribuer à la destruction de la vie marine. La disparition des requins des mers risquent de coûter très cher en fin de compte à l’humanité.

Dans toutes choses, c’est souvent l’infini petit qui affecte l’infiniment grand. Dans le cas de la vie dans les océans, la base de la pyramide est le phytoplancton. Sans lui, c’est toute la pyramide de la vie océanique qui s’écroulerait rapidement. Les données actuelles sur les stocks de phytoplancton laissent penser que le monde peut connaître un jour une extermination d’espèces comme il en a pas connu depuis des millions d’années. Le phytoplancton, au rythme où vont les choses, pourrait disparaître des océans autour de 2050. Cela entraînerait la disparition rapide de la majorité des formes de vie dans les océans, des coraux aux baleines. La baisse du taux d’oxygénation des océans affecterait grandement toute la vie marine. C’est une vision d’Apocalypse que je vais vous décrire, mais c’est pourtant ce qui est en train de se passer. Comme cette disparition lente du phytoplancton n’est pas spectaculaire à l’oeil (perte de 1% par année), elle attire moins l’attention des médias. Cependant si le phénomène continue à la même vitesse (les prévisions laissent plutôt penser une accélération), cela voudrait dire que la principale source d’oxygène de la planète n’existerait plus. On pourrait donc affimer que dans 100 ans, les océans pourraient devenir un désert sans vie et que probablement toute la vie terrestre disparaîtrait elle aussi à cause du manque d’oxygène.

Le zooplanton d’origine animale et le phytoplancton « végétal ». Le phytoplancton est responsable de la majeure partie de la production d’oxygène sur Terre. C’est véritablement le poumon de la Terre.

Le phytoplancton versus zooplancton

Le phytoplancton est nommé aussi « plancton végétal » vu que sa croissance dépend de la photosynthèse comme les plantes. Pour dire son importance on considère le phytoplancton comme la plus grande biomasse de la Terre. Il faut tout d’abord distinguer le phytoplancton du zooplancton. Le phytoplancton étant une sorte d’algues minuscules, le zooplancton lui, est d’origine animale, il se nourrit du phytoplancton. Le zooplancton est constitué de beaucoup de petites espèces parmi lesquels des larves de crabes et des méduses. Le phytoplancton constituerait environ 50 % de la matière organique produite sur la planète Terre, ce qui est un peu normal puisque le Terre est recouverte au 3/4 d’eau et que c’est l’aliment à la base de la chaîne alimentaire des océans. Même le phytoplancton mort a son utilité, il tombe comme une neige au fond des mers pour nourrir de multiples animaux.

Le phytoplancton est facile à différentier du zooplancton, il a souvent des formes simples (carré, rond, ovale…) et ne possède pas de pattes ni d’antennes. Il se nourrit de sels minéraux et de carbone (CO2) qu’il rejette ensuite sous forme de dioxygène (oxygène). L’oxygène produit compose 20,95% de l’atmosphère terrestre.

La sonnette d’alarme

Depuis 20 ans, la quantité de phytoplancton dans les océans accuse une baisse régulière. Bien qu’une partie de cette baisse soit peut-être causé par des cycles périodiques normaux de la Nature que nous ignorons, il est certain qu’une partie ce déclin est causée directement par l’activité humaine.

Les grands ailerons des requins-baleines servent souvent de panneau d’affichage en Asie pour désigner les commerces qui vendent de la soupe aux ailerons de requins. Le requin-baleine est au bord de l’extinction comme plusieurs autres espèces de requins.

On peut pointer du doigt au moins 3 causes connues qui affectent la production du planton :

Cause 1)

La surpêche des requins pour répondre à la demande de soupe aux ailerons en Asie

Mis à part les autres grands prédateurs marins (marlins, calmars, orques…) les requins sont les rois des océans et ils règnent surtout par le nombre. C’est une espèce qui n’a pas évoluée depuis 400 000 ans et ils ont un rôle de premier plan à jouer dans l’équilibre naturel des océans étant donné qu’ils sont les prédateurs de plusieurs espèces qui mangent du plancton. Pour émettre un ordre de grandeur du désastre, on estime que 100 millions de requins sont tués par années pour récolter leurs ailerons. La plupart du temps, seulement les ailerons sont récoltés et le requin est rejeté vivant à la mer amputé de ses ailerons et voué à une mort cruelle. C’est un immense carnage qui à la longue aura des répercussions directes dans nos vies comme nous le verrons plus loin.

