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DECOUVREZ LE PROJET DE PLAN DE SEVITUDES AERIENNES DE L’AERODROME D’AUXERRE-BRANCHES DANS LE DETAIL...

vendredi 28 février 2020, par C3V Maison Citoyenne

La Préfecture de l’Yonne a organisé dernièrement une enquête publique sur le
projet de Plan de Servitudes Aéronautiques (PSA) de l’aérodrome d’Auxerre-
Branches. Cette enquête publique s’est déroulée du 9 au 29 janvier 2020.

Le document officiel joint en annexe précisait comment y participer et c’est bien intéressant !

En l’état, ce projet conduirait à raser inutilement 33 hectares de la forêt de
Branches.

Devant cette menace, nous devons tous nous mobiliser.
Chacun doit s’exprimer pour le faire évoluer et sauvegarder l’environnement.
De quoi s’agit-il ?
Un PSA définit autour d’un aérodrome des zones à l’intérieur desquelles la
hauteur des obstacles de toute nature (constructions, arbres, végétation, pylônes,
etc...) est limitée. Il détermine les zones frappées de servitudes aéronautiques, avec
les hauteurs à ne pas dépasser en chaque endroit.
Les volumes définis par un PSA ont les formes générales ci-dessous

Tout aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique doit disposer d’un
PSA et celui-ci doit être respecté.


ASEC – Mairie de Charbuy : 2 rue des écoles 89113 CHARBUY
Mail : charbuy.environnement@gmail.com - Site internet : http://charbuy-environnement.fr/


Un PSA dépend avant tout de l’utilisation que les responsables veulent faire
de l’aérodrome et de l’ambition qu’ils ont pour celui-ci à terme. Cela conditionne les
superficies concernées et les hauteurs maximales autorisées à un endroit donné.
Concrètement, le PSA sera d’autant plus contraignant (zones concernées
plus étendues et hauteurs permises plus basses) que l’on veut :
− accueillir de plus gros avions et donc avoir une piste plus longue,

− permettre les atterrissages avec de conditions de visibilité réduites (atter-
rissages dits “de précision“ – avec une visibilité verticale minimum de 60m -,

plutôt que simplement, des atterrissages à vue ou des atterrissages classiques
aux instruments -visibilité verticale minimum 90m-).
Une fois définitivement approuvé par arrêté ministériel ou par le Conseil
d’Etat, le PSA est joint au plan local d’urbanisme (PLU) des communes auxquelles il
s’applique et il s’impose à tous. Cela veut notamment dire l’obligation pour les
propriétaires des parcelles concernées d’abattre ou de tailler régulièrement les
arbres qui dépasseraient les hauteurs maximales.


Qu’en est-il pour l’aérodrome d’Auxerre-Branches ?
L’aérodrome a été inauguré en 1973. Depuis 2007, l’Etat en a transféré la
propriété à la Communauté d’agglomérations de l’Auxerrois, au département de
l’Yonne et à la région Bourgogne- Franche Comté réunis au sein du Syndicats Mixte
de l’Aéroport d’Auxerre-Branches.
Ce n’est qu’en 1979 qu’un PSA a été établi, mais il n’a jamais été appliqué.
La réglementation ayant changé en 2007, les autorités de l’aviation civile (DGAC)
souhaitent établir un nouveau PSA et, cette fois, le faire appliquer.
L’aérodrome dispose d’une piste de 1 650 m de long et 30 m de large (Code
3). Elle permet d’accueillir des avions de taille moyenne jusqu’à 78 places.
Cependant, en l’absence de tout PSA respecté, la Direction de l’Aviation Civile
a limité son exploitation à 1 200m (piste Code 2) depuis le début 2018. Concrète-
ment, cette limitation interdit actuellement l’utilisation d’avions de plus de 30 places.

Les aides à la navigation disponibles sur la plateforme permettent les atterris-
sages à vue dans les deux sens et aux instruments dans le sens nord/sud, mais pas
ceux dits “de précision“.
L’activité de l’aéroport d’Auxerre-Branches est extrêmement modeste.
En 2018, la plateforme a enregistré

• 7 060 mouvements (c’est à dire atterrissages ou décollages), mais seu-
lement 217 mouvements commerciaux – soit 0,6 mouvement/jour en
moyenne – l’essentiel de l’activité venant de vols d’aéroclub, d’école de
pilotage, des vols d’avitaillement carburant des hélicoptères du SAMU
ou de la gendarmerie, des évacuations sanitaires ;
• un trafic de 918 passagers (soit 2,5 passagers/jour en moyenne).

Malgré les changements de gestionnaires (la CCI d’Auxerre jusqu’en 2016,
puis la société LAVALIN, puis maintenant la société EDEIS), et malgré diverses et

coûteuses études pour « préparer son développement », l’aérodrome a vu son tra-
fic baisser depuis des années, bien avant avant la limitation d’exploitation de sa piste en 2018.

Cette situation traduit simplement une réalité géographique, démogra-
phique et économique de l’aéroport :

• les aéroports parisiens sont trop proches ; Orly est à 1h40
d’autoroute, Roissy - Charles de Gaulle et Le Bourget sont à 2h10 ;
• sa zone d’attraction, l’Yonne, a une population (340 000 habitants en
baisse depuis 2009) et une activité économique trop limitées,

Vous pouvez lire le dossier en intégral ici

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