Accueil > SOCIETE > SOCIETE > AGIR ! > Violences policières gratuites pour les uns, geste technique réglementé pour (...)

Violences policière - Vidéos

Violences policières gratuites pour les uns, geste technique réglementé pour les autres...

mercredi 12 février 2020, par C3V Maison Citoyenne

Violences policières gratuites pour les uns, geste technique réglementé pour les autres : dans une période de défiance et de méfiance vis-à-vis de la police, un décryptage s’impose

La vidéo montre un agent de la BAC s’approcher de l’individu, une dizaine d’autres personnes étant alignées contre le mur. Il demande à l’un de ses collègues : « Celui-là ? ». « Non, à gauche ! » lui répond-il. Un fonctionnaire arrive alors en courant, empoignant le jeune homme pour le faire se pencher en avant et lui assénant un violent coup de genou dans le ventre. L’homme tombe à terre.
D’autres policiers munis de boucliers anti-émeute créent un cordon de sécurité pour contenir la foule.

En marge de l’acte 65 des Gilets jaunes à Bordeaux le 8 février, des agents de la BAC ont procédé à des interpellations violentes. Une vidéo diffusée sur Twitter montre ainsi un fonctionnaire frapper un homme au ventre et le faire chuter sur le sol. Sputnik a contacté l’auteur de la séquence pour éclaircir les circonstances entourant cet événement.

Les tensions entre manifestants et forces de l’ordre ont été vives le 8 février à Bordeaux lors de l’acte 65 des Gilets jaunes, selon des témoignages circulant sur les réseaux sociaux. Une vidéo publiée par AB7 Media, qui se définit comme un média indépendant, montre l’interpellation brutale d’un jeune homme.

VIDEOS - VIOLENCES INOUÏES - 11 janv. 2020

Equipement CRS Equipement étudiant

Violences dans les manifestations : « Il y a une plus grande tolérance à la violence policière chez les politiques », selon un chercheur

INTERVIEW de Sebastian Roché, directeur de recherches au CNRS, auteur De la police en démocratie (Grasset) sur les violences policières

Depuis des mois, des violences émaillent les manifestations.
Selon un décompte du ministère de l’Intérieur fin novembre, 2.500 manifestants et 1.800 membres des forces de l’ordre ont été blessés depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».
A la veille d’une nouvelle journée de manifestation ce mardi contre la réforme des retraites, « 20 Minutes » a interrogé Sebastian Roché, directeur de recherches au CNRS, auteur De la police en démocratie (Grasset).

comment expliquer que de nombreuses personnes n’osent plus aller manifester ?

Les pouvoirs publics ont rendu plus compliqué la participation à ces manifestations, avec la multiplication des contrôles préventifs, parfois très en amont de lieux de mobilisation. Cela peut freiner la participation. Le deuxième effet de dissuasion est la quantité d’armes utilisée pour maintenir l’ordre. Il y a eu 20.000 tirs de LBD d’après l’IGPN [en 2018, les policiers ont tiré 19.071 munitions de lanceurs de balle de défense et lancé 5.420 munitions de grenades de désencerclement], une quantité jamais vue à l’échelle de l’Union européenne.
Les blessures se sont aussi multipliées. On parle de blessures irréversibles et de mutilations, la perte d’un œil, des mains arrachées, sur 30 personnes, c’est du jamais vu en seulement quelques mois.

Le ministère refuse pour sa part de parler de « violences policières ».

Pourquoi ?
C’est une stratégie de communication. Il y a l’idée que ce sont les « gilets jaunes », les black blocs qui sont les méchants, on parle même d’ultra-jaunes ou de jaunisation des manifestations désormais, comme pour expliquer qu’ils mériteraient la violence qu’ils reçoivent. Le fait de ne pas reconnaître ces actes est une manière de protéger la police et donc, de se protéger soi-même, cela n’a rien d’exceptionnel. Est-on un bon ministre de l’Intérieur quand on éborgne plusieurs Français ?

La suite de cet article dans 20minutes.fr/ ICI même !

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © digitalnature sous Licence GPL