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Une commission indépendante met en garde contre une famille de fongicides

GLYPHOSATE - STOP BIENTOT ? MAIS LES SDHI ( inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) SONT DEJA SUR LE TERRAIN ! - DÉJÀ AUTORISÉ - MÉGA TOXIQUE !

mercredi 20 novembre 2019, par C3V Maison Citoyenne

QUE C’EST BEAU LES PESTICIDES LE SOIR AU FOND DES CHAMPS

Les GLYPHOSATES S’EN VONT TOUT DOUX… VOICI les SDHI

( inhibiteurs de la succinate déshydrogénase)
Découvrons ces produits… Explication scientifique simple :

Fongicides Les SDHI : une nouvelle famille pour protéger les céréales

COMMENT ÇA MARCHE ?


Vous ne connaissez pas les fongicides SDHI ? Pourtant, ils sont partout. Sur 70% des surfaces de blé tendre. Et 80% des surfaces d’orge d’hiver. Sans parler des semences de raisons et agrumes… Pourquoi ? Un effet prouvé dans l’élimination des champignons. Résultat, pour les agriculteurs, c’est presque indispensable pour protéger la production. Ils détruisent les champignons et moisissures en annulant l’action de la succinate déshydrogénase (SDH).
Génial donc ? En fait, c’est plus compliqué. Le blocage de la SDH aurait des conséquences sur le corps humain. Cela provoque l’accumulation d’une molécule, le succinate.
A terme, cela provoquerait de véritables mutations génétiques. Des milliers de gènes peuvent se retrouver déréglés et provoquer l’apparition de cancers et tumeurs. C’est pour cette raison que les chercheurs demandent la suspension de l’utilisation de ce produit.
Par Minute News


Une commission indépendante met en garde contre une famille de fongicides


Ces produits, très utilisés dans l’agriculture ou pour traiter les pelouses de certains stades, les golfs, pourraient être dangereux pour l’homme.

La Commission nationale déontologie et alertes en santé publique et environnement (Daspe) a émis mardi 19 novembre, une alerte au sujet d’une famille de fongicides utilisés en France, vous révèlent franceinfo et Le Monde. Cette autorité indépendante considère que "tous les dangers n’ont pas été pris en compte dans les procédures de mise sur le marché" pour le SDHI. Il s’agit d’une famille de molécules utilisée dans des produits fongicides répandus, notamment dans l’agriculture et dans le traitement des pelouses de certains stades.

Le principe de précaution nécessaire

Dans son avis, la commission ne se prononce pas sur les risques du fongicide, elle considère même qu’il y a des incertitudes sur leur existence mais elle pointe un angle mort dans la réglementation européenne : les études de mise sur le marché n’ont pas pris en compte certains dangers. Les travaux récents des scientifiques français qui alertent sur la toxicité sont de qualité et posent un doute sérieux, selon la commission.

"Il y a des procédures réglementaires qui sont assez figées, affirme mardi 19 novembre sur franceinfo Denis Zmirou-Navier, président de la Commission nationale de déontologie et alertes en santé publique et environnement. C’est sur la base de ces critères que différents Etats membres européens se prononcent sur une demande d’industriels de mise sur le marché. Mais la science évolue, la recherche se poursuit. A ce moment-là, il faut évoluer, réagir et c’est cette alerte que nous lançons".

Qu’est ce qu’on fait quand la science montre des éléments qui n’étaient pas pris en compte 5 ans, 10 ans avant ? On mène de nouvelles recherches et nous appelons de manière très forte à des financements publics indépendants pour permettre d’éclairer ces points d’incertitude qui demeurent.
Denis Zmirou-Navier - à franceinfo

Des scientifiques avaient publié une tribune dans la presse en 2018. L’Agence de sécurité sanitaire, l’ANSES, avait considéré en janvier dernier qu’il n’y avait pas matière à alerte sanitaire. Mais il y a un peu plus de dix jours, une équipe de l’INSERM a publié une étude pour alerter autour de la toxicité sur les cellules humaines.

