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GLYPHOSATE - Les méthodes d’évaluation des pesticides sont caduques et déficitaires !

jeudi 13 juin 2019, par C3V Maison Citoyenne

Communiqué de presse pour parution immédiate
Foix 2019

Les méthodes d’évaluation des pesticides sont caduques et déficitaires.

Les méthodes d’évaluation amenant à une autorisation de mise sur le marché des pesticides sont dénoncées depuis longtemps par de nombreuses associations, les Faucheurs Volontaires et la Campagne Glyphosate France.

Nous considérons que ces évaluations sont caduques et déficitaires. Elles ne prennent en compte que la molécule active désignée comme telle par les fabricants et ne sont basées que sur leurs seules études. Aucune contre-expertise n’est faite.
L’effet de potentialisation (effet cocktail) n’est absolument pas pris en compte par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) contrairement à l’I.N.S.E.R.M (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) qui étudie les effets du produit fini tel que fourni aux usagers. Imaginons que soit évaluée la dangerosité de la poudre à canon en étudiant uniquement le salpêtre ou le charbon de bois qui la compose.

A quels organismes doit-on faire confiance quant-il s’agit de rechercher les conséquences sur notre santé ?
- A des agences de sécurité alimentaire comme l’E.F.S.A et l’A.N.S.E.S (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
- ou à des instituts de recherches médicales comme le C.I.R.C (Centre International de Recherche sur le Cancer) ou l’I.N.S.E.R.M qui alertent sur les risques que l’exposition aux pesticides fait courir à la santé humaine ?

Il est donc urgent de revisiter totalement les méthodes utilisées par les organismes accréditeurs, pour le glyphosate bien sûr mais bien évidemment pour tous les pesticides et au-delà pour toutes les molécules chimiques qui sont brevetées à une cadence inquiétante.
Les 2600 analyses faites dans le cadre de la campagne Glyphosate France démontrent l’imprégnation générale de la population par le glyphosate et donc par les pesticides dont il est un composant.
Que celles et ceux qui continuent à prétendre qu’un pesticide ingéré ou inhalé au quotidien ne présente aucun danger expliquent pourquoi ils ont été interdits dans les collectivités locales et pour les particuliers.
Devant les controverses scientifiques trop souvent orchestrées par les lobbys, il est urgent que le principe de précaution soit enfin appliqué en France et en Europe comme le prévoient leurs constitutions.

Contact presse : Dominique Masset 06 10 94 66 82

Les quatre questions posées à la demande des Faucheurs Volontaires par le Président du tribunal de grande instance de Foix sur lesquelles la Cour de Justice de l’Union Européenne doit se prononcer dans les mois à venir ;
1 Le règlement européen est-il conforme au principe de précaution lorsqu’il omet de définir précisément ce qu’est une substance active, laissant le soin au pétitionnaire de choisir ce qu’il dénomme substance active dans son produit, et laissant le soin au pétitionnaire de choisir ce qu’il dénomme substance active dans son produit, et laissant la possibilité au pétitionnaire d’orienter l’intégralité de son dossier de demande sur une unique substance active alors que son produit final en comprend plusieurs ?
2 Le principe de précaution et l’impartialité de l’autorisation de commercialisation sont-ils assurés lorsque les tests, analyses et évaluations nécessaires à l’instruction du dossier sont réalisés par les seuls pétitionnaires évidemment partiaux dans leur présentation, sans aucune contre analyse indépendante, et en ne publiant pas leurs rapports de demandes d’autorisation sous couvert de secret industriel ?
3 Le règlement européen est-il conforme au principe de précaution lorsqu’il ne tient aucun compte des pluralités de substances actives et de leurs effets cumulés ? Notamment lorsqu’il ne prévoit aucune analyse spécifique complète au niveau européen des cumuls de substances actives au sein d’un même produit ?
4 Le règlement européen est-il conforme au principe de précaution lorsqu’il dispense en ses chapitres 3 et 4 d’analyses de toxicité" (génotoxicité, examen de carcinogénécité, examen des perturbations endocriniennes...), les produits pesticides dans leur formulations commerciales telles que mises sur le marché et telles que les consommateurs et l’environnement y sont exposés, n’imposant que des tests sommaires et toujours réalisés par le pétitionnaire ?

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