On imagine que ce massacre de requins ne va pas sans entraîner un sérieux déséquilibre dans la chaîne alimentaire marine. Dans la mer, les petits poissons étant mangés par les grands, qu’arrive t-il quant les prédateurs en haut de la chaîne alimentaire disparaissent en masse ? Cela provoque une augmentation du nombre de petits poissons qui mange le phytoplancton. On imagine que le jour où les requins vont disparaître de nos océans, la phytoplancton va alors rétrécir comme peau de chagrin. Les estimations des scientifiques disent que 90% des requins ont déjà été éliminés des océans de la planète et le massacre continue de plus belle. Vu la mauvaise réputation des requins et la paranoïa que des films comme « Les dents de la mer » ont causé, c’est une espèce vivante qui est difficile à défendre aux yeux du public. Néanmoins, les requins morts seront bien plus dangereux pour l’espèce humaine que vivants.

Cause 2) La pollution des mers

Sans vous faire de grandes explications, tous les gens ont en mémoire la catastrophe récente dans le Golfe du Mexique. Les marées noires affectent le phytoplancton, tout comme l’usage des dispersants par les compagnies pétrolières qui seraient encore plus destructeur que le pétrole lui-même. Il est certain que si les nations donnent des chèques en blanc aux compagnies pétrolières, c’est toute l’humanité qui paiera un jour la note. Par exemple, les récentes prospections de la compagnie BP dans l’Arctique soulève de grandes inquiétudes. On imagine les conséquences tragiques d’un marée noire en Arctique, un milieu hostile où un nettoyage serait extrêmement difficile et coûteux. L’activité humaine cause aussi des déversements de mercure et autres produits toxiques. On trouve de tout dans les océans, DTT, BPC, furane, mercure, plomb, cadmium. Une nouvelle menace semble être les munitions à bord des bateaux de guerre depuis la Première Guerre Mondiale. Un grand nombre de bateaux bourrés de munitions intactes ont coulé et les douilles de ces munitions commencent à se dissoudre dans la mer, un cocktail dont la mer pourrait se passer. Dans le cas du mercure, on sait que le mercure part en vapeur des usines pour retomber plus loin sous forme de précipitation de pluie ou de neige. Ce qui est inquiétant est que ce mercure se retrouve aussi loin que dans les mers froides où le phytoplancton est le plus abondant.

Cause 3) Le réchauffement climatique anthropique dû à l’homme

Il a été constaté que le phytoplancton prospère plus dans les eaux froides que dans les eaux plus chaudes. En général ces lieux attirent les baleines en grandes quantités, comme la mer de Bering et les eaux de l’Antarctique et de l’Arctique.

Un mythe tenace : Les forêts seraient le poumon de la planète

Contrairement aux idées reçues, les forêts ne sont pas le poumon de la planète, ni la fameuse forêt amazonienne.
En fait les forêts produisent autant de CO2 qu’ils en traitent. D’ailleurs si c’était vrai, avec le nombre de forêts qui restent sur la planète, nous serions mort asphyxié depuis longtemps. C’est le phytoplancton le premier producteur d’O2 (oxygène) et recycleur de CO2 (gaz carbonique-carbone). Le titre de poumon de la Terre revient aux océans. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’il faut raser sans remords la forêt amazonienne, elle est essentielle pour protéger la biodiversité terrestre. « Les forêts : O2 émis = O2 consommé. Mais de là à ce qu’elles soient LE poumon de la Terre, c’est exagéré. Évidemment, les forêts produisent de l’oxygène. Mais elles en consomment aussi. D’ailleurs, si l’on compare les effets de la photosynthèse et les produits de la respiration des végétaux et de l’énorme biomasse des sols forestiers, les bilans production-consommation d’O2 et consommation-production de CO2 sont équilibrés. Donc, contrairement à une idée reçue, les arbres et végétaux de la terre ferme ne sont pas les principaux producteurs d’oxygène. Bref, le titre de « poumon de la terre » ne revient pas aux forêts. »2

Les diatomées (Bacillariophyta) sont des microalgues unicellulaires planctoniques, ils constituent au moins 20-25% du phytoplancton. Les scientifiques ont découvert à date 100,000 espèces de diatomées.

Le phytoplancton est responsable de la production de quasiment toute l’oxygène de la planète.
Le phytoplancton produit environ 90 % de la production d’oxygène du monde car il couvre environ 70 % de la Terre et le phytoplancton est abondant dans les zones lumineuses des couches superficielles.

