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Trop d’acrylamide (substance cancérogène probable) dans certains biscuits pour bébé. "Niveau supérieur aux recommandations européennes"

lundi 20 février 2017, par C3V Maison Citoyenne

De l’acrylamide,

une substance cancérogène probable [1], a été retrouvée "à un niveau supérieur aux recommandations européennes" dans des biscuits pour les enfants de plus de 12 mois de marque Nestlé vendus en France, et à des niveaux proches dans deux autres produits, selon la fondation Changing Markets.


Extraits : pourquoi docteur 18/02/2017

Selon une analyse de plusieurs marques de biscuits pour enfants en bas âge commercialisées en France - réalisée à la demande de la fondation Changing Markets – l’acrylamide, classée comme cancérogène probable par l’OMS, a été retrouvée à une concentration de 226,1 μg/kg dans les "P’tit Biscuit texture croquante et fondante" de marque Nestlé. Or, la "valeur maximale recommandée" au niveau européen pour les biscuits pour jeunes enfants a été fixée à 200 μg/kg, rappellent Changing Markets dans un communiqué publié ce 16 février, diffusé conjointement avec l’ONG environnementale WECF et le rassemblement de consommateurs SumOfUs.

Interrogé sur France Info, le PDG de Nestlé s’est voulu rassurant.

« Nous ne sommes pas dans le cas d’une crise sanitaire », a-t-il affirmé, excluant pour le moment un retrait des biscuits concernés par l’enquête de l’association. « On va tout vérifier » avec les associations ; « la semaine prochaine on sera à même de prendre une décision », a ajouté Richard Girardot.

L’acrylamide n’est pas une substance naturellement présente dans les aliments des enfants. Elle se forme au moment de la cuisson à hautes températures (plus de 120°C) dans certains produits. C’est ce qu’on appelle un produit néoformé. Une molécule que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) surveille de très près depuis plus de 15 ans.

La dernière étude menée par l’agence montre que l’exposition des enfants de moins de 3 ans à cette substance est encore « préoccupante ». Dans son rapport émis en septembre 2016, elle la classe parmi les 9 substances à surveiller, en raison d’un « nombre non négligeable d’enfants présentant une exposition supérieure aux valeurs toxicologiques de référence ». Parmi ces dernières, on compte notamment l’arsenic, les polluants organiques persistants ou les mycotoxines produites par les moisissures.

La Fondation Changing Markets réclame des seuils plus « contraignants

en deçà des limites actuelles », jugeant l’attitude des industriels « irresponsable ». Elle demande également à la France de retirer ses produits potentiellement dangereux, comme l’ont déjà fait la Hongrie et la Croatie mi-décembre.

Il est intéressant de voir comment l’alimentaire flirte toujours avec la chimie et ses doses supportables !
Rassurant non ?

Les biscuits bio « Mes 1ers Biscuits Orange » de Picot, marque du groupe Lactalis, (198,3 microgrammes) et dans les « biscuits junior aux pépites de chocolat » de marque Carrefour (192 microgrammes).

Notes

[1Classification de cancérigène à cancérogène par la Commission européenne }

=== Groupe 1 (ou liste 1) : l’agent (le mélange) est cancérogène pour l’homme ===
L’agent (qui peut être un mélange) est cancérogène pour l’homme ; Les circonstances d’exposition donnent lieu à des expositions qui sont cancérogènes pour l’homme.
Cette catégorie n’est utilisée que lorsqu’on dispose d’indications suffisantes de cancérogénicité pour l’homme. Exceptionnellement, un agent (mélange) peut être placé dans cette catégorie lorsque les indications de cancérogénicité pour l’homme ne sont pas tout à fait suffisantes, mais qu’il existe des indications suffisantes de sa cancérogénicité chez l’animal de laboratoire et de fortes présomptions que l’agent (mélange) agit suivant un mécanisme de cancérogénicité reconnu.

