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DECROISSANCE - Les BONS pour - Les CONS contres ! FLORILEGE 2018

jeudi 24 janvier 2019, par C3V Maison Citoyenne

Bonne année 2019 avec « La décroissance » !

Pour bien démarrer 2019, année que La Décroissance vous souhaite la meilleure, nous vous offrons en exclusivité mondiale le nouveau tube d’Adonis – qui tient tous les mois la chronique de Nicolas Bertrand dans notre journal –, La décroissance.


QUI A DIT ?
“travailler plus pour gagner plus” ...

Moi, ma femme elle a dit « travailler moins pour vivre mieux ! »
Depuis on bouffe des carottes !!!

«  Maud Fontenoy est la seule personne qui donne de la crédibilité à l’écologie, à la protection de l’environnement, et qui a compris que la défense de l’environnement c’était concilier la nécessité de la croissance pour donner la l’emploi [sic] aux gens et même temps protection de l’environnement [re-sic]. Y’a pas beaucoup de gens qui l’ont compris et qui ont le courage d’assumer ce choix. »
Nicolas Sarkozy , 4 juin 2015

« La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile »

Michel Rocard , 84 ans, La Tribune, 29-5-2015

« Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d’une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès.
Ces stratégies de l’aveuglement sont absurdes. La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques (...) ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits. (...) Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s’être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces. Le stade ultime sera l’autodestruction de l’existence humaine, soit physiquement, soit par l’altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l’indi­vidu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C’est l’unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s’agit guère de l’avenir, il s’agit du présent. (...) L’idéologie du progrès a mal tourné. (...) Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l’avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage. (...) si nous n’agissons pas promptement, c’est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer. Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l’écologie. »

Michel Rocard (avec Dominique Bourg et Floran Augagneur) « Le genre humain, menacé », Le Monde, 2-4-2011.

« Je ne crois plus dans le mythe de la croissance ! »

Benoît Hamon
, Politis, 14 décembre 2016.

« La décroissance c’est le seul moyen qu’on ait trouvé en tous cas pour contrecarrer un autre slogan mystificateur lancé par une bande de criminels en cols blancs – qui s’apelle le World Business Council for Sustainable Development —> [1] – et qui est le développement durable. »

Serge Latouche, objecteur de croissance et professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay, Radio télévision Suisse, 5 août 2015.

Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances, France inter, 31 janvier 2017.

« La quête de 2, 2 et demi, 3 % de croissance, ça n’a plus de sens aujourd’hui. Ça n’a plus de sens. » « Et ça n’arrivera plus ? » « Je ne sais pas si ça arrivera. Mais si ça arrivera dans des conditions qui sont par ailleurs ni forcément créatrices d’emplois, ni forcément très respectueuses de la planète et de l’environnement. » [sic]

« Être écologiste aujourd’hui c’est se préoccuper d’avoir une vraie croissance. [...] Je ne crois pas à la décroissance. »

Emmanuel Macron, 9 février 2017.

« La première manière de moins jeter, c’est d’acheter robuste, c’est-à-dire souvent français, voire européen. […] Une autre façon, c’est de consommer un peu moins ».

Edouard Philippe, Premier ministre, « Recycler et réparer : Edouard Philippe se la joue décroissant », Libération, 23 avril 2018.

« Pour le pape François, le libéralisme, la compétitivité et la “loi du plus fort” sont les causes de l’exclusion. Il prône l’écologie et la décroissance. »

Le Point, 9 avril 2018.


Rappelons que, sous sa forme actuelle, la croissance implique l’intensification des flux de matière et d’énergie, qui sont les moteurs du réchauffement. Tous les grands médias sont, d’ailleurs, également frappés par cette forme de dissonance cognitive : on déplore un jour le réchauffement galopant, pour saluer le lendemain les bonnes ventes d’Airbus. »

Stéphane Foucard, Le Monde, 1er septembre 2018.

« Fondamentalement, l’écologie et le capitalisme sont antinomiques. Le premier est synonyme de décroissance, et l’autre de croissance. Ces ministres de l’Écologie sont des alibis grotesques. »

Thierry Ardisson, Le Point, 8 septembre 2018.

« La mondialisation, seule la modération de nos besoins et la sobriété consentie peuvent nous en libérer. La décroissance soutenable, c’est opter pour la préférence aux filières courtes. »

Pierre Rabhi, L’Alsace, 18 septembre 2018.

« Vous aurez beau habiller votre croissance de tous les adjectifs du monde – verte, durable, soutenable… – à qui ferez-vous croire que l’on va produire plus et polluer moins ? (...) Les fous, c’est vous – les fous qui prônez une croissance infinie dans un monde fini, les fous qui menez l’humanité à son suicide. »

François Ruffin, Assemblée nationale, 26 septembre 2018

« Nous devons nous soucier de notre planète avec amour. C’est la seule chose qui peut la sauver. Et la décroissance telle que la prône l’économiste Serge Latouche. C’est en quelque sorte mon obsession… »

Bill Deraime, Vosges matin, 28 novembre 2018


« La décroissance, je ne sais pas ce que c’est »
Laurent Fabius, Libération, 5 décembre 2014.

Et pour terminer, une note d’optimisme !!!
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« Le pire serait une décroissance austéritaire, celle prônée par le journal La Décroissance »
Le Monde, 13 décembre 2018

Notes

[1World Business Council for Sustainable Development - WBCSD

« Le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable est un organisme d’entreprises avant-gardistes dirigé par un PDG qui galvanise la communauté mondiale des affaires pour créer un avenir durable pour les entreprises, la société et l’environnement. En collaboration avec ses membres, le conseil applique son leadership éclairé respecté et son plaidoyer efficace pour générer des solutions constructives et prendre des mesures conjointes. S’appuyant sur ses solides relations avec les parties prenantes en tant que principal ambassadeur de l’entreprise, le conseil aide à mener le débat et un changement de politique en faveur de solutions de développement durable. Le WBCSD fournit un forum pour ses 200 sociétés membres, qui représentent tous les secteurs d’activité, tous les continents et un chiffre d’affaires combiné de plus de 7 000 milliards de dollars, pour partager les meilleures pratiques dans les questions de développement durable et développer des outils innovants qui font bouger les choses. Le Conseil bénéficie également d’un réseau de 60 conseils nationaux et régionaux et organisations partenaires, dont la majorité est basée dans les pays en développement. »

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