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NOUS VOULONS DES COQUELICOTS- VENDREDI 5 AVRIL 2019 - Signez l’APPEL et RENDEZ-VOUS devant la MAIRIE de JOIGNY dès 18h30 - Quelques infos supplémentaires- Je signe - tu signes - NOUS SIGNALONS !

samedi 16 mars 2019, par C3V Maison Citoyenne

CONTRE TOUS LES PESTICIDES !

Tous les 1er vendredi du mois

VENDREDI 5 AVRIL 2019

c’est le Rendez-vous national du mouvement « Nous voulons des coquelicots » contre les pesticides.

À Auxerre, nous nous retrouverons sur les marches de la mairie à 18 h 30, comme partout en France (592 rassemblements).
ainsi qu’à Sens.

JOIGNY DEVANT LA MAIRIE DE JOIGNY à 18h30

Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Soyons de plus en plus nombreux pour témoigner de notre refus de tous ces poisons qui envahissent nos sols nos mers...NOS ALIMENTS, NOTRE AIR !

Avec tout ce que vous aurez d’habits ROUGE
et quelques gourmandises dans le genre tartes salées ou sucrées !
Bonne humeur de mise !


SIGNEZ L’APPEL DES COQUELICOTS
- VISITEZ LE SITE
- SIGNEZ LA PETITION

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/


L’association Nous voulons des coquelicots est « un groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes ». Elle est présidée par Fabrice Nicolino.

A SAVOIR :

Manifeste : « Zéro pesticide sur toutes les zones non-agricoles ! »

Extraits :

...« Sur la base de ces constats, la « loi Labbé » interdit aux collectivités d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries accessibles ou ouverts au public depuis 2017. Les jardiniers amateurs sont également concernés depuis le 1er janvier 2019, date à laquelle la vente en libre-service de ces produits a été interdite.

Toutefois, certains lieux publics tels que les cimetières et terrains de sport bénéficient de dérogations, et les jardiniers amateurs peuvent toujours avoir recours aux pesticides de synthèse à condition de les faire appliquer par un professionnel. En outre, de nombreuses zones non-agricoles ne sont pas concernées par cette loi.

En 2018, 2000 hectares de forêts landaises ont été traités au glyphosate pour permettre aux pins de pousser plus vite, contaminant ainsi les abeilles et le miel de la région, devenu impropre à la consommation[viii]. Même problème dans l’Aisne où des parcelles de forêts classées Natura 2000 ont été traitées avec ce produit par l’Office National des Forêts (ONF) après l’entrée en application de la loi Labbé[ix]. En effet, bien que la loi s’applique aux espaces forestiers publics, de nombreuses parcelles peuvent encore être traitées car elles sont considérées comme des espaces de productions et non comme des « lieux de promenade ». Pourtant, le plus souvent, rien n’indique aux promeneurs qu’il s’agit d’une zone traitée…

Ces pesticides de synthèse sont utilisés sur les sites tertiaires et de production d’entreprises, c’est-à-dire tant sur les espaces verts des sièges sociaux ou des zones industrielles, que sur les milliers d’hectares des réseaux ferrés et autoroutes par exemple. Certains de ces espaces sont ouverts au public, c’est le cas notamment des terrains de sport, parcs d’attraction, parcs et jardins de monuments historiques et des golfs sur lesquels l’usage de fongicides SDHI alarme les scientifiques[xi].

Sur ces zones, 16 des 35 pesticides de synthèse autorisés sont des produits à base de glyphosate, et deux autres herbicides sont classés « cancérogènes probables »[xii].
La SNCF, premier consommateur de glyphosate en France pour les usages non-agricoles, en utilise 36 à 45 tonnes par an[xiii].
Notre demande : l’interdiction des phytos sur toutes les zones non-agricoles


[viii] « Du glyphosate dans la forêt des Landes de Gascogne », France Bleu, Août 2018.

[ix] « L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ? », France Info, Novembre 2018.

[xi] « Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques », Collectif de chercheurs et de médecins, Avril 2018.

[xii] “Elegia Gold” et “Kerb Forestier Liquide”. Source : ephy.anses.fr.

[xiii] « Produits phytosanitaires dans l’agriculture : l’urgence d’une approche dépassionnée et rationnelle - Le cas du glyphosate. » Fondation Concorde, Juillet 2017.

[xiv] Plans Ecophyto 1 en 2009 : objectif de 50% de réduction du recours aux pesticides entre 2008 et 2018. Plus d’informations
[xv] Ecophyto, note de suivi 2017 (juillet 2018).

