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Proposition de loi « Sécurité globale » : la Défenseuse des droits note des « risques considérables » pour les libertés

lundi 16 novembre 2020, par C3V Maison Citoyenne

"Des centaines de personnes se sont rassemblées, mardi 17 novembre après-midi, à Paris à l’appel notamment de syndicats de journalistes et d’associations de défense des droits humains pour protester contre la proposition de loi « sécurité globale », qui empêcherait selon eux journalistes et citoyens de filmer les forces de l’ordre durant les manifestations."

UNE PROPOSITION DE LOI « INUTILE ET DANGEREUSE »

« Demain, on ne pourra plus faire de directs, alors que l’image est là pour établir la vérité » , a dénoncé Emmanuel Poupard, du Syndicat national des journalistes (SNJ).
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Dans un avis publié jeudi, la Défenseuse des droits a estimé que la proposition de loi sur la sécurité globale, examinée depuis mercredi par les députés, faisait peser des « risques considérables » sur la liberté d’informer et le droit à la vie à privée.

Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale ». Elle sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre, dans une urgence inouïe que rien ne justifie. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers.

Une première approche « d’accompagnement », telle qu’elle serait enseignée au centre de formation de la gendarmerie ou telle qu’elle existe en Allemagne, en Suède ou en Suisse, se concentre sur la protection des manifestants, le dialogue et la désescalade de la violence.

Une deuxième approche « confrontationnelle », telle qu’elle s’illustre vivement depuis 2015 et telle qu’elle est fermement dénoncée depuis (voir par exemple le rapport du défenseur des droits de 2018), vise avant tout à dissuader la population de participer à des manifestations, que ce soit par épuisement psychologique des participants (pratique de la nasse, blocage ou filtrage des entrées et sorties du parcours, gazage, fouilles au corps, comportements injurieux) ou par des violences physiques (LBD, grenades, charges). Cette seconde approche ne traite plus les manifestantes et les manifestants comme des individus à protéger mais comme des « flux » déshumanisés qu’il s’agit uniquement de canaliser, de dévier, de retenir ou d’écouler.

SURVEILLANCE DE MASSE AU SOL

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