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NOUVEAU PROGRAMME C3V MAISON CITOYENNE 2019 - 1er trimestre - Projections/débats avec réalisateurs et spécialistes !

mercredi 12 décembre 2018, par C3V Maison Citoyenne

LE TEMPS DES FORÊTS

de François-Xavier DROUET


Un reportage choquant et poetique à la fois, sur une problématique dont on ne connait généralement pas autant l’importance que celle de l’agriculture. A voir d’urgence !
Bande annonce :

Synopsis
Quelqu’un de la petite Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain.
TEXTE :
" Sous les sapins, rien n’y pénètre…Pas même le chant des oiseaux ", soupire en préambule une ancienne bergère du plateau de Millevaches (Limousin). Le film Le Temps des Forêts -dont Sciences et Avenir est partenaire- nous fait pénétrer d’emblée dans un monde insoupçonné : celui des bois monotypes du Limou-sin, plantés serrés de pins Douglas, dont les sols truffés d’aiguilles ne grouillent pas de lombrics et dont les futaies n’abritent nul animal.
Loin de la carte postale rêvée des urbains, des pro-meneurs et même des chasseurs, ces plantations sont "des usines à bois ", lourdement mécanisées, exploi-tées au mépris de la biodiversité. Oui, la surface boisée ne cesse de progresser dans l’Hexagone : mais comme le dit l’un des intervenants du film, "Le problème en France, ce n’est pas la déforestation, c’est la malforestation !"
"Dans le Massif central, on ne plante quasiment plus que du pin Douglas " pointe Le réa-lisateur François-Xavier Drouet, récompensé le 11 aout 2018 par le prix de la semaine de la critique au Festival de Locarno (Suisse) pour son voyage à travers la sylviculture industrielle et ses alternatives, du Limousin aux landes et des Vosges au Morvan.
Reboiser, c’est bien joli.. "Mais la valeur écologique d’un arbre dépend de la façon dont il est planté, géré, abattu, transformé.. transporté.." Certains ne valent-ils pas mieux que de finir dans des chaudières, avant même d’avoir atteint leur maturité, restitué des éléments nutritifs à la terre ? Alors que nos forêts ont un rôle régulateur pour le climat ? "
Les gestionnaires adaptent la forêt aux besoins de la grande industrie pour faire face à la concurrence des grands producteurs de bois, comme les pays scandinaves " constate le réalisateur. Leurs politiques privilégient le volume de bois récolté plutôt que la qualité, d’où le choix d’une sylviculture simplifiée et débitée à flux tendu."


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MELANCOLIE OUVRIERE

Débat en présence du réalisateur Gérard MORDILLAT

Le film Mélancolie ouvrière de Gérard Mordillat est l’adaptation du livre de Michelle Perrot.

Diffusée le 24 août 2018 sur Arte en première partie de soirée.
Bande annonce


Gérard Mordillat : J’ai eu la chance de rencontrer sur le tournage Virginie Ledoyen qui interprète le rôle de Lucie Baud ouvrière en soierie dans le Dauphiné, qui s’est battue pour défendre la cause ouvrière.
Sur cette photo réalisée à Saint Romain D’ay entre deux scènes, suis-je avec Virginie ou Lucie ? Sans doute un peu des deux…Virginie a mis un blouson sur ses épaules car le vent est froid en Ardèche ce jour là et dessous on devine la tenue de Lucie…
"Ce rôle est un cadeau pour moi qui suis issue d’une famille d’ouvriers : il m’a donné l’occasion de donner un visage à un parcours étonnant qui a probablement changé la vie des femmes. Lucie Baud est une intuitive. Son instinct humaniste me touche : elle comprend tout de suite qu’on ne peut pas traiter les femmes de cette manière, qu’elles soient françaises ou italiennes. Elle ose réclamer un minimum de considération et, à l’époque, c’est scandaleux."
Lucie Baud est née en 1870, à Saint Pierre de Mésage, au hameau de la Croix, d’une mère ouvrière de la soie et d’un père charron. Après la fréquentation de l’école primaire, dont Michelle Perrot nous rappelle l’histoire pour les filles « élevées sur les genoux de l’Église » au XIXe siècle, Lucie « entre comme apprentie chez MM Durand frères à 12 ans ». Dans cette fabrique, où les journées de travail sont de douze heures, elle retrouve des compagnes qui sont pensionnaires dans l’internat de l’usine qui enferme les filles, dans des conditions de vie difficiles.

Lucie, « enceinte, mais non abandonnée » épouse à 20 ans, Pierre Baud, garde-champêtre de vingt ans son aîné, ils auront trois enfants et ils vivront à Vizille, jusqu’à la mort de Pierre. Ce décès signifie pour Lucie l’obligation de quitter l’appartement de fonction.
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Aller plus loin sur ce film......photos, textes

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GRANDE-SYNTHE



Avec la réalisatrice Béatrice CAMURAT-JAUD et de Damien CARÊME, maire de Grande-Synthe pour le débat

Crise migratoire, pollution industrielle, chômage record : la ville de Grande-Synthe (59) est un concentré de crises auxquelles l’ensemble de l’humanité devra bientôt faire face. Pourtant, sous l’impulsion du maire Damien Carême, citoyens, associations et pouvoirs publics se remontent les manches pour trouver des solutions avec enthousiasme et humanisme.
La ville de Grande-Synthe, aujourd’hui en pointe sur les questions de transition écologique, devient un vrai laboratoire du futur. Béatrice Camurat Jaud, réalisatrice de ce film documentaire, nous offre un regard sans détour sur les femmes et les hommes œuvrant pour une transition vers un avenir meilleur

— Grande-Synthe
Damien Carême Maire de Grande-Synthe
Son dynamisme sans faille, Grande-Synthe le doit à Damien Carême, un maire hors du commun. Humaniste engagé, farouche militant de l’écologie, il multiplie les initiatives environnementales et sociales dans sa ville depuis 2001.
Sa priorité : redonner de la dignité aux hommes. Son engagement concerne tous ceux qui vivent à Grande-Synthe, habitants comme migrants. 30% des habitants de Grande-Synthe vivent sous le seuil de pauvreté. Depuis des années, Damien Carême déborde d’imagination pour améliorer leur quotidien. Et il ne s’arrête pas là, ne supportant plus de voir ceux qui dormaient dans la boue aux abords de sa ville, il créé en mars 2016, le camp de La Linière, premier lieu d’accueil humanitaire français de migrants, ce qui lui a valu d’être surnommé “le maire des migrants” par la presse.

— Grande-Synthe
La Forêt qui se mange
L’association la Forêt qui se mange a décidé de planter une forêt comestible à Grande Synthe sur un terrain de 5300 m2 que la ville met à sa disposition. Ce projet a démarré en janvier 2017 et l’association est active depuis fin mars. L’idée est de rendre l’alimentation bio accessible au plus grand nombre et de montrer que tout à chacun peut faire pousser des fruits et des légumes de façon simple sans impact négatif pour notre environnement.

Les projections : http://grandesynthelefilm.com/projections/

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