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MAIN D’OEUVRE PAS CHERE... MERCI LES ENFANTS ! En 2010, le prix des haricots verts du Kenya a baissé de 74 % et celui du jus d’orange brésilien, de 70 %.

jeudi 21 juin 2018, par C3V Maison Citoyenne

Alimentation : derrière les codes-barres, Oxfam dénonce « des inégalités à la chaîne »

Agriculteurs et producteurs dans le monde gagnent toujours moins depuis vingt ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, alerte l’ONG.
Le système alimentaire mondial revêt des disparités de plus en plus criantes. Agriculteurs et producteurs, en France et dans le reste du monde, gagnent toujours moins depuis vingt ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, dénonce l’ONG Oxfam dans une étude internationale publiée jeudi 21 juin.

« La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial », juge l’association, qui alerte sur les « pressions continues » subies par les producteurs pour « qu’ils réduisent leurs coûts » tout en répondant « à des exigences de qualité des plus rigoureuses ».

Selon un calcul de l’ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1 000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires », insiste cette étude intitulée : « Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne ».

Paradoxe « cruel »

La puissance d’achat de la distribution, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe le risque de violations des droits de l’homme et des droits du travail – précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire. Entre le milieu des années 1990 et celui des années 2010, le prix des haricots verts du Kenya a ainsi baissé de 74 % et celui du jus d’orange brésilien, de 70 %.

et, paradoxe le plus « cruel » : la faim chez les paysans et les travailleurs du secteur. Ceux-là même qui produisent la nourriture.

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MAIS AUSSI...Enfants et guerre : des groupes congolais, maliens, yéménite sur liste noire de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies s’alarme d’une forte augmentation en 2017 des violations des droits des enfants dans les zones de conflit.

Plusieurs groupes congolais, maliens et yéménites ont été ajoutés sur une liste noire annuelle de l’ONU d’entités violant dans les guerres les droits des enfants, annexée à un rapport de son secrétaire général publié cette semaine.

Dans ce document portant sur 2017, Antonio Guterres s’alarme d’une forte augmentation des violations – « au moins 6 000 vérifiées imputées à des forces gouvernementales et plus de 15 000 à des groupes armés non-étatiques ».

En République démocratique du Congo, les milices Bana Mura « ont commis des viols, des abus sexuels et des enlèvements » tandis que le groupe Kamuina Nsapu a recruté et utilisé des enfants à grande échelle, attaqué des écoles et des hôpitaux et commis des rapts, indique le document onusien.

Au Mali, la Plateforme, qui inclut le Groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et leurs alliés et les groupes d’autodéfense Ganda Izo et Ganda Koy ont été inscrits sur la liste pour avoir, eux aussi, recruté et utilisé des enfants. De la même manière, au Yémen, le groupe Security Belt Forces a été recensé pour les mêmes motifs.
Les FARC retirées de la liste

« Les cas vérifiés de recrutement et d’utilisation des enfants ont quadruplé en Centrafrique et doublé en République démocratique du Congo par rapport à 2016 », alerte le rapport.

Au Yémen, « le nombre d’enfants tués et mutilés reste à un haut niveau inacceptable », considère aussi Antonio Guterres. Il reconnaît dans le même temps « une baisse significative du nombre d’attaques contre des écoles et des hôpitaux » menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite en soutien des autorités et qui lui avait valu son inscription, en 2017, sur la liste noire de l’ONU.

Avec la transformation des FARC en parti politique en Colombie, ce groupe a été retiré de la liste. Les groupes djihadistes Etat islamique au Moyen-Orient et Boko Haram en Afrique « continuent de recruter et d’utiliser des enfants à une large échelle, en s’affranchissant des frontières », rappelle enfin le document onusien.
Le Monde international

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