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TCHERNOBYL - ANNIVERSAIRE - 33 ANS... Le dossier - Infos texte, photos et vidéos.... et aujourd’hui ???

mercredi 29 mai 2019, par C3V Maison Citoyenne

LES VIDÉOS DE L’EXPLOSION SONT RARES... PEUT-ÊTRE EST-CE LA SEULE MONTÉE SOUVENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES AVEC DES AJOUTS.

NOUS AVONS CHOISI LA PLUS SIMPLE : L’EXPLOSION

26.04.1986, 01:23:50 AM

Carte du déplacement de la radioactivité... (Nicolas Sarkosy avait été tiré au sort pour annoncer aux français qu’il s’était arrêté à la frontière, on s’en souvient !)
Il y a trente trois ans, la catastrophe de Tchernobyl envoyait au-dessus de l’Europe un nuage radioactif. Composé de césium 137, il a survolé le continent pendant plusieurs jours et ne s’est pas arrêté aux frontières de la France.

Une animation de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire montre le mouvement du panache entre 0 et 10 mètres au-dessus du sol du 26 avril au 9 mai 1986.

La réalisation d’une telle modélisation s’appuie sur deux sources d’information : la connaissance des quantités de substances radioactives rejetées lors de l’accident et la connaissance des conditions météorologiques depuis le moment de l’accident (notamment les trajectoires des masses d’air).
Vidéo satellite animation

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La pose, impressionnante du sarcophage : Notre grand fabricant français s"est fait une PUB d’enfer !!! mais nous ne le citerons pas !

Nous reviendrons plus bas sur ce sarcophage avec son avenir et ses risques...


Comme on peut le voir sur ces 2 photos d’un même lieu à quelques années d’intervalle, la végétation reprend ses droits mais le lieu est toujours inhabitable, du moins à demeure...ou pour les touristes mais cela aussi sera vu plus en détails plus loin !


Un petit cours de radioactivité si vous le voulez bien, rassurez vous, pas très long mais explicite !

Contamination du territoire français par le césium 137

La carte ci-dessous présente les valeurs maximales de contamination en becquerels par m2. Elles sont le résultat d’analyses de sols effectuées en 1999-2000 et 2001 par André Paris, agronome et géologue. Il a bénéficié pour cette recherche de l’appui scientifique et logistique de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD).

Le césium 137 est un radionucléide qui n’existait pas dans la nature avant le début du 20 ème siècle. Il provient des activités nucléaires civiles et militaires. Il met 300 ans pour disparaître. Sa nature chimique étant proche de celle du potassium, il est métabolisé par les plantes et incorporé par les animaux et par les humains.

Cette carte ne doit pas vous laisser penser que le césium 137 est le seul polluant radioactif de notre environnement.
Il est le plus important en quantité mais lui sont associés de nombreux autres radionucléides à vie longue comme le strontium 90 et le plutonium 239 et 240.
Les relevés de césium 137 témoignent aussi d’une contamination ponctuelle par radionucléides à vie courte, en particulier l’iode 131 qui disparaît au bout de 2 mois. Dans le cas de Tchernobyl, les valeurs en iode 131, dans les premiers jours qui ont suivi l’accident, ont été estimées entre 5 et 10 fois supérieures aux valeurs du césium 137.

Le becquerel correspond à la désintégration d’un atome par seconde.

A chaque sorte de radionucléide correspond un temps d’activité. Ce temps est communément exprimé en période de demi-vie. Le césium 137 a une demi-vie de 30 ans. Explication : il perd la moité de sa radioactivité en 30 ans et il perd la moitié de ses 50 % restants dans la 2ème période 30-60 ans.
Au bout de 60 ans, il conserve 25 % et il lui en reste 12,5 % au terme des 90 ans. Il faut 7 périodes soit 210 ans pour descendre en dessous de 1 %.
Ainsi peut-on dire que le césium 137 met 300 ans pour disparaître presque complètement (0, 1 %).

et n’oublions pas...

L’iode 131 disparaît en 80 jours, le plutonium 239 en 240 000 ans et l’uranium 238 en 45 milliards !


L’activité nucléaire civile et militaire a produit et rejeté dans l’environnement 595 radionucléides différents.

L’affichage des relevés complets est disponible sur le site de la CRIIRAD : www.criirad.org
Pour vous guider :
(Page d’accueil centrale –> « Les conséquences de Tchernobyl » - puis —> « France : En savoir plus » - puis —> « Etat de la contamination des sols en césium 137 » - puis —> « Cartes de France »)

ET AUJOURD’HUI ???

Le site de Tchernobyl 30 ans après

Le sarcophage de l’unité 4

En 1986, les autorités soviétiques firent construire en quelques mois un bâtiment appelé sarcophage après avoir déversé à partir d’hélicoptères des milliers de tonnes de matériaux sur l’unité N°4 accidentée. Le sarcophage contient la majeure partie des 190 tonnes du combustible resté dans le cœur fondu du réacteur. Construit dans l’urgence et fragile, le sarcophage a fait l’objet de travaux de renforcement dont l’objet est de réduire les risques d’effondrement ou de fuites de matières radioactives.

Le 15 décembre 2000, le gouvernement ukrainien, conformément à l’engagement qu’il avait pris en 1995, a arrêté définitivement le dernier réacteur encore en fonctionnement sur le site. Cet événement marque la fin de l’exploitation des réacteurs RBMK en Ukraine. Il existait encore à cette date 13 réacteurs de cette filière en exploitation, répartis sur deux sites en Russie et un en Lithuanie.