La déclin du phytoplancton

On estime que chaque année les océans perdent une capacité de gestion de 190 millions de tonnes (Mt) de carbone par rapport à l’année précédente. Il est certain que le réchauffement de la planète fera augmenter cette quantité. « D’après une étude menée par une équipe de chercheurs internationaux de la revue scientifique Nature, depuis 1899 la masse de phytoplancton a en moyenne baissé au rythme de 1% par an. Le Spiegel ajoute que cette baisse s’est accentuée depuis le milieu du 20e siècle : 40% de phytoplancton en moins depuis 1950 . » 3

Les zones mortes

En 2008, il existait 450 zones mortes dans les océans. Ces zones sont hypoxiques (déficitaire en oxygène dissous). Tous les animaux marins qui traversent ces zones mortes risquent l’asphyxie. Les animaux trop lent y meurent systématiquement (homards, coraux) tandis que les poissons rapides ont une chance de se sauver avant de perdre conscience. La plus grande de ces zones mortes fait 70 000 km² selon l’ONU. En 2003 on a découvert 150 de ces zones mortes contre 450 en 2008, ça donne une idée de la croissance rapide du problème. C’est le manque d’oxygène qui provoque la formation de ces zones mortes. Au Permien, 95% des espèces marines auraient disparues suite à une modification au sujet de l’oxygénation des océans. Comme actuellement, cette baisse d’oxygénation aurait débuté par la disparition du plancton consécutive à une catastrophe (chute d’une comète ? astéroïde ? volcan ?). Par exemple une baisse de la clarté dû à des poussières dans l’atmosphère aurait peut-être causé un fort déclin de la photosynthèse du plancton. Dans le cas actuel la cause de la disparition du phytoplancton ne serait pas de la poussière volcanique ou autre mais les causes dont j’ai parlé plus haut. Mais les effets seraient les mêmes, effondrement rapide des espèces mais en plus rapide encore.

Le pire scénario (à ne pas lire si vous être en dépression)

Si vous voulez savoir l’époque probable de la fin du monde je peux vous la fournir. Vers 2050 le phytoplancton devrait commencer à disparaitre des mers, cela entraînerait la disparition des poissons, dauphins, baleines. Le manque d’oxygène qui suivrait détruirait aussi la vie au fond des mers et celles-ci deviendraient de vastes zones mortes. Sur Terre, la montée du taux de Co2 (plus de phytoplancton pour le traiter) détruirait toutes les récoltes dans les années après 2050. Après ce serait au tour du bétail qui n’aura plus de nourriture et après ce serait notre tour. Rendu à ce stade, l’humanité redécouvrirait peut-être les vertus du cannibalisme, car à part nous il ne restera plus grand chose à bouffer. Donc vers 2070, l’avenir de la race humaine devrait être sérieusement menacée sur la planète, juste pour avoir trop aimé la soupe aux ailerons et les automobiles et les oméga3 du plancton. Mes prévisions les plus optimistes sont de 100 ans de sursis, ce qui donnerait 2111 comme moment où les choses iraient vraiment mal sur Terre. Tout cela en considérant que le phytoplancton perd 1% de sa biomasse par année.

Comment redresser la situation ?

Dans ce tableau noir, est-ce qu’il y une possibilité de faire changer le vent de bord ? Il faut que les gens apprennent à aimer les requins malgré la répulsion qu’ils éprouvent en général pour eux. Les requins sont les protecteurs du phytoplancton, de la mer, de vous et de moi. Les nations doivent être sans pitié contre les braconniers qui pêchent les requins. Des lois très sévères doivent être votées là-dessus. Je dirais même que les ressources qui sont affecté actuellement au commerce de la drogue en mer (en pure perte vu que tous les gens peuvent se procurer un joint ou de la drogue sans problème pratiquement n’importe où) doivent être réaffectées à retracer les bateaux qui pêchent les requins et détruisent les fonds marins. Sea Shepherd est une des rares organisations a avoir commencé ce combat contre le traffic des ailerons. Aux Îles Galapagos où il y a des eaux abondantes en requins, des saisies d’ailerons de requins ont souvent lieu pour décourager cette industrie. Mais ce combat doit avoir lieu partout. Les nations devraient tenir une réunion urgente à ce sujet et ne pas attendre 20 ans avant d’en tenir une. Il est triste de constater qu’actuellement, seules quelques ONG et quelques individus semblent avoir à cœur cette question.

