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Glyphosate : quelles alternatives pour désherber son jardin ?...Ses vignes ?...Ses champs ? MONSANTO propose un desherbant SANS GLYPHOSATE !

jeudi 2 mai 2019, par C3V Maison Citoyenne

PARTONS DE CETTE CONSTANTE...---->

Et avant d’attaquer, nous avons trouvé ceci dans nos recherches et sur amazon, alors que le Rundup reste interdit à la vente aux particuliers : (- copie d’écran - cliquer -)
C’est bien le nouveau Roudup ! Il ressemble assez au précédent mais ce n’est pas le même !!!
On s’y tromperait...
Mais n’est-ce pas le but ???

Voir plus bas pour le nouveau Roundup...

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Les pesticides de synthèse sont interdits pour les jardiniers amateurs depuis janvier 2019. Les fabricants proposent, pour remplacer le glyphosate, des désherbants à base de substances naturelles. Le magazine 60 Millions de consommateurs a décidé de tester ces produits pour évaluer leur efficacité. Et le bilan est mitigé.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les jardiniers amateurs sont responsables pour un quart de la pollution des eaux de surface et des nappes souterraines. Il faut dire que la moitié des jardiniers utilisaient encore des herbicides de synthèse en 2017. Mais depuis le 1er janvier, ils n’ont plus le droit de se servir des produits à base de glyphosate. Le magazine 60 Millions de consommateurs, dans son édition de jeudi, a testé les alternatives à base de substances naturelles.

MOINS BIEN QUE RUNDUP...

Le nouveau ROUNDUP formule biocontrôle Speed par RUNDUP ! !!!

Parmi les cinq produits testés par le magazine figure une autre référence du Roundup, avec des produits reformulés pour respecter la réglementation. Mais "les résultats sont peu probants. Ces désherbants viennent difficilement à bout des herbes folles, tout en ayant, eux aussi, des impacts sur la santé et l’environnement", selon 60 Millions de consommateurs. Tous ces produits, dits de biocontrôle, sont à base d’acide. Leurs effets reposent sur le même mécanisme : l’acide brûle les feuilles et les tiges. Il détruit la partie aérienne de la plante, mais ne la tue pas forcément.

Le produit le plus efficace testé par 60 Millions est Clairland , à base d’acide pélargonique.
Il obtient de bons résultats, notamment sur la fumeterre, la véronique, la stellaire, le chardon et le laiteron maraîcher. Bayer Jardin Natria et Solabiol, deux produits qui utilisent la même combinaison d’acides, reçoivent des notes acceptables. L’efficacité du Roundup formule biocontrôle Speed et celle de Fertiligène, tous les deux à base d’acide acétique, laisserait à désirer. En comparaison, "le Roundup à base de glyphosate reste sans surprise le plus efficace, puisqu’il se diffuse dans toute la plante et la tue intégralement. Herbicide dit total, il détruit toutes les espèces", selon la journaliste Magali Reinert.

Le Roundup reste de loin le plus toxique des herbicides

Tous ces produits, dits de biocontrôle, ne sont pas sans danger. Les produits Roundup formule biocontrôle et Fertiligène sont les mieux notés sur le critère de leur composition. "S’ils présentent des risques d’irritation pour les yeux et le nez, l’acide acétique est à la même concentration que dans le vinaigre, donc peu concentré", écrit 60 Millions. Bayer Jardin Natria et Solabiol peuvent provoquer des irritations plus sévères, de graves brûlures de la peau, des lésions oculaires et une sévère irritation des yeux, même si les concentrations d’acide sont limitées. Clairland arrive en dernier à cause d’un conservateur toxique, la benzisothiazolinone, nocive en cas d’ingestion et qui peut provoquer une allergie cutanée.

Les essais de 60 Millions sur la biotoxicité n’évaluent pas l’ensemble des risques biologiques sur l’écosystème. Ils portent sur les vers de terre et sur les daphnies, des microcrustacés en milieu aquatique. Aucune mortalité des vers de terre n’a été relevée, ce qui montre que tous respectent la réglementation en vigueur. Le Roundup à base de glyphosate (désormais interdit pour les particuliers) est sans équivoque le plus toxique des herbicides testés. Et 60 Millions de conclure que ces herbicides de biocontrôle ne pourront, seuls, venir à bout de toutes les mauvaises herbes et doivent être utilisés en complément d’autres techniques.
"De l’eau bouillante pour tuer la végétation"
à droite, désherbant de synthèse —>>
Comme le rappelle le magazine 60 Millions de consommateurs, la chimie a fait son entrée dans les jardins il n’y a finalement que cinquante ans. Et pas dans tous puisque beaucoup d’amateurs s’en sont passés. Première règle pour venir à bout des "mauvaises herbes", l’entretien régulier. "Le mieux est de les éliminer dès qu’elles apparaissent, à l’aide d’une binette ou d’un outil équivalent. Une tonte haute de la pelouse (6-8 cm) limite aussi la germination d’herbes indésirables".

