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Pesticides : des victoires et des ronflement - Pesticides dans les cours d’eau : d’agréables victoires de hérissons !

jeudi 19 décembre 2019, par C3V Maison Citoyenne

Pesticides dans les cours d’eau :

d’agréables victoires de hérissons !

Nous allons avoir besoin de vous pour aller plus loin contre les pesticides mais avouons-le, elles font du bien ces victoires de hérissons et de fédérations de pêche.

Souvenez-vous, en 2018, nous lancions l’alerte sur la santé des cours d’eau en France. Un nouvel arrêté ministériel introduisait un grand flou dans leur définition et a ainsi permis à de nombreux préfets de faire disparaître des cartes de nombreux cours et points d’eau.

Pourquoi ?

Pour les livrer aux pesticides.

Car tout point d’eau référencé comme tel sur les cartes doit être entouré d’une « zone de non traitement aux pesticides »  : quelques mètres sur lesquels il est strictement interdit d’y épandre des pesticides au risque de polluer l’eau. Le point d’eau n’est plus référencé sur les cartes ? Allez-y, vous pouvez y mettre des pesticides ! Le préfet du Tarn-et-Garonne a ainsi fait disparaître des cartes 30 % des aires préalablement protégées, celui d’Indre-et-Loire a lui rayé 43 % de ces zones. Et les exemples se multiplient.

Branle-bas de combat au sein du mouvement France Nature Environnement. 92 % des cours d’eau surveillés en 2013 contenaient déjà des pesticides.

Impossible pour nous de laisser cet arrêté de l’État empirer la situation. Les associations du mouvement déposent alors plus d’une quarantaine de recours.
Viennent d’abord les recours gracieux : demander aux préfets de revoir ses cartes.
Tous rejetés.
Certaines associations ont réussi à dégager des moyens pour déposer 25 recours contentieux auprès des tribunaux. Aujourd’hui, les victoires s’enchaînent. 8 jugements, 8 annulations d’arrêtés préfectoraux. Plusieurs délibérés sont encore en attente.

Face à ces premières sanctions, le gouvernement doit rapidement réagir afin de donner des instructions aux préfets. Vous êtes déjà plus de 23 000 à demander avec nous la réécriture de l’arrêté.

Et pourtant… l’État dort.

Il n’a toujours rien fait malgré nos multiples alertes. S’il ronfle pour protéger les cours d’eau, il ronfle également pour protéger les riverains de champs traités.

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