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SOIREE RENCONTRE C3V Maison citoyenne - le 11 AVRIL - Avec le film " Parlons UTOPIE " Le village Emmaüs Escar-Pau

mercredi 6 mars 2019, par C3V Maison Citoyenne

Et pour bien finir la soirée ensemble, le C3V Maison citoyenne vous offre le pot citoyen BIO avec toasts !
Entrée et tarif libre

« PARLONS UTOPIE » est un documentaire de 75 minutes réalisé par Dominique Gautier, produit par le Village Emmaüs Lescar Pau et Cumamovi.

Avec les témoignages d’habitants du Village et d’intervenants extérieurs, économistes, militants, sociologues, écrivains, journalistes, élus locaux, ce film montre comment une micro société composée d’environ 150 personnes, compagnes et compagnons, salariés, bénévoles, organisée autour de la récupération et la valorisation des déchets, peut créer un véritable système économique et social alternatif, un vrai projet de vie collectif. A partir de ses activités et son engagement politique, comment ce Village utopique s’est imposé dans le paysage régional et au-delà, qu’il soit social, politique, économique, agricole, culturel.

Le Village Emmaüs Lescar Pau accueille depuis plus de trente sept ans les exclus de l’économie libérale et ses déçus qui cherchent une autre voie. Fidèle à l’esprit de l’Abbé Pierre ce Village vit et se développe uniquement grâce à son travail, sa créativité, sans aucune subvention.

La volonté de ce film au-delà de faire connaître cette alternative est de permettre à chacune de profiter de cet outil pour soutenir les changements et transitions nécessaires dans vos territoires.

Le Village Emmaüs Lescar-Pau se dévoile dans « Parlons utopie »

Après le bel éclairage fourni par « I feel good », <(ins>18 avril à Joigny salle A. VARDA) la comédie de Benoît Delepine et Gustave Kerven, qui prend le Village Emmaüs Lescar Pau comme décor et même un peu plus, le documentaire « Parlons utopie » réalisé par Dominique Gautier amène cette fois le spectateur a véritablement entrer dans le village. Une immersion dans la vie quotidienne de ses plus de 150 habitants qu’ils soient compagnons, salariés, bénévoles ou responsables. Objectif : montrer ce qui se passe dans cette communauté qui vit (sans aucune aide ni subvention) avec pour seul moteur « l’engagement écologique, économique, politique et humanitaire » tout en proposant en parallèle le regard de politologues, sociologues, historiens, sur cette aventure utopique devenue réalité.

A l’image du Village Emmaüs Lescar-Pau, le documentaire « Parlons utopie » est un film militant. Le réalisateur Dominique Gautier le reconnaît volontiers ; le regard que pose le documentaire de 75 minutes sur cette micro société alternative qui se développe aux portes de Pau est « positif et bienveillant ». A l’entendre, il serait de toute façon difficile d’en être autrement. D’ailleurs c’est le Village qui a financé en grande partie le projet. Une collaboration entre le Village Emmaüs et le documentariste qui ne date pas d’hier. « Je connais bien le village et ceux qui l’investissent. Cela fait 6 ans que je réalise régulièrement des films courts sur des manifestations ou opérations particulières qui sont organisées ici. » Et si l’idée de monter un documentaire en long métrage plus généraliste lui trottait dans la tête depuis un moment, c’est bien la réalisation du film I Feel Good, qui a accéléré les choses. « Le film est une comédie et offre une vision fictionnelle sur le village. Avec notre documentaire, « Parlons utopie », l’ambition est de répondre aux questions que le public peut se poser sur le village, montrer ce qui se passe réellement, la vie quotidienne des compagnons et compagnes, salariés et responsables en leur donnant la parole. »

"Montrer que quelque chose d’autre est possible"

A ces témoignages en « interne », s’ajoute en parallèle les réflexions de sociologues, politologues, historiens ou encore élus locaux qui donnent leur point de vue sur le caractère alternatif du projet, que ce soit dans sa relation au travail, et à l’économie, à l’écologie ou encore à la culture. Des points de vue là encore bienveillants mais qui permettent de démontrer selon le documentariste « qu’à côté de la théorie, la pratique de cette utopie alternative est possible ». Pour Germain Sarhy, le responsable du village, ces regards croisés entre la parole des compagnons, souvent très fortes quant à leur propre dessein de vie, de travail et de vie en collectivité, et celles des chercheurs, c’est aussi « montrer que les rencontres que l’on a pu faire et l’ouverture que nous avons pu avoir, nous ont permis d’évoluer et de mettre en pratique toutes ses théories alternatives. Et inversement, les économistes et sociologues s’appuient sur ce qui se passe ici pour nourrir leur réflexion et avancer dans leur démarche intellectuelle ».
Au total, le responsable n’est pas peut fier de constater que le film est bien à l’image du Village militant, qui ne se contente pas d’être seulement ce qu’en voit ses visiteurs : un immense bric-à-brac. « Dans le documentaire, nous remettons pas mal de choses en cause. Ça peut surprendre qu’un groupe aille aussi loin dans l’engagement politique, environnemental, social et solidaire. Mais nous espérons aussi ainsi redonner envie aux gens de s’investir dans ce type de projet alternatif, c’est d’ailleurs notre premier but que de montrer que quelque chose d’autre est possible. On démontre qu’on peut avoir une originalité de démarche et d’engagement sans être marginal... »

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