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Lecture publique - Laurent GRISEL - Mardi 12 décembre, Peter Weiss, L’Esthétique de la résistance : « tous étaient égaux devant ce qu’on attendait d’eux »

lundi 27 novembre 2017, par C3V Maison Citoyenne

Bonjour,

Mardi prochain 12 décembre, à nouveau notre rendez-vous avec le grand roman de Peter Weiss, L’Esthétique de la résistance. Il n’y en aura plus beaucoup : les mardis 9 janvier, 13 février et le tout dernier, le mardi 13 mars 2018, toujours dans la chaleureuse librairie Bis Repetita, à 19h. Même si vous n’avez pu encore vous libérer, venez cette fois-ci ou l’une des trois autres ? Rien de plus facile : chaque séance est précédée d’une brève présentation du moment, des enjeux, des protagonistes, de l’histoire - et on entre dans le flux de la lecture, on est emportés.

Le roman finit où il a commencé : à Berlin, et le réseau de résistance est découvert, est en cours de destruction.
La lecture de ce mardi comprend deux parties. Dans la première, nous sommes dans une maison où, au mépris de toute règle de sécurité, ils sont réunis, une bonne dizaine, à échanger, à parler, et toujours leur conversation roule sur les puissances libératrices de l’art, sur ses ambiguïtés, sur l’histoire de chacun, beaucoup, artistes, écrivains, venus de la bourgeoisie et l’ayant trahie, on compare les engagements des ouvriers et des artistes, Charlotte Bischoff, qui les a rejoints, qui va bientôt les quitter, les regarde, leur parle : " Elle ne pensait pas (...) que l’appartenance à une profession déterminait la fermeté avec laquelle il fallait supporter l’existence dans la clandestinité. Et vouloir faire des différences dans ce cas allait à l’encontre du principe selon lequel tous étaient égaux devant ce qu’on attendait d’eux et devant les responsabilités."
La deuxième partie est simplement la lettre que Heilmann écrit à quelqu’un, Inconnu, la veille de son exécution. Une lettre qui est une longue rêverie sur les sources de son engagement ("Et de qui me suis-je réclamé. De Rimbaud. Pourquoi, je ne sais plus."), sur le rêve, sur le demi-sommeil, sur la femme qu’il aime, Libertas, sur la nécessité d’honorer les combattants du passé pour honorer les combattants futurs.
Cette lettre, nous pouvons la lire comme si elle nous était adressée.

Bien cordialement,
Laurent Grisel

Anna Desreaux donnera une nouvelle représentation de Climats samedi 16 décembre à Sennevoy-le-Bas, je vous en dirai plus dans un prochain message

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