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PETITION : Non à la baisse des aides à la bio !!! #4jourspourAgir

samedi 29 juillet 2017, par C3V Maison Citoyenne



LA BIO REPRÉSENTE 5,7% DES SURFACES AGRICOLES FRANÇAISES MAIS NE BÉNÉFICIE QUE DE 2% DES AIDES EUROPÉENNES… ET LE GOUVERNEMENT TROUVE ÇA ENCORE TROP !!! !

Cher-e-s ami-e-s,

En plein cœur de l’été (période faste en décisions impopulaires !) le Ministre de l’Agriculture pourrait limiter les aides à la conversion et au maintien des agriculteurs biologiques. En totale incohérence avec les objectifs affichés au lancement des Etats généraux de l’alimentation il y a moins d’une semaine (!), le ministre semble prêt à donner un véritable coup de frein à la dynamique qui porte depuis près de 2 ans les conversions en bio.

ou : https://alaide.agirpourlenvironnement.org/

L’agriculture biologique connaît pourtant un véritable engouement. Pas moins de 21 fermes se convertissent à la bio chaque semaine. Les ventes de produits issus de l’agriculture biologique ont bondi de 20% en 2016 et les surfaces agricoles passées en bio de 16%.

Or, face à cet engouement, l’enveloppe budgétaire consacrée à l’aide à la conversion et au maintien est notoirement insuffisante. La raison en est simple : elle a été fixée à 90 millions d’euros en 2012 (portée progressivement à 160 millions d’euros) et n’a pas suivi la dynamique de conversion. Résultat : les caisses sont vides et les paysans qui ont pris la risque de se convertir à la bio attendent les aides promises… en 2015 !!!

Ces 160 millions d’euros ne représentent qu’à peine 2% des aides européennes versées par l’Europe à l’agriculture française (7,44 milliards d’euros), alors que la bio représente 5,7% de la surface agricole utile. A peine 2% et pourtant, c’est encore trop pour le syndicat majoritaire qui réclame l’arrêt d’une partie du versement des aides à la bio. Demande inacceptable mais qui semble rencontrer une écoute attentive du ministre de l’agriculture.

D’ici au 1er août, le ministre va prendre une décision qui risque d’être défavorable à la bio française. Cette décision enverrait un signal négatif au monde agricole et risque de ralentir le nombre d’agriculteurs prêts à s’engager dans une transition écologique. Il y a pourtant urgence !

C’est pourquoi nous exigeons qu’au moins 3% des aides européennes versées à l’agriculture française soit réservées immédiatement aux aides à la bio.

Interpellez le ministre de l’agriculture maintenant

en signant la pétition initiée par Agir pour l’Environnement et soutenue par la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique !

ou : https://alaide.agirpourlenvironnement.org/


★ Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c’est toujours comme cela que ça s’est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Benjamin, Magali, Mathias, Stéfanie, Antoine et toute l’équipe d’Agir pour l’Environnement.

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Aides à l’agriculture biologique : le gouvernement à l’heure des choix

Le gouvernement a affiché clairement lors du lancement des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA) l’ambition d’engager la transition écologique de l’agriculture française. Alors que l’agriculture biologique, qui connaît un développement sans précédent (21 nouvelles fermes bio par jour et 20 % de progression de la consommation de produits bio en 2016), répond aux défis environnementaux, économiques et sociaux soulevés dans le cadre des EGA, les aides à la bio sont menacées. Premier renoncement du gouvernement en matière de transition des modèles agricoles ?

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation va rendre d’ici le 1er août un arbitrage sur le transfert d’une partie du budget du 1er pilier vers le 2nd pilier, à l’occasion de la révision à mi-parcours de la programmation de la Politique Agricole Commune (PAC) 2014-2020. Il pourrait annoncer la fin du co-financement national pour l’aide au maintien en agriculture biologique.

La FNAB et les ONG signataires appellent de leurs vœux un choix stratégique majeur dans l’orientation des aides publiques : elles réclament un transfert maximal* du 1er pilier vers le 2nd pilier de la PAC afin de financer les ICHN (indemnités compensatrices des handicaps naturels), les MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) et les aides conversion et maintien bio. Les enveloppes allouées en début de programmation seront en effet largement insuffisantes pour honorer les engagements pris par l’Etat et financer les nouvelles demandes d’aides (conversion et maintien) sur la 2e partie de la programmation (2017 à 2020). Les budgets des régions et des agences de l’eau, déjà exsangues et promis à des coupes supplémentaires, ne doivent pas pallier un éventuel désengagement de l’Etat.

Pour relever le défi de la transition écologique de notre agriculture, il est indispensable de doter le 2nd pilier de la PAC d’un budget ambitieux. Dans le cadre de ce transfert, il faut flécher a minima 3 % du budget actuel du 1er pilier vers les aides à la bio.

Il s’agit ainsi de pouvoir accompagner le changement de système de tous les producteur(rice)s qui souhaitent passer à la bio (aides conversion). Il s’agit également de reconnaître et d’instaurer concrètement les paiements pour services environnementaux (aides maintien) défendus par le Président de la République dans son programme. La contribution des fermes bio à la protection des biens publics (eau, air, sol, biodiversité, santé...) dans l’intérêt général de tou(te)s les citoyen(ne)s doit être valorisée. L’agriculture biologique suscite des attentes fortes : de la part des consommateurs comme de nombreux agriculteurs qui pourront y trouver une solution d’avenir pour leur ferme. Ces attentes ne doivent pas être déçues.

Les actes doivent être à la hauteur des ambitions

Organisations signataires du communiqué de presse du 25 juillet 2017 : FNAB, Agir pour l’Environnement, Greenpeace, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, WWF

Retrouvez également le communiqué de presse des Eleveurs Bio de France et de la FNAB

Dans la presse :

Le Monde
La France Agricole
La Croix
Journal de l’environnement
L’Anjou Agricole
Ressources solidaires
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