C3V

Accueil > LINKY > LINKY - Faisons le point !

LINKY - Faisons le point !

vendredi 17 août 2018, par C3V Maison Citoyenne

Commençons par le début !

Un bon reportage concernant le fameux Linky, nouvellement renommé « Compteur Electronique Communicant »

La Conseillère rectifie la Présentatrice en annonçant le bon chiffre des refus de Communes (Pour une fois...)
Reportage de France 3 Région Languedoc-Roussillon.
Le 12/13 du 19 06 2018


ou :
https://www.facebook.com/daniel.jackson.161009/videos/2001043473241222/?t=268

Le déploiement du nouveau compteur électrique Linky suscite déjà l’opposition très vive de ménages qui s’inquiètent de l’émission d’ondes électromagnétiques et dénoncent une atteinte à la vie privée.

Voilà maintenant que dans son rapport public annuel, publié mercredi 7 février, la Cour des comptes dénonce « un dispositif coûteux pour le consommateur mais avantageux pour Enedis », la filiale d’EDF chargée du réseau de distribution. Selon les magistrats, « les gains que les compteurs peuvent apporter aux consommateurs sont encore insuffisants ».

La Cour des comptes tire sa salve de critiques

Le problème du « différé tarifaire »

L’installation de 39 millions de Linky d’ici à 2024 (35 millions d’ici à 2021) devrait coûter près de 5,7 milliards d’euros, soit 130 € par compteur, pose comprise. Mais en 2014, le choix a été fait de faire porter le coût aux abonnés seulement à partir de 2021.

La Cour estime que ce « différé tarifaire » est « très favorable » au groupe Enedis. « Ayant emprunté à un faible taux, il bénéficiera, au titre de l’avance qu’il a effectué d’une marge de l’ordre de 500 millions d’euros », souligne le rapport.

Mais la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui a imaginé ce mécanisme, conteste formellement l’avis de la Cour. « En tout état de cause, le coût du différé tarifaire est d’un ordre de grandeur très inférieur aux gains du projet Linky », souligne-t-elle dans sa réponse. Selon le régulateur la mise en place de ce dispositif était nécessaire pour « favoriser l’acceptabilité du projet par les consommateurs ».

En 2014, Ségolène Royal, la ministre en charge du dossier et qui n’avait pas fait preuve d’un grand allant sur le projet Linky, plaidait aussi que le financement par l’usager soit repoussé à plus tard.

Sept millions de Linky déjà posés

L’intérêt des consommateurs

Depuis le lancement de ce nouveau compteur communicant, les principaux avantages mis en avant pour les ménages sont la maîtrise de l’énergie, et donc de leurs factures grâce à une meilleure connaissance de leur consommation. La télé-relève devrait également permettre au distributeur de réaliser des économies substantielles.

Mais la Cour des comptes reste pour l’heure assez circonspecte.

« L’analyse bénéfices-coût au niveau de la distribution ne peut à elle seule justifier économiquement le projet et, en l’état actuel des travaux, le système n‘apportera pas les bénéfices annoncés en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’énergie », note le rapport.

Il explique ainsi que les « moyens mis en place pour permettre à l‘usager de connaître sa consommation détaillée sont insatisfaisants ». Le système actuel ne prévoit pas, en effet, de généraliser l’afficheur déporté, c’est-à-dire un petit écran donnant par exemple des informations exprimées en euros sur les kilowatts heure utilisés.
Les nouvelles offres se font attendre

Avec Linky, les fournisseurs d’électricité devraient bientôt proposer des offres tarifaires incitant les ménages à mieux consommer, avec des segmentations beaucoup plus fines que ce qui existe déjà avec les heures creuses et les heures de pointe. Certains commencent à le faire, notamment pour les week-ends, mais la généralisation tarde à venir.

« Les fournisseurs ont la clé de la réussite de Linky une fois qu’il aura été déployé », souligne un dirigeant d’Enedis. Les applications Internet permettront ainsi de ne pas avoir besoin d’afficheur déporté.

Mais si la concurrence se développe de plus en plus dans l’électricité, les offres tardent à venir. Tous attendent en fait que le taux d’équipement (environ 8 millions de compteurs posés actuellement) soit suffisant. Ce n’est pas encore le cas. L’organisation actuelle du déploiement, des poses un peu partout en France en même temps « ne conduira qu’à un taux d’équipement significatif pour un département ou une région qu’à sa fin », ce qui « ne facilite pas les actions de promotion des nouvelles offres », note la Cour des comptes.

Selon elle, il incombe maintenant à l’État de mieux faire connaître les fonctionnalités des compteurs.
Jean-Claude Bourbon

Répondre à cet article

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © digitalnature sous Licence GPL