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La chasse en France - Une catastrophe !!! Tirs sur des variétés en voie d’éxtinction !

mercredi 15 janvier 2020, par C3V Maison Citoyenne

Un site très intéressant et sérieux...

En dépit des principes scientifiques de base, la chasse se caractérise en France notamment et malheureusement par :

- En France sont tués à la chasse plus de 17 millions d’oiseaux chaque année (4,9 millions de pigeons ramier, 1,4 million de grives musiciennes, plus de 2 millions de perdrix grises et rouges, plus de 2 millions de canards, 0,7 million de bécasses des bois) soit de loin le tableau de chasse le plus important parmi 26 pays européens pour lesquels les données sont disponibles (le second pays est l’Espagne avec « seulement » 11 millions d’oiseaux tués) ;
La France est le pays en Europe qui chasse le plus d’espèces d’oiseaux, soit 63 espèces, alors qu’aucun autre pays n’autorise la chasse de plus de 40 espèces (Figure 1 ci-dessous) ; Nombre d’espèces chassées dans de l’Union Européenne selon les législations nationales en vigueur des 28 états membres.

La chasse aux oiseaux en France est de loin la plus intensive parmi les pays européens

- En France sont tués à la chasse plus de 17 millions d’oiseaux chaque année (4,9 millions de pigeons ramier, 1,4 million de grives musiciennes, plus de 2 millions de perdrix grises et rouges, plus de 2 millions de canards, 0,7 million de bécasses des bois) soit de loin le tableau de chasse le plus important parmi 26 pays européens pour lesquels les données sont disponibles (le second pays est l’Espagne avec « seulement » 11 millions d’oiseaux tués) ;
La France est le pays en Europe qui chasse le plus d’espèces d’oiseaux, soit 63 espèces, alors qu’aucun autre pays n’autorise la chasse de plus de 40 espèces.

- Au regard de la communauté d’oiseaux présents en France, le nombre d’espèces d’oiseaux chassées en France peut être effectivement qualifié d’excessif en comparaison avec la situation dans les autres pays européens.
Regardez bien, la France est tout en haut à droite et en rouge au dessus de 60 !

Figure 2. Nombre d’espèces chassées (selon les législations chasses en vigueur dans chaque pays) en fonction de la diversité spécifique avifaunistique des 28 états membres de l’Union Européenne (AT : Autriche ; BE : Belgique ; BG : Bulgarie ; CY : Chypre ; CZ : République tchèque ; DE : Allemagne ; DK : Danemark ; EE : Estonie ; EL : Grèce ; ES : Espagne ; FI : Finlande ; FR : France ; HR : Croatie ; HU : Hongrie ; IE : Irlande ; IT : Italie ; LT : Lituanie ; LU : Luxembourg ; LV : Lettonie ; MT : Malte ; NL : Pays- Bas ; PL : Pologne ; PT : Portugal ; RO : Roumanie ; SE : Suède ; SI : Slovénie ; SK : Slovaquie ; UK : Royaume-Uni).

De trop nombreuses pratiques sont contraires aux principes scientifiques pour une chasse responsable, et à la protection de la faune et des milieux et en particuliers :

- 15 millions d’animaux provenant d’élevages de gibier relâchés (notamment Canard colvert, perdrix ou Faisan de Colchide), avec les risques de transmission de maladies et de pollution génétique des populations sauvages ;
- Une compétition entre les gibiers lâchés et les autres espèces pouvant conduire à des modifications importantes des communautés animales naturelles ;
- 200 millions de cartouches, soit plus de 6 000 tonnes de plomb et l’équivalent de 22 millions de bouteilles plastiques (bourres plastique dans les cartouches) abandonnées chaque année dans la nature avec un impact sur de nombreuses populations d’oiseaux (rapaces, passereaux et anatidés notamment) ;

ET PAS QUE LES OISEAUX...
- La chasse d’espèces pourtant en mauvais état de conservation. A titre d’exemple 19 espèces d’oiseaux inscrites sur les listes rouges de l’UICN sont toujours chassées en France dont deux en danger au niveau mondial ;
- La chasse des oiseaux migrateurs hors périodes autorisées, et des piégeages non sélectifs sous prétexte de « traditions », en totale contradiction avec la Directive européenne pour les oiseaux ;
- La destruction annuelle de milliers de carnivores, pourtant alliés principaux de l’agriculture dont le loup, seul prédateur du sanglier, et le renard prédateur des micromammifères ;
- La chasse dans un grand nombre d’espaces protégés et jusqu’aux parcs nationaux ;
- Des actions systématiques visant à empêcher la création d’espaces naturels protégés ;

- Des actions systématiques visant à décaler des activités impactant fortement les milieux (exploitation forestière, débroussaillement pour la lutte contre les incendies, etc.) en période de reproduction, pour ne pas déranger les activités de chasse en période hivernale où leurs impacts, sur la faune comme sur la flore, seraient pourtant réduits ;
- Une gestion inadaptée de certaines espèces gibiers, notamment le sanglier, pour lequel les plans de chasse sont établis de sorte à maximiser les prélèvements à la chasse, et non pas, malgré un argumentaire déployé en ce sens par les fédérations de chasseurs, pour réguler des populations qui peuvent engendrer des dégâts importants sur les milieux forestiers mais aussi sur les productions agricoles ;
- L’absence de connaissances précises sur la réalité des prélèvements et, dans la plupart des cas, une absence de suivi de l’impact de ces prélèvements sur les espèces ciblées ;
- Un dérangement de la faune (chassable ou protégée) qui modifie son comportement, induit une crainte de l’homme (y compris les simples « amoureux » de la nature perçus comme une menace) et à éviter pendant toute la saison de chasse des zones d’alimentation ou de repos pourtant essentielles à leur cycle de vie

Voir sur le site : ASEPA

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