=== Groupe 2 === Cette catégorie comprend les agents (éventuellement mélanges et circonstances d’exposition) pour lesquels, au maximum, on a obtenu des indications de cancérogénicité pour l’homme presque suffisantes et, au minimum, on ne dispose d’aucune donnée concernant l’homme mais on dispose d’indications suffisantes de cancérogénicité pour l’animal de laboratoire. Lesdits agents, mélanges et circonstances d’exposition sont classés soit dans le groupe 2A (probablement cancérogène pour l’homme), soit dans le groupe 2B (peut-être cancérogène pour l’homme) sur la base d’indications épidémiologiques et expérimentales de cancérogénicité et d’autres renseignements pertinents.

==== Groupe 2A : l’agent (le mélange) est probablement cancérogène pour l’homme ====
Les circonstances d’exposition donnent lieu à des expositions qui sont probablement cancérogènes pour l’homme.
On fait appel à cette catégorie lorsque l’on dispose d’indications limitées de cancérogénicité chez l’homme et d’indications suffisantes de cancérogénicité chez l’animal de laboratoire. Dans certains cas, un agent (mélange) peut être classé dans cette catégorie lorsque l’on dispose d’indications insuffisantes de cancérogénicité pour l’homme et d’indications suffisantes de cancérogénicité pour l’animal de laboratoire et de fortes présomptions que la cancérogenèse s’effectue par un mécanisme qui fonctionne également chez l’homme. Exceptionnellement, un agent, un mélange ou une circonstance d’exposition peut être classé dans cette catégorie si l’on ne dispose que d’indications limitées de cancérogénicité pour l’homme.

==== Groupe 2B : l’agent (le mélange) est peut-être cancérogène pour l’homme ====
Les circonstances d’exposition donnent lieu à des expositions qui sont peut-être cancérogènes pour l’homme.
Cette catégorie concerne les agents, mélanges et circonstances d’exposition pour lesquels on dispose d’indications limitées de cancérogénicité chez l’homme, et d’indications insuffisantes de cancérogénicité chez l’animal de laboratoire. On peut également y faire appel lorsque l’on dispose d’indications insuffisantes de cancérogénicité pour l’homme, mais que l’on dispose d’indications suffisantes de cancérogénicité pour l’animal de laboratoire. Dans certains cas, peuvent être classés dans ce groupe un agent, un mélange ou des circonstances d’exposition pour lesquels on a des indications insuffisantes d’une action cancérogène chez l’homme, mais pour lesquels on dispose d’indications limitées de cancérogénicité chez l’animal de laboratoire, corroborées par d’autres données pertinentes.

=== Groupe 3 : l’agent (le mélange, les circonstances d’exposition) ne peut pas être classé quant à sa cancérogénicité pour l’humain ===
Cette catégorie comprend essentiellement les agents, les mélanges et les circonstances d’exposition pour lesquels les indications de cancérogénicité sont insuffisantes chez l’humain et insuffisantes ou limitées chez l’animal de laboratoire. Exceptionnellement, les agents (mélanges) pour lesquels les indications de cancérogénicité sont insuffisantes chez l’humain mais suffisantes chez l’animal de laboratoire peuvent être classés dans cette catégorie lorsqu’il existe de fortes présomptions que le mécanisme de la cancérogénicité chez l’animal de laboratoire ne fonctionne pas chez l’humain. On classe aussi dans cette catégorie les agents, mélanges et circonstances d’exposition qui ne correspondent à aucune des autres catégories.

=== Groupe 4 : l’agent (le mélange) n’est probablement pas cancérogène pour l’humain === Relèvent de cette catégorie les agents et mélanges pour lesquels on dispose d’indications suggérant une absence de cancérogénicité chez l’humain ainsi que chez l’animal de laboratoire. Dans certains cas, peuvent être classés dans ce groupe des agents ou des mélanges pour lesquels les indications de cancérogénicité pour l’humain sont insuffisantes, mais pour lesquels on dispose d’indications suggérant une absence de cancérogénicité chez l’animal de laboratoire, constamment et fortement corroborées par une large gamme d’autres données pertinentes.

Texte soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancérigène de Wikipédia

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