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Nouvelle enquête - La souffrance des poulets dans un élevage en Auvergne - PETITION -

mercredi 15 mai 2019, par C3V Maison Citoyenne

Découvrez l’envers du décor

La souffrance des poulets en Auvergne - 35 jours d’enfer en élevage intensif !

Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part d’une nouvelle enquête que nous avons menée dans un élevage de poulets, à Solignat, dans le Puy-de-Dôme. Tournées en avril 2019, les images montrent l’enfer de l’élevage intensif et la violence avec laquelle les oiseaux sont ramassés et entassés dans des caisses le jour du départ à l’abattoir.

Sous contrat avec Axereal, société coopérative agricole, poids lourd de l’agroalimentaire, l’élevage comprend deux bâtiments de plus de 20 000 poulets chacun. Dans ces bâtiments d’où ils ne sortent jamais, les animaux sont entassés à plus de 22 par m2.

Nos caméras ont filmé leur vie en élevage vers l’âge de 30 jours, et le moment où ils sont mis en caisses avant leur départ pour l’abattoir.

Les poulets sont sélectionnés génétiquement pour grossir très vite. Ils grandissent sur une litière qui n’est jamais changée au cours de leur courte vie. La poussière et les excréments s’accumulent. L’ammoniac et le CO2 qui s’en dégagent sont la cause de graves problèmes de santé.

Du fait de ces conditions de vie difficiles, les animaux souffrent de diverses maladies : brûlures de la peau, blessures, problèmes respiratoires, fragilités osseuses... Beaucoup de poulets sont fortement boiteux. Peinant à se tenir sur leurs pattes ou trop faibles, certains ne peuvent même plus atteindre les mangeoires et les abreuvoirs et meurent de faim et de soif. Des poulets morts non ramassés se décomposent dans la litière au milieu des vivants.

Vers 35 jours, les oiseaux sont jetés dans des caisses pour être transportés à l’abattoir. Ils sont attrapés brutalement par les pattes. Imaginez leur douleur, alors qu’ils ont déjà du mal à porter le poids de leur corps. Certains tombent par terre et sont repris sans ménagement.

Pour beaucoup d’entre nous, l’Auvergne est synonyme de poulets « fermiers », « Label rouge », « élevés en plein air »... C’est oublier que des poulets y sont également détenus en élevages intensifs, comme partout ailleurs. Et quel que soit le mode d’élevage, leur mise à mort à l’abattoir est la même : cruelle et douloureuse.

Aujourd’hui en France, la consommation de viande de poulet est la seule qui continue d’augmenter. 800 millions de poulets sont tués chaque année, et l’élevage intensif est majoritaire. Il concerne 83 % d’entre eux.

À l’occasion de cette nouvelle enquête, nous menons une grande campagne d’information et de sensibilisation à Clermont-Ferrand, capitale historique de l’Auvergne : affichage sur les bus et les axes routiers, diffusion d’un spot radio, tractage de masse…

Nous comptons également sur vous pour exprimer votre révolte et signer massivement le Manifeste contre l’élevage intensif !

Mobilisons-nous pour mettre un terme aux souffrances des animaux ! Un grand merci.

À très vite,

Sébastien Arsac
Responsable des enquêtes

P. S. : si vous souhaitez vous informer davantage sur les raisons d’abandonner la viande poulet et sur les alternatives végétales qui existent, je vous donne rendez-vous sur notre site internet lepoulet-onpeutsenpasser.fr. Parce que s’orienter vers une alimentation végétale reste le meilleur moyen de s’opposer à cette violence ! Faites passer le message ;-)


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