La triste fin d’un requin marteau… 100 millions de ses congénères partagent le même sort par année pour produire des soupes aux ailerons en Asie.

Il faut combattre la pollution dans les océans et surtout ne pas négliger la prévention. Infliger de fortes amendes aux pollueurs des océans. Dans l’état actuel des choses la prospection pétrolière dans les eaux arctiques est quasi criminelle. L’ambition des barons du pétrole risque de nous coûter cher. Ce n’est pas juste à Paul Watson, Brigitte Bardot et d’autres de tout faire pour les autres. Chaque humain sur cette planète doit apprendre ces choses à l’école et ne pas les apprendre par accident en regardant un documentaire à la télévision quant il y a rien de beau aux autres postes. Une humanité nouvelle et bien instruite doit être formée sinon il n’y aura pas de futur pour notre espèce. Si on laisse les fous, les destructeurs des écosystèmes et les requins de la finance décider de la route que doit emprunter notre civilisation, nous courons droit vers l’abîme. Comme dit un vieux proverbe indien, quant on aura pêcher le dernier poisson, ce jour là on comprendra que l’argent ne se mange pas.

La folie humaine en action

Même en prenant connaissance de ce tableau noir foncé, des lobby énergétiques voient dans le plancton, un carburant d’avenir… Si des lobby énergétiques commencent à piller la mer pour s’en mettre plein les poches, la catastrophe dont je parle risque d’aller en s’accélérant. L’idée dont parle le lien ci-bas, je la trouve aussi stupide que les imbéciles qui font pousser du maïs pour produire de l’éthanol alors qu’une bonne partie de l’humanité mange même pas à sa faim.

http://solutionsbusiness.lentreprise.com/flotte-automobile/un-bio-petrole-issu-du-plancton-a-la-rescousse_a-10-430.html

Conclusion

Je dirais que la disparition progressive du phytoplancton va accélérer le réchauffement de la planète à cause de l’incapacité de la Terre à gérer le niveau de CO2 sur Terre. Heureusement, Mère Nature est pleine de sagesse et dans sa providence elle exterminera de la planète ce qui produit trop de CO2, c’est à dire nous. Il n’y a aucune parade face à la menace dont je vous parle. Le jour où la production en oxygène va baisser de 90% sur Terre, ce sera la fin rapide de plusieurs espèces vivantes. La montée du taux de Co2 va causer un obscurcissement progressif de l’atmosphère de la Terre (un smog en fait) suffisant pour affecter la photoshythèse. Ce cercle vicieux va augmenter très vite avec les années. En un sens, il risque de nous arriver un peu la même chose qui est arrivé aux dinosaures mais en une vitesse accélérée et sans avoir besoin d’une comète. Notre système capitaliste basé sur la cupidité est beaucoup plus destructeur qu’une comète.

L’absence du phytoplanton va exterminer les baleines encore mieux que ne le ferait les baleiniers. Tout cela pour faire plaisir à certains asiatiques qui pensent que la soupe aux ailerons aide à les faire bander. Pourtant le Viagra existe. Ce qui peut détruire la vie sur notre planète, c’est notre ignorance, notre attachement à des traditions stupides et destructrices. Mais aussi les superstitions qui survivent en Asie en 2011 au sujet des vertus non-prouvées des parties du corps de certains animaux. Le processus qui nous détruira est en cours. Pour les requins c’est presque déjà Game Over. Mais ne vous inquiétez pas, le tour de l’humanité ne saurait tarder.

Le saviez-vous ?

C’est l’étude des diatomées (phytoplancton) au XIXème siècle qui a amené des améliorations majeures dans la conception de l’objectif des microscopes. En ce sens l’étude du phytoplancton a aidé l’étude émergente des microbes par les microbiologistes en dotant ceux-ci d’un matériel adéquat au bon moment.

Sources :
1- http://marinebio.org/oceans/ocean-resources.asp
2- http://www.linternaute.com/science/environnement/est-ce-que/06/poumon-terre/poumon-terre.shtml
3- http://www.slate.fr/lien/25523/declin-plancton-menace-espece-humaine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte
http://www.linternaute.com/science/environnement/pourquoi/05/o2-atmosphere/o2-atmosphere.shtml
http://oceanservice.noaa.gov/facts/phyto.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyg%C3%A8ne

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