Pour les parcelles cultivées, le magazine 60 Millions conseille également le paillage du sol autour des plantes. Une technique toute simple qui consiste à étaler une couche de déchets du jardin (tailles d’arbustes broyées, feuilles mortes, fleurs fanées, tontes de pelouse). Cette couche de matière organique contribue à un cercle vertueux pour la qualité du sol, produit un engrais naturel et retient l’humidité. Quant aux terrasses et allées, 60 Millions conseille tout simplement l’eau bouillante, "radicale pour tuer la végétation". Et de conclure : "En finir avec la chimie, c’est aussi regarder son jardin comme un écosystème, où des espèces peuvent cohabiter. Même celles qui sont plus utiles aux insectes qu’aux humains".
Que faire de vos anciens herbicides ?
Il vous reste des herbicides, insecticides ou autres produits chimiques pour le jardin ? Sachez que la loi qui en a interdit la vente aux particuliers prohibe aussi leur utilisation et leur détention. Bouteilles, bidons ou sprays, pleins ou déjà ouverts, doivent être rapportés dans une déchetterie qui accepte les produits chimiques (liste sur le site ecodds.com/particulier).
Attention, vous ne devez surtout pas les jeter à la poubelle, ni vider leur contenu dans les canalisations.


25/04/2019

BIO-HERBICIDE NON SÉLECTIF : LE BELOUKHA® VIENT D’OBTENIR SON AMM (Autorisation de mise sur le marché)

Après 5 ans de développement et plus de 350 essais réalisés en France, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer et en Europe, Beloukha ® vient d’obtenir son AMM comme nouveau produit de biocontrôle à effet désherbant non sélectif, défanant et dessiccant. À noter que le produit n’est pas encore autorisé en bio. Cette innovation remarquable est développée par la société Jade (Jardin agriculture développement) pour le désherbage et la destruction des rejets de la vigne, le défanage de la pomme de terre, le désherbage du bananier, le désherbage des espaces verts et des jardins d’amateurs. Issu d’une extraction naturelle (huile de colza)
par un procédé strictement physique, ce produit est une préparation naturelle,
non sélective des plantes cultivées, dont la substance
active est un acide gras ayant des propriétés à
action défanante et dessicante :
l’acide nonanoïque, formule moléculaire brute : C 9 H 18 O 2.

Faisant partie du groupe des acides gras C7 à C20, l’acide nonanoïque (C9), de part son profil tox et écotox, ne présenterait, apparemment, aucun effet préjudiciable sur l’homme, les animaux, l’eau, l’air et l’environnement. Il est seulement classé Xi (irritant pour la peau et les yeux). Il ne laisserait également aucun résidu dans le sol et dans les plantes cultivées avec une très forte biodégradabilité (DT 50 <2 jours).

Un mode d’action plutôt « mécanique »

Le Beloukha ® est un produit strictement de contact. La partie lipophile de l’acide gras attaque et détruit les membranes des cellules de l’épiderme des végétaux. Cette perméabilisation entraîne une déshydratation quasi immédiate des tissus. L’action du produit est donc très rapide et visible dans les 2 heures qui suivent l’application. En revanche, ce nouveau bioherbicide ne possède aucune action systémique et, de ce fait, il ne détruit pas le système racinaire. En termes d’élimination, son efficacité se résumera donc à une végétation jeune (repousses et levées d’adventices). Pour les autres et surtout les vivaces, il limitera leur développement et retardera les risques de concurrence. C’est en partie pour cette action mécanique que le produit doit être utilisé plutôt par temps chaud et sec en conditions poussantes et avec une concentration comprise entre 6 et 8 %. Une aubaine pour les agriculteurs en bas volume.

Des premières homologations en vigne, pomme de terre et banane

Au-delà des espaces verts, les premiers usages homologués du Beloukha ® sont l’épamprage et le contrôle de l’enherbement de la vigne. À ce niveau les résultats montrent une très bonne efficacité sur les jeunes pampres herbacés non lignifiés. Sur les pampres plus développés et sur cépages vigoureux l’efficacité est moyenne ; une seconde application sera nécessaire. Il est également homologué en défanage de la pomme de terre en association avec le broyage mécanique. D’autres usages sont en instance d’extension d’homologation comme le contrôle du salissement dans les jeunes plantations de bananiers mais plus généralement en arboriculture.

