Accueil > LINKY > LINKY - Ou en est-on ? Comment les anti-Linky protègent coûte que coûte leur (...)

LINKY - Ou en est-on ? Comment les anti-Linky protègent coûte que coûte leur ancien compteur électrique

lundi 17 février 2020, par C3V Maison Citoyenne

Le Ministère de la Transition écologique et Solidaire a récemment rappelé qu’Enedis ne pouvait installer de compteurs Linky en violant le droit de propriété.

Cette exception à la règle, bien connue des anti-Linky, conduit à un large panel de techniques pour rendre les anciens compteurs électriques hors de portée des équipes de pose.
Ils sont accusés par leur détracteurs d’exercer une surveillance intrusive de leurs habitudes de vie, voire de nuire à leur propre santé, en raison des ondes qu’ils émettent. Les compteurs Linky n’ont cessé d’être controversés depuis leur déploiement, lancé dès 2013. Tant et si bien que certains s’opposent à leur mise en place.

Refuser l’installation d’un compteur Linky ne peut en réalité se faire que dans un cadre très restreint. Dans une réponse parlementaire, le 4 février, le Ministère de la transition écologique et solidaire est venu rappeler que, dès lors qu’un client refusait l’accès à son compteur, les équipes de pose ne pouvaient pas procéder à son remplacement. Le droit de propriété prévaut ainsi, pour les compteurs n’étant pas situés dans l’espace public, ni dans un endroit facilement accessible.
Des tutoriels dédiés
Sur le terrain, les équipes d’Enedis se confrontent à plusieurs cas de figure. Ils peuvent ainsi trouver porte close, dans la minorité cas où les compteurs électriques sont situés à l’intérieur d’un domicile. "Il suffit dans ces cas-là de mimer l’absence et de ne pas répondre aux coups de fil pour la prise de rendez-vous", explique auprès de BFM Tech un anti-Linky ayant décliné les sollicitations d’Enedis.

Le refus gagne en complexité dès lors que les compteurs sont situés à l’extérieur. Sur les groupes Facebook de récalcitrants aux compteurs Linky, des tutoriels ont été mis à disposition pour montrer de quelle façon protéger au mieux son ancien compteur et empêcher ainsi son remplacement.
Il s’agit, dans la plupart des cas, de cadenasser son compteur, de le dissimuler sous une structure métallique ou d’y apposer un écriteau soulignant l’interdiction d’enfreindre une propriété privée. "Refus légal, pose forcée = infraction", peut-on ainsi lire sur certains compteurs jalousement protégés.

"Dès que j’ai reçu un courrier d’Enedis m’annonçant la prochaine pose du Linky, j’ai mis une plaque de refus et verrouillé la porte avec un cadenas inviolable", relate un anti-Linky sur un groupe consacré à ce sujet, en ajoutant qu’Enedis ne s’est par la suite pas montré particulièrement insistant.

Lire la suite sur BFMTV ...


Données personnelles : ce que votre compteur Linky sait de vous

VIE PRIVÉE - Trois ans bientôt après le début de son déploiement, le compteur dit "intelligent" Linky suscite toujours autant d’inquiétudes, la Cnil ayant épinglé cette semaine la manière dont sont gérées les données de ses utilisateurs. Quels types d’informations personnelles l’appareil d’Enedis peut-il collecter ? Peut-on l’en empêcher ? Et si oui, comment ? LCI répond à vos questions.
Il est censé faciliter la vie des Français. Pourtant, trois ans bientôt après le début de son déploiement, le boîtier "intelligent" Linky continue d’être source de crispations. En cause, en particulier, son caractère intrusif que pointent du doigt ses opposants. A les entendre, le petit boîtier jaune serait un espion. De fait, le principe du compteur communiquant, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d’énergie d’un foyer, pour gérer l’abonnement et la facturation.
En nombre dernier, dans une enquête intitulée "Big Brother débarque chez vous", l’association UFC-Que Choisir soulignait le fait que ces informations pouvaient être détournées pour épier les faits et gestes des consommateurs. Les compteurs Linky constituent-ils une atteinte à la vie privée ? Quels types d’informations peuvent-ils communiquer ? LCI fait le point, alors que la Commission nationale informatiques et libertés (Cnil) a épinglé cette semaine Engie et EDF en raison du non-respect de certaines exigences relatives au recueil du consentement à la collecte des données, ainsi qu’à la durée de conservation de celles-ci.

Voir la suite sur

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © digitalnature sous Licence GPL