Commercialisés depuis 2009 par les géants de la chimie tels que Bayer, Monsanto, BASF et Syngenta, les fongicides SDHI sont, en France, utilisés sur près de 70 % des surfaces de blé tendre, 80 % des surfaces d’orge d’hiver mais servent également pour la conservation des fruits et graines .

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Pour terminer, un article paru sur le site Météo des agriculteurs


Nouvelle alerte sur les dangers des fongicides SDHI sur la santé humaine
08/11/19 Adèle Magnard

Une équipe de chercheurs français vient de mettre en évidence que des fongicides de la famille des SDHI sont toxiques non seulement pour les champignons mais aussi pour les vers de terre, les abeilles et les cellules humaines.
Dans une étude parue le 7 novembre dans la revue scientifique Plos One, l’équipe de Pierre Rustin, chercheur à l’Inserm, met en évidence la toxicité de huit fongicides de la famille des SDHI (flutolanil, fluopyram, boscalid, fluxapyroxad, penflufen, penthiopyrad, isopyrazam et bixafen) sur les cellules humaines, ainsi que sur les vers de terre et les abeilles. Ces scientifiques avaient déjà alerté sur les risques des SDHI en avril 2018, dans une tribune parue dans Libération et cosignée par huit chercheurs, toxicologues et médecins.
Suite à cette alerte, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait conclu en janvier 2019, après “l’examen de l’ensemble des données scientifiques actuellement disponibles”, à “l’absence d’alerte sanitaire pouvant conduire au retrait des autorisations de mise sur le marché de ces fongicides”. L’Agence lançait cependant un “appel à la vigilance” au niveau européen et international, et soulignait “la nécessité de renforcer la recherche sur de potentiels effets toxicologiques chez l’Homme”. La nouvelle étude parue le 7 novembre va-t-elle rebattre les cartes ?
Les fongicides SDHI fonctionnement en bloquant une étape clé de la respiration des champignons, celle assurée par la succinate déshydrogénase (SDH). Or, la SDH “est un composant universel des mitochondries qui sont présentes dans quasi tous les organismes vivants”, expliquent les chercheurs dans leur publication du 7 novembre. Leurs recherches montrent que “la SDH de l’homme, de l’abeille domestique, du ver de terre et des champignons sont toutes sensibles aux huit SDHI testés”, bien que dans des proportions variables.
Des doutes sur les tests utilisés
L’étude montre aussi que les cellules de patients atteints de la maladie d’Alzheimer meurent plus vite en présence de SDHI que les cellules normales, les auteurs posant ainsi l’hypothèse que les SDHI “pourraient contribuer à une progression accélérée de la maladie”. Les chercheurs demandent par ailleurs la modification des tests réglementaires actuellement utilisés pour tester la toxicité des SDHI car, selon les résultats de leurs recherches, ces tests peuvent “masquer un effet toxique potentiel”.
La famille des SDHI est une famille assez récente parmi les fongicides : la plupart des substances actives (hors boscalid, carboxine et flutolanil) ont été approuvées après 2013. En France, le boscalid est la substance la plus vendue au sein de cette famille, même si (erreur ?)->>les tonnages ont beaucoup diminué ces dernières années (moins de 200 tonnes en 2018 contre 600 tonnes en 2009)<<-<erreur ?), au profit des substances plus récemment autorisées comme le bixafen, le fluopyram et le fluxapyroxad. Selon l’Union des Industries de Protection des Plantes, les fongicides de la famille des SDHI représentent 2% des tonnages de fongicides vendus en France. Ils sont utilisés en traitements de semences en grandes cultures ainsi qu’en traitements des parties aériennes pour les céréales, les oléo-protéagineux et sur plusieurs fruits et légumes.
Publié par Adèle Magnard
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