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NUCLEAIRE - GUERRE ARMÉNIE / AZERBAÏDJAN : DES MISSILES TIRÉS SUR LES CENTRALES NUCLÉAIRE ET HYDROÉLECTRIQUE

vendredi 6 novembre 2020, par C3V Maison Citoyenne

GUERRE ARMÉNIE / AZERBAÏDJAN

Les relations diplomatiques entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont considérablement dégradées au point que les deux pays en sont venus à s’affronter militairement avec, chaque jour, l’emploi d’armes de plus en plus puissantes. L’Azerbaïdjan et la Turquie ont officiellement menacé de détruire la centrale nucléaire de Metsamor, ce qui pourrait engendrer une catastrophe nucléaire pour toute la région. Menace mise à exécution début octobre 2020...

Depuis près de 30 ans, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se disputent la région du Haut-Karabakh (sud Caucase) dans des escarmouches quasi-quotidiennes. Après 4 ans d’une situation à peu près contrôlable, les affrontements se sont amplifiés le 12 juillet 2020 et ont débouché sur une guerre ouverte le 27 septembre 2020.

Le Haut-Karabakh est une région autonome principalement peuplée d’Arméniens. De février 1988 à mai 1994, la guerre du Haut-Karabakh oppose les Arméniens de l’enclave, alliés à la république d’Arménie, et la république d’Azerbaïdjan alors intégrée à l’URSS. L’Arménie en sort victorieuse, au prix de 15 000 morts au total, et un cessez-le-feu est en vigueur depuis.

Si les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité des hostilités, les escarmouches ont fait place à une guerre ouverte avec l’emploi d’armement lourd (chars d’assaut, artillerie, drones, avions, hélicoptères, missiles...).
L’Azerbaïdjan a porté ses effectifs militaires à 100 000 soldats contre 45 000 en Arménie.

La centrale nucléaire de Metsamor en Arménie, d’une puissance de 408 MW, est considérée comme l’une des centrales les plus à risques dans le monde. Construite dans les années 1970 et donc obsolète, elle ne comporte pas de structure de confinement primaire. En outre, elle se situe dans une région à forte sismicité. cela n’a pas empêché le gouvernement arménien de prolonger sa durée d’exploitation jusqu’en 2026.

L’Azerbaïdjan a officiellement menacé de frapper la centrale nucléaire, ce qui pourrait entraîner une situation critique pour toute la région, relate le site de défense Avia.pro : « La partie arménienne ne doit pas oublier que les derniers systèmes de missiles qui sont dans l’arsenal de notre armée permettent de frapper la centrale nucléaire arménienne avec une grande précision, ce qui peut conduire à une grande catastrophe pour l’Arménie » a déclaré le chef du service de presse du ministère azerbaïdjanais de la défense, Vagif Dargahli.
En réponse, le ministre arménien de la Justice, Rustam Badasyan interpelle la communauté internationale : « L’Azerbaïdjan menace de détruire la centrale nucléaire de Metsamor. Je pense que cela devrait inquiéter toute la région ainsi que la communauté internationale ».

C’est pourquoi, l’Arménie a transféré d’urgence des systèmes de défense anti-aériens autour de la centrale nucléaire. Si elle était détruite, cela priverait immédiatement 40 % du pays d’électricité, puis engendrerait une catastrophe environnementale avec des émissions radioactives durables et une gestion toujours extrêmement compliquée et coûteuse comme en témoignent les accidents majeurs de Tchernobyl et Fukushima dont les conséquences ne sont toujours pas réglées.

Début octobre 2020 : tirs de missiles sur la centrale nucléaire

Alors que le conflit entre les deux pays est devenu majeur, le 2 octobre 2020, l’Azerbaïdjan a vraisemblablement visé la centrale nucléaire arménienne avec 2 missiles tactiques "Tochka-U".
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