On devrait aussi pouvoir l’utiliser pour la dessiccation de certaines cultures porte-graines, pour du désherbage localisé en betterave et maïs mais aussi pour la gestion des couverts. L’arrivée de ce dessicant/défanant est une solution innovante qui devrait contribuer à la réduction de l’usage des herbicides et la diminution des IFT chimiques. Il rappelle également par son mode d’action le Paraquat sans ses inconvénients du début du développement du SD dans les années 1980. C’est une très bonne nouvelle pour les réseaux AC. S’il n’est pas le remplaçant du glyphosate, l’arrivée du Beloukha ® est cependant une formidable alternative avec des modes d’action très complémentaires. Aujourd’hui, et aux vues des informations que nous avons, il est donc possible de penser pouvoir alterner les produits en fonction des conditions de végétation et climatiques afin de gagner en IFT mais également en efficacité. Ce défanant et retardateur de végétation risque également de devenir un atout de taille pour les itinéraires complexes comme le semis sur couvert permanent en offrant la possibilité de stopper la végétation très rapidement sans risque « d’intoxication ou destruction » du couvert.

Il pourrait être une opportunité pour tous les agriculteurs en AB qui souhaitent limiter, voire supprimer le travail du sol. * C’est enfin une bonne nouvelle pour l’environnement avec une diminution potentielle de l’utilisation de molécules de synthèses mais aussi la possibilité d’une extension plus large des TCS et du SD.

(supprimer le travail du sol !!!*)


ALORS, PASSONS AU DÉSHERBANT MAISON...

Le plus difficile, avec le bicarbonate, c’est de lui trouver un défaut :
il nettoie presque tout, ne pollue pas (il est biodégradable), n’est toxique ni pour nous, ni pour nos animaux, ni pour la faune du jardin. Il est efficace, peu couteux et remplace de nombreux produits de nettoyage et désherbants que l’on paie fort cher dans le commerce. Avec ses deux compères, le vinaigre blanc et le savon noir, il a amplement mérité la couronne de "produit star de la consommation durable" !
Que désherber avec du bicarbonate ?

Le bicarbonate est utilisé pour désherber les mauvaises herbes non pas des massifs, mais plutôt des allées de graviers, des terrasses de dalles et de pavés, des pieds des murs, des pavés autobloquants...
Quand désherber avec du bicarbonate ?

Les grains de bicarbonates vont se dissoudre petit à petit avec la rosée et la pluie et faire disparaître progressivement les mauvaises herbes. Mais une pluie trop importante risque de trop diluer le bicarbonate, de le lessiver et le rendre inefficace. Procédez donc quand la météo annonce plusieurs jours de sec.
Comment désherber avec du bicarbonate ?

On utlise alors ses propriétés "toxiques" à hautes doses. Comme de nombreux sels (y compris notre bon vieux sel de table), le bicarbonate devient "phytotoxique" (c’est-à-dire nuisible aux végétaux) au-dessus de 1% en concentration. Saupoudrez directement de bicarbonate aux endroits où vous ne voulez aucune présence végétale, en évitant bien sûr les pelouses et les massifs de fleurs ! Renouvelez une à deux fois dans l’année. Un dosage de 20 g/m2 d’eau, lorsqu’il est bien réparti, est suffisant.


Mais encore...

- Eau de cuisson de pommes de terre bouillante.
Ne la jetez plus dans l’évier ! Versez directement sur vos herbes indésirables ; EFFICACITÉ GARANTIE !!!

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- Du purin d’orties fraîches
Faîtes tremper 2 kg d’orties fraîches dans 10 litres d’eau, orties que vous aurez préalablement découpées. Laissez macérer au fond du jardin (à cause des odeurs) pendant 10 jours. Faites-le quand la température ambiante avoisine les 20° pour optimiser la macération de vos orties. Ensuite filtrez votre mixture pour ne récupérer que le jus d’orties que vous pourrez utiliser comme désherbant dans tout le jardin..Récupérez vos orties qui ont macérés pour enrichir votre compost en le mélangeant avec.
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Désherbants au vinaigre blanc :
- Vinaigre blanc + liquide vaisselle
Non polluant et non toxique, le vinaigre blanc est un produit biodégradable que l’on peut utiliser comme désherbant naturel. Le liquide vaisselle est là pour que votre lotion désherbante adhère bien sur les feuilles pour être plus efficace.
Mélangez 1 litre de vinaigre blanc avec 2 cuillères à café de liquide vaisselle. Transvasez votre lotion dans un spray pulvérisateur et pulvérisez sur vos mauvaises herbes.
++++
- Vinaigre blanc + sel fin
Pour 1 litre de vinaigre blanc ajoutez 2 à 3 cuillères à café de sel fin, mélangez énergiquement jusqu’à que le sel soit bien dissout. Toujours à l’aide d’un vaporisateur, pulvérisez votre lotion sur vos mauvaises herbes de préférence en plein soleil ce qui sera encore plus efficace et radicalier
Vous pouvez aussi allier les 3 : vinaigre, liquide vaisselle, sel fin (ou bicarbonate)
- Y a aussi une méthode 100 % naturelle :
le désherbage à la main pour les plus courageux !

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