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SANS NUCLEAIRE, SANS CHARBON SANS GAZ, CHOISIR SON FOURNISSEUR D’ELECTRICITE VERTE EN CONNAISSANCE DE CAUSE...

vendredi 29 novembre 2019, par C3V Maison Citoyenne

D’ELECTRICITE VERTE ...

LES FOURNISSEURS VRAIMENT ECOLOS, ET LES MAUVAIS ELEVES

SANS NUCLEAIRE, SANS CHARBON SANS GAZ, EN CONNAISSANCE DE CAUSE

annick berger publie le 28/11/2019
Je choisis une énergie verte et j’économise|
ilek, fournisseur d’énergie "VRAIMENT VERT" selon le classement Greenpeace France 2018

Les trois mastodontes du secteur, EDF, Engie et Total Direct Energie sont à la traîne, pénalisés par le charbon, le nucléaire et les énergies fossiles.

Les énergies renouvelables devraient voir leurs capacités mondiales croître de 50% d’ici à 2024. Un essor dû, notamment, à la baisse des coûts de production. Si cette tendance pousse de plus en plus de fournisseurs d’électricité à adopter ces énergies vertes, en France, toutes les entreprises ne proposent pas les mêmes services et certaines ont une politique plus écoresponsable que d’autres. Face à ce constat, Greenpeace a publié son classement 2019 en fonction des offres vertes proposées par les fournisseurs.
Au total, 24 ont été passés au crible et sont classés de" vraiment verts" à "vraiment mauvais". Cinq sociétés obtiennent ainsi le label "vert" de Greenpeace : Enercoop et Planète OUI sont les deux meilleurs élèves et s’approvisionnent à 100% en énergies renouvelables. Elles soutiennent également les petits producteurs indépendants. Suivent Urban Solar Energy, créé en 2018, Ilek et Plüm énergie.
Engie en progression
À l’autre extrémité du classement, parmi les mauvais élèves, on retrouve les trois mastodontes du secteur : EDF et sa filiale Sowee en avant-dernière position, devant Eni. Viennent ensuite Engie et sa filiale Happ-e et Total direct Energie. Concernant EDF, Greenpeace estime que l’entreprise n’investit pas assez dans les énergies renouvelables qui ne représentent que 20% de ses capacités de production en Europe. L’association souligne également que la société exploite encore de trop nombreuses centrales à charbon, fioul et gaz.

Du côté de Total Direct Énergie, les énergies renouvelables n’ont représenté que 25% de ses moyens de production, le reste provenant de gaz fossile. Enfin, pour Engie, si Greenpeace souligne sa "progression" dans le domaine des énergies renouvelables, elle fustige son utilisation du charbon et sa production d’électricité essentiellement d’origine nucléaire ou fossile.

L’électricité verte a le vent en poupe

Concernant les autres entreprises du classement Mint Énergie, ekWateur, Alterna, Sélia et Gaz et Électricité de Grenoble (GEG) figurent dans la catégorie "en bonne voie" alors qu’Energem, GreenYellow et Cdiscount Energie, Lucia Énergie, Énergies E. Leclerc, Ohm Énergie, Butagaz, Proxelia et Énergies du Santerre sont jugées "à la traîne" par Greenpeace. Parmi les pires fournisseurs, on retrouve également le groupe espagnol Iberdrola et le suédois Vattenfall.

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la production d’électricité verte dans l’Hexagone. Fin 2017, plus de 1,5 million de clients avaient en effet inscrit une "offre verte". Selon le Baromètre du Médiateur de l’Energie publié fin 2019, 61% des Français sont désormais intéressés par la fourniture d’une électricité plus écoresponsable et 12% sont même prêts à payer plus cher pour en bénéficier.

LES GRANDES QUESTIONS CLASSIQUES :

1- « Les énergies renouvelables ne sont pas fiables ! »

Puisque le soleil ne brille pas la nuit et que le vent ne souffle pas tout le temps, les énergies renouvelables ne seraient pas fiables… C’est oublier qu’on peut compter sur plusieurs sources d’énergies renouvelables : au solaire et à l’éolien, s’ajoutent la géothermie, l’hydraulique et les énergies marines. Ce « bouquet » d’énergies renouvelables permettrait de couvrir nos besoins nuit et jour, quelles que soient les conditions météorologiques. Et avec les énergies renouvelables, pas de risque de pénurie ! L’énergie que le soleil apporte chaque année à la Terre correspond à 10 000 fois la consommation annuelle d’énergie de l’humanité tout entière.

2- « 100 % d’énergies renouvelables, c’est impossible ! »

S’approvisionner à 100 % en électricité grâce aux énergies renouvelables serait tout à fait possible. C’est ce que démontrent de nombreuses études, notamment celle de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) : d’ici 2050, l’électricité en France pourrait être 100 % d’origine renouvelable. La France représente le deuxième gisement de vent et le cinquième pays le plus ensoleillé d’Europe. L’Hexagone a également encore d’importantes marges de manœuvre pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et des appareils. Et la consommation d’énergie en France diminue déjà d’année en année, ce qui devrait faciliter la transition vers une électricité 100 % renouvelable.

