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L’UNESCO peut protéger notre futur en protégeant notre passé

mercredi 28 juin 2017, par C3V Maison Citoyenne


Certaines choses n’ont pas de prix.

L’UNESCO est l’organisation chargée de protéger le patrimoine culturel et naturel de notre planète, en sauvegardant les lieux jugés trop précieux pour être sacrifiés sur l’autel du profit. La Grande Barrière de corail en Australie, la mangrove des Sundarbans, au Bangladesh, ou l’archipel de Lamu au Kenya et ses 700 ans d’échanges culturels en sont quelques exemples.

Aujourd’hui, l’appât du gain fait peser un risque considérable sur une multitude de sites exceptionnels tels que ceux-ci. L’industrie du charbon prévoit de lancer des projets d’une ampleur gigantesque à proximité de ces lieux emblématiques du patrimoine mondial de l’UNESCO, tandis que de nombreux autres sites sont à la merci du changement climatique.

L’UNESCO reste toutefois muette sur l’exploitation du charbon et le changement climatique. La poussière de charbon et la montée du niveau de la mer menacent donc de faire disparaître un passé d’une valeur inestimable et des paysages culturels uniques.

Nous remettrons une pétition publique au siège de l’UNESCO avant l’organisation d’une réunion internationale décisive pour exiger que l’organisation prenne position contre l’exploitation du charbon et le changement climatique afin de protéger ses sites classés. Pouvez-vous la signer vous aussi pour faire en sorte que ce message soit entendu ?

En prenant position contre l’exploitation du charbon et le changement climatique, l’UNESCO protégerait tant notre passé que notre futur. Voici quelques-uns des sites du patrimoine mondial les plus menacés par l’exploitation du charbon et le changement climatique :

Forêt des Sundarbans : le gouvernement du Bangladesh veut construire la centrale à charbon de Rampal au beau milieu de la forêt de mangroves des Sundarbans, qui abrite des espèces menacées d’extinction, assure une vie paisible aux populations de pêcheurs et protège l’ensemble du pays contre les cyclones. Les cendres de charbon et la circulation des bateaux compromettraient l’écosystème dont dépend ce site classé au patrimoine mondial.

Archipel de Lamu : pendant 700 ans, les cultures swahilie, arabe, indienne et européenne ont cohabité dans la vieille ville de Lamu au Kenya. L’industrie du charbon prévoit de construire une centrale gigantesque à proximité du site et l’eau commence à s’infiltrer dans la ville en raison de la montée du niveau de la mer.

Grande Barrière de corail : plus de la moitié des récifs coralliens disparaissent sous l’effet de l’acidification des océans causée par les émissions polluantes de gaz carbonique. Le gouvernement australien projette d’ouvrir la plus vaste mine de charbon au monde non loin de la Grande Barrière, exposant celle-ci à des risques encore plus élevés liés, entre autres, à la poussière de charbon et au dragage.

Turquie : d’innombrables sites antiques du pays sont en péril, dont le temple d’Hécate à Lagina (Yatağan), l’ancienne ville portuaire de Kymé et la forteresse byzantine de Pegae. Beaucoup d’autres sites se retrouveront dans la même situation si la Turquie poursuit son projet de développement de son parc de centrales à charbon.

L’UNESCO doit prendre position et protéger ces sites. Ajoutez votre nom à cette pétition que nous remettrons au siège de l’organisation avant une réunion cruciale qui pourrait décider du sort de ces sites classés et de nombreux autres hauts lieux de la planète.

Merci d’avoir exprimé votre opinion,

Edu

Crédits photo : Sundarbans – Joe Athialy, Turquie – GCCA/Greg McNevin



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