Malgré l’arrêt définitif du dernier réacteur, il subsiste d’importantes quantités de matières radioactives sur place. Un programme de démantèlement a été défini et mis en œuvre notamment grâce au soutien financier de la communauté internationale.
Pripiat : une cité à l’abandon...

Des débris et des morceaux de plâtre sont tout ce qui reste de la polyclinique de la ville Pripiat à 3 kilomètres de Tchernobyl. Les locaux avaient été laissés intacts, mais le temps et des maraudeurs passés piller ameublement et le matériel ont fait leur œuvre. Petr Pavlicek/IAEA

Les autorités ukrainiennes ont décrété une zone morte de 29 km de rayon (la moitié d’un département français) avec son cortège de villes fantômes et l’aspect de désolation propre aux ruines et aux vestiges abandonnés. La plus connue est Pripiat, située à environ deux kilomètres du désastre, vidée de ses 50 000 habitants dans l’urgence de la catastrophe.

Un effort de décontamination a rendu le complexe des réacteurs assez sûr pour l’accès des travailleurs et des visiteurs. La plupart des zones décontaminées ont été nettoyées avec des bulldozers qui ont enlevé une épaisseur de plus de 1 mètre de sol contaminé.
Ancienne rue fréquentée...

Depuis 1986, le risque des radiations dans les zones affectées a beaucoup décru du fait de l’évolution naturelle et des mesures prises. La majorité des territoires contaminés sont maintenant suffisamment décontaminés pour y vivre et mener une activité économique. Cependant dans la zone d’exclusion et un nombre limité d’endroits des restrictions quant à l’usage du sol perdureront encore longtemps.
La zone d’exclusion : un territoire abandonné

La zone d’exclusion de Tchernobyl – plus de 2600 kilomètres carrés autour du réacteur détruit – est retournée en 20 ans à l’état sauvage. Cette meute de chiens se nourrit des restes que leur apportent les ouvriers chargés du nettoyage de la zone et les personnes qui y vivent. Des animaux sauvages comme des sangliers, des daims y prospèrent. En l’absence d’humains, la zone d’exclusion a pris ironiquement certains aspects d’un parc naturel.

Concernant le « sarcophage », construit en 6 mois en 1986 dans des conditions difficiles pour contenir les restes du réacteur accidenté, il est impossible de faire un diagnostic précis sur sa solidité à moyen et long termes. Il existe un risque d’effondrement, qui aurait pour conséquence une émission de poussières radioactives dans l’environnement immédiat, entraînant une exposition du personnel présent sur le site.

Si un tel effondrement se produisait, il ne constituerait pas un « second Tchernobyl » comme il est parfois dit. Il n’y aurait ni incendie, ni explosion. Les poussières de l’effondrement retomberaient aux environs immédiats. Elles seraient beaucoup moins radioactives qu’en 1986 en raison de la disparition totale en vingt années des éléments volatils et à vie courte comme l’iode-131 qui furent si nocifs lors de l’explosion du réacteur.

De grands travaux sont en cours pour parer à la détérioration du sarcophage recouvrant le réacteur accidenté. Le financement du programme bénéficie d’un important soutien de l’Union Européenne. La construction d’une grande arche au dessus du sarcophage a été entreprise. Les travaux ont commencé en 2010. La mise en place a eu lieu fin novembre 2016. Sur le long terme, il est prévu après cette mise en place de démanteler le sarcophage afin d’y récupérer les matières très radioactives enfouies.

Les combustibles irradiés des trois réacteurs arrêtés sont actuellement entreposés dans les piscines attenantes à ces réacteurs. Un retraitement du combustible, qui aurait permis de conditionner ces déchets, n’est pas prévu. Il est envisagé de construire une nouvelle installation afin de les entreposer « à sec », selon le procédé utilisé pour les déchets des réacteurs REP et à eau bouillante (*).
2014 : Tourisme nucléaire à Prypiat

Ce parc de loisirs devait ouvrir le 1er mai 1986, mais la centrale explosa cinq jours avant. Il est devenu une attraction d’un nouveau type.

Effet des années, des efforts de décontamination, un intéressant article du National Geographic Magazine fait état en 2014 d’un tourisme nucléaire. Après la faune sauvage qui a reconquis la zone, quasi inhabitée, c’est au tour de touristes d’un genre nouveau d’apparaître. Vêtus de blanches combinaisons, ils se prennent en photos dans le parc de loisirs de la ville fantôme de Prypiat. Ils ne portent pas de masques mais évitent de ramasser des champignons.

Quelle leçon tirer 30 ans après l’accident ? Un second Tcherbobyl est-il possible ? Rappelons que l’accident ne se serait pas produit si les opérateurs n’avaient désactivé les dispositifs de sûreté. En 2016, les probabilités d’accidents majeurs sont devenues extrêmement faibles, mais les Autorités de Sûreté ne les excluent pas totalement. Les acteurs du nucléaire préfèrent mettre l’accent sur l’obligation d’en réduire dramatiquement les conséquences. Il s’agira d’éviter à tout prix un relâchement majeur de radioactivité et le traumatisme d’avoir à évacuer des populations entières.

SUITE : Impacts psychologiques
SUITE : Ameliorations des RBMK
SUITE :Arche de Tchernobyl


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UNE CENTRALE NUCLÉAIRE EN CACHE TOUJOURS UNE AUTRE...

distance des centrale les plus proches —> de Joigny :

Nogent / Seine 70 km
Belleville / Loire : 80 km
Dampierre 130 km
Saint-Laurent-des-Eaux : 184 km
Chinon : 300 km
Et pour terminer, une carte intéressante, l’âge de nos centrale...

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