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Que sont devenus les enfants arrachés à leurs parents immigrés clandestins aux Etats-Unis ?

jeudi 21 juin 2018, par C3V Maison Citoyenne

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Que deviennent les enfants séparés de leurs parents immigrés clandestins aux Etats-Unis ?

Texte par Charlotte OBERTI , correspondante à New York pour France 24

Les enfants, séparés de leurs parents par les autorités américaines après avoir franchi illégalement la frontière entre le Mexique et les États-Unis, sont placés dans des familles d’accueil, sans savoir pour combien de temps.

Depuis plusieurs jours, des enfants pleurent sous le toit de Coreen et Silas, dans leur maison du Michigan, dans le nord des États-Unis. Carrie et Karla, deux petites filles âgées de 8 et 9 ans originaires du Guatemala, et Jefferson, un petit garçon de 8 ans originaire du Honduras, ont récemment atterri chez ces inconnus, un couple sans enfant, après avoir été séparés de leurs parents. Ces derniers, considérés comme des criminels pour avoir franchi illégalement la frontière américaine, ont été placés dans des centres de détention - conséquence de la politique de "tolérance zéro" mise en place par l’administration Trump en avril. Selon cette nouvelle règle, les enfants sont désormais systématiquement séparés de leurs parents à leur arrivée illégale sur le territoire.

“Dans les premiers temps, ces petits sont très timides et ont l’air effrayés, explique Silas. Ils ne parlent pas. Il est clair qu’ils ne comprennent pas ce qu’il se passe, qui nous sommes, ni pourquoi ils sont là.”

Après un passage entre les mains des autorités, Carrie, Karla et Jefferson ont été pris en charge par l’organisation Bethany Christian Services, dont Coreen et Silas font partie. Depuis leur arrivée dans cette famille, il y a trois semaines environ, ils n’ont pas eu de contact avec leurs parents, toujours en détention.

Ces cinq dernières semaines, plus de 2 300 mineurs ont été séparés de leurs proches, selon des chiffres communiqués lundi par l’administration Trump. Les autorités, qui peinent à faire face à la situation, ont aménagé des centres d’hébergement, notamment dans un ancien hypermarché au Texas, et ont annoncé la mise à disposition prochaine de bases militaires pour gérer ces jeunes personnes venues principalement du Honduras, du Guatemala et du Salvador. Donald Trump, de son côté, a proposé la construction de “villes-tentes”. Mais pour les organisations comme Bethany Christian Services, à qui les autorités font appel par manque de ressources, il s’agit de privilégier des structures d’accueil plus intimes.

"Jefferson, 8 ans, nous a parlé de sa mère qui hurlait et pleurait"

Dans leur famille temporaire, Carrie, Karla et Jefferson présentent des signes de traumatisme. “Ils suivent un programme éducatif la journée et le reste du temps, on essaie d’agir comme une famille normale mais ils ont très peur. Ils pleurent, surtout la nuit. Ils font des cauchemars. Ils n’arrivent pas à dormir”, explique Coreen, la maman de substitution.

“Jefferson, le petit garçon de 8 ans, nous a parlé de sa mère qui hurlait et pleurait au moment de leur séparation”, poursuit Silas. “Mais c’est surtout difficile pour la petite Karla, car elle est la seule qui ne parle pas espagnol. Elle parle un dialecte mayen et ne peut donc pas se faire comprendre. Elle éclate souvent en sanglots.”

Un problème d’interprètes en langues indigènes qui s’ajoute à cette situation dramatique. Pour le seul mois de mai, le nombre d’enfants et mineurs immigrés sans parents aux mains des autorités a grimpé de plus de 20 % par rapport à fin avril. Ils sont désormais 10 773, selon des chiffres du Département de la santé et des services sociaux (HHS).

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il aurait même déclaré, mais c’est moins sur, "tolérance zéro, mais c’est nul ! Mais qui m’a pondu ça Bord..." ça va dégager, je vous le promet...

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