3- « Il faudrait couvrir la France d’éoliennes ! »

C’est un argument souvent avancé : pour pouvoir atteindre 100 % d’électricité renouvelable, la France deviendrait un vaste champ d’éoliennes.
Sauf que l’énergie éolienne ne sera pas la seule source d’énergie renouvelable mise à contribution. Selon les scénarios de Greenpeace France et Négawatt, sur l’ensemble des énergies renouvelables, il faudrait pouvoir compter sur 17 000 à 18 000 éoliennes en France. Cela reviendrait à équiper la moitié des 36 000 communes de France d’une éolienne chacune. Il ne s’agit donc en aucun cas de recouvrir le territoire… La France possède déjà 9 000 éoliennes et l’Allemagne 27 800.
De plus, en s’implantant sur l’ensemble du territoire, les énergies renouvelables permettront de générer des revenus localement. Et il ne faut pas oublier que l’énergie qui prend le moins de place, c’est celle qu’on ne consomme pas.

4- « Les énergies renouvelables coûtent beaucoup trop cher ! »

Les énergies renouvelables coûtent de moins en moins cher. Elles sont aujourd’hui compétitives et rentables par rapport à des énergies non renouvelables. Comme pour toute nouvelle filière, les investissements de départ sont importants mais ils commencent déjà à porter leurs fruits. A la clé, plus de 400 000 créations d’emplois non délocalisables d’ici dix ans en France, une électricité sans gaz à effets de serre ni déchets nucléaires, sans danger et sans coûts cachés.
A titre d’exemple, l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables est déjà deux fois moins chère que celle qui sortira de l’EPR de Flamanville, s’il est un jour raccordé au réseau électrique. Plus généralement, neuf ou ancien, le nucléaire coûte de plus en plus cher : les centrales vieillissantes demandent plus d’entretien, il faut investir dans leur mise aux normes de sûreté et de sécurité, gérer les volumes de déchets qui augmentent chaque année, prévoir de démanteler les installations nucléaires… Sans parler du risque d’accident nucléaire qui pourrait coûter à la France jusqu’à 400 milliards d’euros, selon l’IRSN.

5- « Les énergies renouvelables, ça pollue ! »

Comme tout produit industriel, les équipements destinés aux énergies renouvelables ont un impact environnemental, principalement pour leur fabrication et leur démantèlement. Mais cela reste très limité par rapport aux énergies fossiles et nucléaire, malgré certaines idées reçues.
Des éoliennes et panneaux photovoltaïques sans terres rares, c’est possible ! 90 % des panneaux solaires sur le marché ne contiennent pas de « terres rares » mais sont essentiellement composés de silicium. Ils utilisent des métaux qui sont en grande partie recyclables. De même, il est aujourd’hui possible de fabriquer des éoliennes sans néodyme, un métal controversé.
Par ailleurs le recyclage a le vent en poupe et c’est même une obligation légale pour les fabricants et importateurs de panneaux photovoltaïques. Ils doivent reprendre gratuitement les équipements solaires en fin de vie et participent financièrement à la collecte et au traitement des déchets. Aujourd’hui, les panneaux solaires sont entre 95 et 99% recyclables selon les constructeurs (et même 100% pour un producteur français).

6- « Les énergies renouvelables, personne n’en veut ! »

C’est l’argument ultime des défenseurs des énergies fossiles et nucléaire :
- « les gens ne veulent pas d’une éolienne ou d’un panneau solaire à côté de chez eux… »
- Et une mine de charbon, un derrick de pétrole ou une centrale nucléaire dans son jardin, tout le monde en veut ?

Les sondages d’opinion publiés ces dernières années convergent tous : les énergies renouvelables sont dans le vent ! Une grosse majorité de Français a une opinion positive des énergies renouvelables, y compris de l’éolien, et souhaite que la France investisse plus dans les énergies renouvelables.
Le nucléaire, en revanche, est loin de faire consensus. Les Français sont en grande majorité défavorables à la construction de nouvelles centrales nucléaires et deux sur trois souhaitent fermer d’autres centrales nucléaires, en plus de Fessenheim, d’ici 2028. Ce sont les résultats de la consultation organisée par la Commission nationale du débat public auprès de 400 citoyens tirés au sort, à l’issue de plusieurs mois de débat public sur la politique énergétique.


Electricité verte : quel fournisseur est le plus vert ?

Vous vous souciez de la planète, mais votre fournisseur d’électricité peut-il en dire autant ? Découvrez l’édition 2020 de notre classement comparatif et nos conseils pour choisir un fournisseur d’électricité « vraiment vert ».




La suite des moins bon voire des pires ici : https://www.guide-electricite-verte.fr/

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