Accueil > ENVIRONNEMENT > ENVIRONNEMENT INFO > L’Assemblée REJETTE l’inscription dans la loi DE LA DATE DE SORTIE DU (...)

L’Assemblée REJETTE l’inscription dans la loi DE LA DATE DE SORTIE DU GLYPHOSATE

mercredi 30 mai 2018, par C3V Maison Citoyenne

Les députés ont rejeté des amendements allant dans le sens d’une date buttoir pour l’utilisation du glyphosate, malgré des demandes jusqu’au sein de la majorité ; l’exécutif voulant d’abord une solution pour les agriculteurs.

Engagement présidentiel, la sortie du glyphosate d’ici à 2021 ne sera pas à ce stade gravée dans la loi. Ainsi en ont décidé les députés dans la nuit de lundi 28 à mardi 29 mai, malgré des demandes jusqu’au sein de la majorité : le gouvernement voulant d’abord une solution pour les agriculteurs.

Après la décision de l’Union européenne (UE), en novembre 2017, de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis que la substance, principe actif du Roundup de Monsanto, serait interdite en France « dès que des alternatives aur[aie]nt été trouvées, et au plus tard dans trois ans ».

En février, cependant, le ministre de la transition écologique,Nicolas Hulot, s’était dit prêt à envisager des « exceptions » pour les producteurs qui ne seraient pas « prêts » d’ici là à se passer du glyphosate – jugé cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé.

Recherches sur les alternatives

Or, dans le projet de loi du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, qui était examiné en première lecture au Palais-Bourbon pour le septième jour d’affilée, aucun article sur cette substance. Y figurent en revanche des mesures pour réduire les pesticides (interdiction des remises, rabais et ristournes, encadrement de la publicité…), auxquelles les députés ont donné leur accord. Ils ont aussi approuvé une extension du champ de l’interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d’abeilles », aux substances chimiques dont les modes d’action sont identiques.

Sur le glyphosate, le chef de l’Etat « a fixé un objectif ambitieux et pragmatique » et « nous mettons toutes les chances de notre côté » en poursuivant notamment les recherches sur les alternatives, a assuré M. Travert dans l’Hémicycle. « A ce stade, soyons en confiance » avec les agriculteurs, a aussi plaidé le chef de file La République en marche (LRM), Richard Ferrand, menaçant de légiférer en cas de « mauvaise volonté ».

Des amendements notamment de la commission du développement durable de l’Assemblée et de l’ex-ministre socialiste Delphine Batho, qui posaient un terme en 2021, ont été massivement rejetés. Même sort pour un amendement prévoyant cette échéance mais avec des dérogations possibles jusqu’en 2023, repoussé par 63 voix contre 20. La proposition était portée par Matthieu Orphelin (LRM), proche de Nicolas Hulot, et cosignée par une cinquantaine de membres du groupe majoritaire.

Suite de l’article sur Le Monde...

Répondre à cet article

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © digitalnature sous Licence GPL