Pour info : augmentation constante entre 2009 et 2014 (source : plan Ecophyto2), +12% entre 2014 et 2016
(https://agriculture.gouv.fr/le-gouvernement-donne-une-nouvelle-impulsion-au-plan-ecophyto), chiffre reparti à la hausse en 2017 selon les Echos (https://www.lesechos.fr/05/11/2018/lesechos.fr/0600076584904_en-france—l-usage-de-pesticides-est-reparti-a-la-hausse-en-2017.htm)

[xvi] 0 pesticide de synthèse et 0 biocide de synthèse sur toutes les zones agricoles et non-agricoles.

Détails
Publication : 21 mars 2019
Mis à jour : 21 mars 2019



Aux lectrices et aux lecteurs de Reporterre

L’heure n’est plus à compter les oiseaux, les abeilles, les papillons morts et les humains malades. Le constat a été fait tant de fois, au travers de centaines d’études scientifiques rigoureuses, que discuter encore n’a plus de sens. Il faut se lever. Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides. Toutes les politiques ont échoué. Pis : toutes les équipes politiques au pouvoir depuis l’après-guerre ont soutenu le crime et continuent de le faire. La démission de Nicolas Hulot a montré au passage le rôle délétère des lobbies, qui défendent perpétuellement des intérêts financiers au détriment du sort commun.

Nous lançons ce 12 septembre 2018 un immense Appel qui doit provoquer un soulèvement pacifique de la société française. Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France. Amis, oui amis de Reporterre, vous devez être au premier rang de cette bagarre.

CHACUN, OUI CHACUN, DOIT TROUVER LA MANIÈRE SINCÈRE ET INTIME DE RÉPANDRE CET APPEL

Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir tout de suite. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. C’est sur eux que nous comptons.

Qui sommes-nous ? Un groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes. Nous avons créé dans l’urgence une association, Nous voulons des coquelicots, dont le président est Fabrice Nicolino.

« L’Appel n’est jamais qu’un départ. Ce n’est pas une pétition, oubliée aussitôt que signée. Il oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’œuvrer à la victoire. »

La vaste campagne qui commence a besoin du soutien de tous, car tous, y compris les journalistes qui en parleront peut-être, sont concernés de la même manière. Chacun, oui chacun, doit trouver la manière sincère et intime de répandre cet Appel, de manière qu’il devienne viral et atteigne le moindre recoin de la société. Pour la raison, évidente pour nous, qu’il n’est pas une parole écologiste ou politique au sens étroit, mais bien un Appel d’humains à tous les autres humains. Pour nous, c’est l’heure, et elle ne repassera pas.

Cet Appel se décompose ainsi. D’abord et bien entendu, nous invitons toutes et tous à le signer à l’adresse internet : nousvoulonsdescoquelicots.org. Ce même 12 septembre paraît aux éditions Les Liens qui libèrent (LLL), un livre-manifeste signé par Fabrice Nicolino et François Veillerette, Nous voulons des coquelicots. La chanteuse Emily Loizeau prépare une chanson qui nous accompagnera pendant des mois.

À la manière d’un téléthon anti-pesticides

Loin d’être un point d’arrivée, l’Appel n’est jamais qu’un départ. Ce n’est pas une pétition, oubliée aussitôt que signée. Il oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’œuvrer à la victoire. Comment ? Nous faisons fabriquer un coquelicot en tissu de récupération dans un atelier de réinsertion, qui servira de cocarde, de bannière et de point de ralliement. Il est muni d’un système d’attache qui permettra de le porter à sa boutonnière et sera vendu, car il s’agit d’un acte de soutien à l’Appel, deux euros. Nous espérons que ce bel objet sera autant porté que la petite main de SOS Racisme il y a trente ans. Pendant toute la durée de l’Appel — deux ans, rappelons-le — et chaque mois, les signataires se retrouveront le même jour et à la même heure sur les places des villes et des villages des lieux où ils habitent. Et tout commence le vendredi 5 octobre à 18 h 30.

Pendant ces deux années, à la manière d’un téléthon anti-pesticides, nous souhaitons que des milliers d’événements de toutes tailles et de tous ordres aient lieu en France, pour défendre l’espoir d’un pays enfin débarrassé de ces terribles poisons. Nous donnerons plus tard la liste, déjà importante, des groupes, associations et personnalités qui soutiennent notre grand mouvement démocratique. Nous n’avons sollicité aucun politique, car c’est désormais la société qui parle.

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS APPEL À LA RÉSISTANCE POUR L’INTERDICTION DE TOUS LES PESTICIDES

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.

Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée.

Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides [1] en France. Assez de discours, des actes.

nousvoulonsdescoquelicots.org

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